La semaine dernière, le 8 juin, le monde a connu pour la première fois un test à large échelle du protocole IP en version 6, c’est-à-dire le fameux IPv6. On prédit depuis longtemps la disparition du stock d’adresses en version 4, et maintenant que cette réserve est quasiment épuisée, un test global était nécessaire. Dans...
La semaine dernière, le 8 juin, le monde a connu pour la première fois un test à large échelle du protocole IP en version 6, c’est-à-dire le fameux IPv6. On prédit depuis longtemps la disparition du stock d’adresses en version 4, et maintenant que cette réserve est quasiment épuisée, un test global était nécessaire. Dans l’ensemble, on peut dire que cette IPv6 Jump Day a été un succès.
De l'intérêt de l'IPv6
Le protocole IPv6 peut être considéré comme le sauveur dans un monde interconnecté où les appareils reliés à Internet croissent de manière quasi-exponentielle. Si une migration vers IPv6 n’est pas une option, sa mise en place est un casse-tête. Les équipements et les logiciels doivent être adaptés, même si dans le cas des logiciels, côté client, tout est déjà en place depuis longtemps. Ce n’est pas forcément le cas en revanche des firmwares des routeurs par exemple, et ce seul constat induit de gros travaux. Il faut compter également sur des frais humains, car tout le monde n’est pas forcément familiarisé avec ce protocole du côté des techniciens par exemple.
Mais pourquoi cet attrait et ce « buzz » autour d’IPv6 ? Parce que ce protocole va nous sortir d’une situation bloquée. Pour accéder à Internet, tout équipement a besoin d’une adresse. En version 4, ces adresses sont limitées et la réserve ne répond plus à la croissance de la demande. Il existe de nombreuses méthodes capables d’atténuer les effets et les IP sont en grande majorité dynamiques : elles changent constamment de « propriétaires », ce qui fera sourire ceux qui cherchent à faire comprendre que l’adresse IP n’a rien d’une carte d’identité d’un ordinateur.
Globalement une réussite, malgré quelques soucis
Cela rendait donc vital l’IPv6 Jump Day. Durant toute la durée du test, les sites participant à l’opération ont émis leurs données en IPv6 de bout en bout, soit du serveur initial jusqu’à l’utilisateur final. Une phase cruciale, car cela permet de contrôler la conformité au protocole sur toute la chaine et donc de soulever les problèmes au passage. Globalement, ce fut un succès, même si quelques soucis ont été repérés.
Google, Facebook, Yahoo!, Akamai, Limelight Networks, Bing ou encore Orange faisaient partie des testeurs. Durant 24 heures, la totalité des sites ou des infrastructures a été passée en IPv6 pour mesurer le comportement. Dans le cas de Facebook, il y a eu quelques problèmes : les adresses IPv6 ont été activées quelques minutes avant minuit, occasionnant une disparition du site. Un peu plus tard, le réseau social disparaissait à nouveau des DNS pendant une heure, avant de revenir pour ne plus avoir de problèmes. Selon Facebook, un million d’utilisateurs ont accédé au service via l’IPv6.
Du côté de Google, le test s’est mieux passé. La firme a indiqué en effet que le trafic IPv6 enregistré avait été de 65 % supérieur à ce qu’il est habituellement. D’autre part, aucun problème particulier n’a été relevé. Google serait donc prête à basculer vers le nouveau protocole, mais ce n’est bien entendu pas le seul critère à prendre en compte.
Car si IPv6 est le sauveur et que le test s’est bien passé, il reste encore nombre de barrières. On trouve dans l’ensemble trois groupes à contrôler :
La semaine dernière, le 8 juin, le monde a connu pour la première fois un test à large échelle du protocole IP en version 6, c’est-à-dire le fameux IPv6. On prédit depuis longtemps la disparition du stock d’adresses en version 4, et maintenant que cette réserve est quasiment épuisée, un test global était nécessaire. Dans l’ensemble, on peut dire que cette IPv6 Jump Day a été un succès.De l'intérêt de l'IPv6
Le protocole IPv6 peut être considéré comme le sauveur dans un monde interconnecté où les appareils reliés à Internet croissent de manière quasi-exponentielle. Si une migration vers IPv6 n’est pas une option, sa mise en place est un casse-tête. Les équipements et les logiciels doivent être adaptés, même si dans le cas des logiciels, côté client, tout est déjà en place depuis longtemps. Ce n’est pas forcément le cas en revanche des firmwares des routeurs par exemple, et ce seul constat induit de gros travaux. Il faut compter également sur des frais humains, car tout le monde n’est pas forcément familiarisé avec ce protocole du côté des techniciens par exemple.
Mais pourquoi cet attrait et ce « buzz » autour d’IPv6 ? Parce que ce protocole va nous sortir d’une situation bloquée. Pour accéder à Internet, tout équipement a besoin d’une adresse. En version 4, ces adresses sont limitées et la réserve ne répond plus à la croissance de la demande. Il existe de nombreuses méthodes capables d’atténuer les effets et les IP sont en grande majorité dynamiques : elles changent constamment de « propriétaires », ce qui fera sourire ceux qui cherchent à faire comprendre que l’adresse IP n’a rien d’une carte d’identité d’un ordinateur.
Globalement une réussite, malgré quelques soucis
Cela rendait donc vital l’IPv6 Jump Day. Durant toute la durée du test, les sites participant à l’opération ont émis leurs données en IPv6 de bout en bout, soit du serveur initial jusqu’à l’utilisateur final. Une phase cruciale, car cela permet de contrôler la conformité au protocole sur toute la chaine et donc de soulever les problèmes au passage. Globalement, ce fut un succès, même si quelques soucis ont été repérés.
Google, Facebook, Yahoo!, Akamai, Limelight Networks, Bing ou encore Orange faisaient partie des testeurs. Durant 24 heures, la totalité des sites ou des infrastructures a été passée en IPv6 pour mesurer le comportement. Dans le cas de Facebook, il y a eu quelques problèmes : les adresses IPv6 ont été activées quelques minutes avant minuit, occasionnant une disparition du site. Un peu plus tard, le réseau social disparaissait à nouveau des DNS pendant une heure, avant de revenir pour ne plus avoir de problèmes. Selon Facebook, un million d’utilisateurs ont accédé au service via l’IPv6.
Du côté de Google, le test s’est mieux passé. La firme a indiqué en effet que le trafic IPv6 enregistré avait été de 65 % supérieur à ce qu’il est habituellement. D’autre part, aucun problème particulier n’a été relevé. Google serait donc prête à basculer vers le nouveau protocole, mais ce n’est bien entendu pas le seul critère à prendre en compte.
Car si IPv6 est le sauveur et que le test s’est bien passé, il reste encore nombre de barrières. On trouve dans l’ensemble trois groupes à contrôler :
- Les sociétés elles-mêmes et la manière dont elles émettent leurs données
- Les infrastructures intermédiaires, notamment les fournisseurs d’accès
- Les utilisateurs finaux
Source :
Ars Technica
Vincent Hermann
Rédacteur/journaliste spécialisé dans le logiciel et en particulier les systèmes d'exploitation. Ne se déplace jamais sans son épée.
Le 13 juin 2011 à 10:51
(22 411
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Il y a 86 commentaires
vu la marge...on pourrait filer 1 milliard d'IP a chaque gus dans le monde et on en aurait encore
/64 ça veut dire que chaque abonné a 2^(128-64) = 2^64 adresses, soit environ mille milliard de millard…
Edité par Yoha le lundi 13 juin 2011 à 11:53
/64 ça veut dire que chaque abonné a 2^(128-64) = 2^64 adresses, soit environ mille milliard de millard…
s'pas faux
Euh, pourquoi ne pas faire simplement un pont / NAT sur les box ?
LAN en IPv4 et WAN en IPv6 avec l'IP de la box, la box servirai de pseudo-proxy pour les PCs en IPv4 only et tout le monde serai content...
LAN en IPv4 et WAN en IPv6 avec l'IP de la box, la box servirai de pseudo-proxy pour les PCs en IPv4 only et tout le monde serai content...
@typoon006 Quand on te donne un /64, le routeur (passerelle par défaut) considère que derrière se trouve un seul lien (réseau physique OSI2), quand ce routeur (freebox
) est une boîte noire, et que tu ne peux changer sa route par défaut, en gros tu ne peux pas segmenter ton réseau car il considère que toutes les IP dans le /64 sont sur le lien.
Alors qu'un /48 ou /56 te permet - je pense - de mettre ton propre routeur en amont.
Dites moi si je me trompe, j'aimerais savoir comment ça fonctionne chez nérim ou FDN
PS: Pour ceux qui ont déjà quelques connaissances de base en réseau, mais où ça reste flou avec IPv6, voici ma FAQ
Alors qu'un /48 ou /56 te permet - je pense - de mettre ton propre routeur en amont.
Dites moi si je me trompe, j'aimerais savoir comment ça fonctionne chez nérim ou FDN
PS: Pour ceux qui ont déjà quelques connaissances de base en réseau, mais où ça reste flou avec IPv6, voici ma FAQ
kopchai deu
Le lundi 13 juin 2011 à 11:58:47
#25
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le mercredi 27 décembre 06
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commentaires
Ouais enfin bon, y'a des limites, aussi. Ça fait 10 ans que IPv6 existe.
Le problème ce n'est pas "il y a encore des gens qu'il faut aider à migrer", mais plutôt "Ceux qui ne migreront pas avaient largement le temps de s'y mettre, on va pas freiner le développement de tout Internet pour trois pouilleux et demi."
Il n'y a pas que la france il y a aussi un bon nombre de pays en voie de developpement qui n'ont pas les moyens financiers ou humains pour basculer de ipv4 à ipv6.
Donc oui, il y a de la marge.
Au passage: 2^48 fait environ trois cent mille milliards, ce qui laisse aussi du temps avant que les FAI aient à se poser des questions de conscience.
Edité par Yoha le lundi 13 juin 2011 à 11:59
Au passage: 2^48 fait environ trois cent mille milliards, ce qui laisse aussi du temps avant que les FAI aient à se poser des questions de conscience.
Edité par Yoha le lundi 13 juin 2011 à 11:59
Euh, pourquoi ne pas faire simplement un pont / NAT sur les box ?
LAN en IPv4 et WAN en IPv6 avec l'IP de la box, la box servirai de pseudo-proxy pour les PCs en IPv4 only et tout le monde serai content...
LAN en IPv4 et WAN en IPv6 avec l'IP de la box, la box servirai de pseudo-proxy pour les PCs en IPv4 only et tout le monde serai content...
Parce que le NAT, avouons-le, c'est quand même super énervant… En plus, il est déjà en place chez à peu près tous les FAI et ça ne suffit plus à combler la pénurie (plusieurs abonnements, de plus en plus de matériel sur le réseau).
Euh, pourquoi ne pas faire simplement un pont / NAT sur les box ?
LAN en IPv4 et WAN en IPv6 avec l'IP de la box, la box servirai de pseudo-proxy pour les PCs en IPv4 only et tout le monde serai content...
LAN en IPv4 et WAN en IPv6 avec l'IP de la box, la box servirai de pseudo-proxy pour les PCs en IPv4 only et tout le monde serai content...
Il faut arrêter de croire en NAT46... cette solution n'est pas pérenne, comment tu veux mettre une information de 128 bits (adresse IPv6) dans une information de 32 bits (adresse IPv4)... D'ailleurs le NAT46 (c'est à dire IPv4 en LAN et IPv6 en WAN) n'existe et n'existera pas, en revanche NAT64 existe, mais là, c'est pour permettre à un réseau IPv6 SEULEMENT en LAN de communiquer avec des IPv4 à l'extérieur.
Edité par Bashy le lundi 13 juin 2011 à 12:06
Je voulais participer mais mon modem routeur netopia 3347 ne supporte pas l'IPV6 et j'ai pas super envie de le passer en bridge. Merci de m'avoir jouer sans moi.
Pour les serveurs que j'administre il faut que j'arrive à convaincre qu'il est important que je passe du temps à faire les modifs sur les serveurs.
Pour les serveurs que j'administre il faut que j'arrive à convaincre qu'il est important que je passe du temps à faire les modifs sur les serveurs.
/64 ça veut dire que chaque abonné a 2^(128-64) = 2^64 adresses, soit environ mille milliard de millard…
Ah c'est ça que cela veut dire !! /x -> 2^(128-x) adresses.
Je croyais que c'était l'inverse (x correspondant aux x derniers bits), donc plus c grand, plus y a d'adresses dispo. Et je comprenais donc pas les commentaires précédents !
Edité par Sebuzz le lundi 13 juin 2011 à 12:05
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