L’histoire récente de la suite bureautique libre OpenOffice.org est complexe. Le projet, piloté par Oracle, a vu des tensions naître en son sein, avant qu’une partie des développeurs ne quitte le navire pour former la Document Foundation et créer LibreOffice. Récemment, Oracle avait indiqué vouloir rendre OpenOffice à la communauté. C’est désormais chose faite : c’est la fondation Apache qui récupère le bébé.
Oracle confie, IBM applaudit
Dans un communiqué de presse, la firme fait donc savoir que le choix s’est porté sur la fondation Apache, qui édite la solution de serveur http libre du même nom. Oracle explique son choix par l’existence dans la fondation d’une « infrastructure mature, ouverte et bien établie », avant d’ajouter : « Le modèle de la fondation Apache rend possible pour les contributeurs commerciaux et individuels de collaborer sur le développement d’un produit open source ».
Dans ce même communiqué, on trouve les applaudissements d’une autre société dont la présence n’étonnera personne : IBM. Il faut savoir que Big Blue utilise le code d’OpenOffice de manière intensive pour sa propre suite gratuite Lotus Symphony. Or, la période difficile qui a mené à ces évènements a créé un ralentissement dans le développement d’OpenOffice, provoquant sans doute chez IBM des inquiétudes. Il n’est pas impossible d’ailleurs que la firme ait joué un rôle dans la décision d’Oracle.
Deux fondations
La Document Foundation applaudit également le retrait d’Oracle et la libération d’OpenOffice, mais en émettant quelques réserves et une petite déception. Elle parle en effet d’une opportunité ratée dans le sens où la fondation Apache est très efficace, mais a des attentes et une manière de fonctionner différentes. Ces écarts pourraient créer des difficultés sur un projet comme OpenOffice.
La Document Foundation se prépare dans tous les cas à travailler de concert avec sa voisine. Elle indique ainsi avoir reçu un email du président de la fondation Apache, Jim Jagielski, « qui anticipe des contacts fréquents entre les deux fondations sur les prochains mois ». Les développeurs de LibreOffice rêvent également d’une réunion des deux suites pour clarifier la situation et surtout réunir l’ensemble des talents sur un projet commun.
Il existe cependant déjà une conséquence positive pour la Document Foundation. Elle indique en effet que la licence Apache est déjà compatible avec les versions 3 et ultérieures de la LGPL ainsi que la MPL. Cela permettrait, selon elle, de migrer l’intégralité du code source vers la MPL v2 et les futures versions de la LPGL. Des licences importantes puisque la fondation estime que la meilleure voie pour le projet est d’avoir une approche qui laisserait ouverte la porte commerciale tout en étant compatible avec le copyleft.
À noter que la Document Foundation vient de publier la version 3.4 de LibreOffice, dont nous reparlerons dans une actualité dédiée.
Oracle confie, IBM applaudit
Dans un communiqué de presse, la firme fait donc savoir que le choix s’est porté sur la fondation Apache, qui édite la solution de serveur http libre du même nom. Oracle explique son choix par l’existence dans la fondation d’une « infrastructure mature, ouverte et bien établie », avant d’ajouter : « Le modèle de la fondation Apache rend possible pour les contributeurs commerciaux et individuels de collaborer sur le développement d’un produit open source ».
Dans ce même communiqué, on trouve les applaudissements d’une autre société dont la présence n’étonnera personne : IBM. Il faut savoir que Big Blue utilise le code d’OpenOffice de manière intensive pour sa propre suite gratuite Lotus Symphony. Or, la période difficile qui a mené à ces évènements a créé un ralentissement dans le développement d’OpenOffice, provoquant sans doute chez IBM des inquiétudes. Il n’est pas impossible d’ailleurs que la firme ait joué un rôle dans la décision d’Oracle.
Deux fondations
La Document Foundation applaudit également le retrait d’Oracle et la libération d’OpenOffice, mais en émettant quelques réserves et une petite déception. Elle parle en effet d’une opportunité ratée dans le sens où la fondation Apache est très efficace, mais a des attentes et une manière de fonctionner différentes. Ces écarts pourraient créer des difficultés sur un projet comme OpenOffice.
La Document Foundation se prépare dans tous les cas à travailler de concert avec sa voisine. Elle indique ainsi avoir reçu un email du président de la fondation Apache, Jim Jagielski, « qui anticipe des contacts fréquents entre les deux fondations sur les prochains mois ». Les développeurs de LibreOffice rêvent également d’une réunion des deux suites pour clarifier la situation et surtout réunir l’ensemble des talents sur un projet commun.
Il existe cependant déjà une conséquence positive pour la Document Foundation. Elle indique en effet que la licence Apache est déjà compatible avec les versions 3 et ultérieures de la LGPL ainsi que la MPL. Cela permettrait, selon elle, de migrer l’intégralité du code source vers la MPL v2 et les futures versions de la LPGL. Des licences importantes puisque la fondation estime que la meilleure voie pour le projet est d’avoir une approche qui laisserait ouverte la porte commerciale tout en étant compatible avec le copyleft.
À noter que la Document Foundation vient de publier la version 3.4 de LibreOffice, dont nous reparlerons dans une actualité dédiée.
Vincent Hermann
le 6 juin 2011 à 09:35
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