Mines-Telecom, futur institut unifiant les deux organismes, a donc confié à Google la gestion de son intranet. Les syndicats ont critiqué ce choix : pourquoi confier cette tâche à la firme de Mountain View alors que la matière grise ne manque pas dans les locaux de Mines-Télécoms ? Outre ces questions de reconnaissances, n’y a-t-il pas un risque de fuite de données, voire d’intelligence économique ?
Isabelle Lautraite, de l’Institut Télécom, nous a contactés hier en fin de journée pour nous dire que finalement la direction se refusait à tout commentaire suite à notre article. « Nous voulons éviter l’escalade avec les syndicats » nous a soutenu la responsable de la communication. Un choix bientôt remis en cause ? Isabelle Lautraite a tenu à préciser que l’actuel intranet n’est que celui du projet de fusion des Mines et de l’Institut Télécom attendue au 1er janvier 2012. Au-delà, rien n’est encore tranché pour le module définitif.
En attendant, avec une simple requête Google, on trouve déjà en ligne et en clair la documentation encadrant cet intranet réservé aux personnels du futur Mines/Telecom.
Voilà quelques jours, le premier ministre présentait un plan sur la cybersécurité des institutions publiques. Au fil des pages, ce plan réclame « la construction d'un réseau interministériel protégé et résilient, développé « à l’état de l’art » » avec le cas échéant un coup de pouce de l’ANSSI, l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information. Est également posé l’objectif de « sensibiliser et former tous les étudiants aux questions de sécurité des systèmes d’information [car] trop d’ingénieurs ou d’universitaires, y compris dans les filières techniques, arrivent aujourd’hui sur le marché du travail sans avoir jamais été formés à « l’hygiène numérique » ».
Pascal Faure, vice-président du CGIET, autorité de tutelle de la fusion Mines Télécom.
Demandeur du brevet Riguidel et membre de la mission Olivennes
Demandeur du brevet Riguidel et membre de la mission Olivennes
Isabelle Lautraite, de l’Institut Télécom, nous a contactés hier en fin de journée pour nous dire que finalement la direction se refusait à tout commentaire suite à notre article. « Nous voulons éviter l’escalade avec les syndicats » nous a soutenu la responsable de la communication. Un choix bientôt remis en cause ? Isabelle Lautraite a tenu à préciser que l’actuel intranet n’est que celui du projet de fusion des Mines et de l’Institut Télécom attendue au 1er janvier 2012. Au-delà, rien n’est encore tranché pour le module définitif.
En attendant, avec une simple requête Google, on trouve déjà en ligne et en clair la documentation encadrant cet intranet réservé aux personnels du futur Mines/Telecom.
Voilà quelques jours, le premier ministre présentait un plan sur la cybersécurité des institutions publiques. Au fil des pages, ce plan réclame « la construction d'un réseau interministériel protégé et résilient, développé « à l’état de l’art » » avec le cas échéant un coup de pouce de l’ANSSI, l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information. Est également posé l’objectif de « sensibiliser et former tous les étudiants aux questions de sécurité des systèmes d’information [car] trop d’ingénieurs ou d’universitaires, y compris dans les filières techniques, arrivent aujourd’hui sur le marché du travail sans avoir jamais été formés à « l’hygiène numérique » ».
Marc Rees
le 1 juin 2011 à 09:50
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