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QoS et réseau : les vertus du projet SFR

Un CDN régional

Un acteur proche du dossier a tenu à réagir suite à notre article sur le projet SFR de proposer aux éditeurs de contenu un service de stockage au plus près de l’abonné. Faut-il y voir une atteinte à la neutralité ? À l’avènement d’un web priorisé ? Notre interlocuteur considère « la neutralité comme la non-discrimination, le fait de ne pas prioriser. Mais à l’inverse, c’est aussi de ne pas avoir à corriger les déficits d’investissements des autres acteurs comme YouTube. »

La solution optée par SFR, technique, consiste à internaliser ce que font des prestataires comme Akamai, et revient en définitive à coller aux fondamentaux d’internet : un réseau résilient, maillé, décentralisé, décrit notre interlocuteur. « Quand on a des activités stratégiques, on doit tout faire pour l’éclater en plusieurs points ». Le fait de proposer ce service payant proche de l’abonné permettrait ainsi de lutter contre les goulets d’étranglement. « Le goulet d’étranglement est à l’international pas au local. »

« Historiquement, la vidéo a été injectée de manière centralisée. Aujourd’hui, cela évolue et il faut bien accompagner ce mouvement de manière cohérente avec l’exploitation du réseau. C’est très dangereux pour un opérateur d’empiler des capacités puisque, pour les fournisseurs de contenus, c’est aussi une prime à l’inaction. Cela évite aussi de pouvoir ‘casser’ internet. On ne sature pas l’interconnexion à l’international ». Bref, tout ceci serait davantage un problème de plomberie qu’un risque d’atteinte à la neutralité.

Et sur le fond l’idée est bonne pour notre correspondant : « C’est un non-sens absolu d’injecter des flux de trafic centralisés, car il vaut mieux investir en local. La page qui s’affiche le plus rapidement est celle qui est proche. Est-ce que SFR priorise ? Non. SFR donne les moyens d’un accès dans de meilleures qualités. Et ce n’est pas exclusif. »

« On doit continuer à pérenniser son activité et rapprocher la production de l’utilisateur final. C’est de l’investissement qui se relocalise dans le pays de consommation ». Dans le même temps, le temps presse pour l’adoption de garanties solides pour éviter que celui qui paye puisse écraser les autres...
Marc Rees

Journaliste, rédacteur en chef

Publiée le 04/06/2011 à 07:30

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Il y a 26 commentaires

Avatar de nouknouk INpactien
nouknouk Le samedi 4 juin 2011 à 08:50:05
Inscrit le mardi 1 novembre 05 - 5045 commentaires
Faut-il y voir une atteinte à la neutralité ? À l’avènement d’un web priorisé ? Notre interlocuteur considère « la neutralité comme la non-discrimination, le fait de ne pas prioriser. Mais à l’inverse, c’est aussi de ne pas avoir à corriger les déficits d’investissements des autres acteurs comme YouTube. »


L'interlocuteur a beau jeu de voir l'aspect 'Akamaï' stricto sensu et de ne surtout pas s'éterniser sur les dérives possibles de la généralisation de ce genre de pratiques, dérives d'autant plus probables quand on regarde la réalité en face:

1/ Orange commence déjà à parler d'accès différenciés en fonction de l'abonnement qu'on va payer. On est donc très loin de la théorie ou de la peur irrationelle: c'est déjà à nos portes

2/ SFR a déjà prouvé sa capacité à prioriser des trafics en fonction du protocole utilisé et ou de leur origine ; avant de jouer au bisounours, il aurait fallu commencer par montrer patte blanche, ce qui implique un dimensionnement adéquat de leurs réseaux.


Edité par nouknouk le samedi 4 juin 2011 à 08:50
Avatar de MaXxX INpactien
MaXxX Le samedi 4 juin 2011 à 09:04:46
Inscrit le dimanche 13 juin 04 - 606 commentaires
« Le goulet d’étranglement est à l’international pas au local. »

Byzzarement Youtube est super fluide à l'étrangers, mais comment font-ils ces FAI étrangers
Avatar de McKay INpactien
McKay Le samedi 4 juin 2011 à 09:18:17
Inscrit le mardi 14 décembre 04 - 562 commentaires
on est déjà sur un web à deux vitesse, voir même trois...

Les fibrés sont au top
Les dégroupés ont généralement une très bonne connexion
Les non dégroupés sont au fond du trou et n'ont droit a rien

Je parle même pas de ceux qui n'ont même pas l'adsl :-/

En attendant je remarque que c'est comme pour les radars... au début c'est pour votre bien et ça finit par se retourner contre vous, juste le temps que la pilule passe...

C'est simple pour les radars ils ont été au début installés "a but pédagogique" et des panneaux ont été montés pour les signaler.

La QOS à été mise en place afin de répartir soi disant plus équitablement les ressources et son impact est restée **relativement** limité.

Ajourd'hui on rajoute encore plus de radars de tous types, on enlève les panneaux les signalant et on les rends encore plus fourbes.

Demain on rendra la QOS bien plus agressive et on finira par faire payer deux fois le pigeon pour une offre "premium" qui lui permettra de surfer normalemet.

Et d'ici quelques années, on verra fleurir des tonnes de forfait avec des tonnes d'options, un peu comme pour les forfaits mobiles... avec plein de petites étoiles **** et des tarifs tout simplement hallucinants au vu des prestations rendues

On va y venir, c'est certain
Avatar de huskie INpactien
huskie Le samedi 4 juin 2011 à 09:27:46
Inscrit le mercredi 20 avril 05 - 29925 commentaires
Il rejoint mon analyse.

Les problème de peering à l'international se multiplient, il semble logique de mettre à disposition locale les contenus les plus demandés.

Bon, après, ça n'empêche pas les FAI d'avoir de mauvaises pensées.
Avatar de nouknouk INpactien
nouknouk Le samedi 4 juin 2011 à 09:48:11
Inscrit le mardi 1 novembre 05 - 5045 commentaires
Les problème de peering à l'international se multiplient

Ils ne se multiplient pas, le besoin en bande passante évolue de façon graduelle et cette augmentation pourrait parfaitement être financée par les FAIs.

Encore faudrait-il que les opérateurs investissent régulièrement dans leur propre outil de production, plutôt que laisser pourrir la situation en provoquant sciemment un phénomène de rareté.

Quand un opérateur comme Orange te survend une option supplémentaire 'mails' (à 9€ par mois !) que rien ne justifie techniquement alors qu'il t'as déjà vendu un soit-disant abonnement DATA 3G 'illimité', c'est l'exemple flagrant de leur volonté de segmenter le marché dans l'unique but de marger un peu plus.

il semble logique de mettre à disposition locale les contenus les plus demandés.

Evidemment, mais si ça devient un prétexte pour (continuer à) sous-investir dans leurs liens de peerings pour inciter encore plus les éditeurs à passer à la caisse, c'est totalement inéquitable.

Il y a 26 commentaires

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