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Hadopi : les députés valident le cadeau fait aux ayants-droit

Procédure écrite, rapide et non contradictoire

L’Assemblée nationale a adopté hier soir le projet de loi sur l'allégement des procédures juridictionnelles. Dans ce texte, technique, se cache un joli cadeau fait aux ayants droit : d'un c'est la possibilité de traiter un délit de contrefaçon en ligne dans le cadre d’une ordonnance pénale. Une procédure écrite, rapide et sans contradictoire. Autre luxe : les ayants droit pourront au surplus réclamer des dommages et intérêts.

assemblée nationale

Dans le cadre d’Hadopi, le gouvernement et Franck Riester, rapporteur du texte, avaient déjà tenté d’ouvrir cette voie royale, mais leur analyse fut censurée par le Conseil constitutionnel, la procédure étant mal encadrée.

Tous les amendements ont été rejetés hier soir en séance.

Le texte part maintenant en Commission mixte paritaire avant d’être voté en séance public par les deux chambres. Ensuite seulement, le Conseil constitutionnel pourra être appelé à examiner à nouveau cette disposition.

Rappelons, que cette procédure hors norme ne s’envisage que si « les faits reprochés au prévenu sont simples et établis ». Pour le gouvernement, ce sera le cas lorsqu’un abonné avouera devant la Commission de protection des droits de l’Hadopi, qu’il a lui-même téléchargé des œuvres.

Dans les observations faites au Conseil constitutionnel dans le cadre de l'examen d'Hadopi 2, le gouvrnement expliquait : « Il pourra ainsi se produire que le titulaire de l'abonnement à Internet entendu par les agents de l'autorité reconnaisse avoir téléchargé lui-même des fichiers. Dans ce cas, une enquête complémentaire pourra ne pas être nécessaire, et des poursuites pour contrefaçon pourront être engagées, le cas échéant par ordonnance pénale. » L'aveu est une cible pour le gouvernement poursuivie depuis juin 2009.

A ce jour, 10 abonnés ont été convoqués devant la Commission de protection des droits pour ne pas avoir su empêcher par trois fois des téléchargements sur un réseau P2P.
Marc Rees

Journaliste, rédacteur en chef

Le 5 juillet 2011 à 10:12 (28 744 lectures)

Il y a 156 commentaires

Avatar de negus56 INpactien
negus56 Le mardi 5 juillet 2011 à 10:16:31
Inscrit le dimanche 11 novembre 07 - 2244 commentaires
lorsqu’un abonné avouera devant la Commission de protection des droits de l’Hadopi, qu’il a lui-même téléchargé des œuvres.

Faudrait être très con quand même.
Quand on sait que des pirates (des vrais, ceux là) sont susceptibles de transformer nos ordinateurs en zombies...
Avatar de Ricard INpactien
Ricard Le mardi 5 juillet 2011 à 10:17:47
Inscrit le mercredi 12 avril 06 - 38445 commentaires
Rappelons, que cette procédure hors norme ne s’envisage que si « les faits reprochés au prévenu sont simples et établis ». Pour le gouvernement, ce sera le cas lorsqu’un abonné avouera devant la Commission de protection des droits de l’Hadopi, qu’il a lui-même téléchargé des œuvres.

D'ou l'INteret de nier. Toujours tout nier. Sans preuves, ils ne peuvent rien.
Avatar de bulledeaux INpactien
bulledeaux Le mardi 5 juillet 2011 à 10:17:56
Inscrit le lundi 8 janvier 07 - 87 commentaires
vivement les premiers procès
Avatar de negus56 INpactien
negus56 Le mardi 5 juillet 2011 à 10:18:01
Inscrit le dimanche 11 novembre 07 - 2244 commentaires

A ce jour, 10 abonnés ont été convoqués devant la Commission de protection des droits pour ne pas avoir su empêcher par trois fois des téléchargements sur un réseau P2P.

On a des nouvelles de ces [strike]acteurs[/strike] [strike]pigeons[/strike] [strike]testeurs[/strike] gens convoqués ?
Avatar de John Shaft INpactien
John Shaft Le mardi 5 juillet 2011 à 10:18:14
Inscrit le vendredi 14 janvier 11 - 7603 commentaires
Pour le gouvernement, ce sera le cas lorsqu’un abonné avouera devant la Commission de protection des droits de l’Hadopi, qu’il a lui-même téléchargé des œuvres


C'est pas un peu le boulot des flics ça normalement ?

Edité par tot0che le vendredi 18 janvier 2013 à 19:32
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Il y a 156 commentaires