Nous les utilisons de manière croissante, ils sont incontournables, et leur taux de pénétration dépasse depuis longtemps les 100 % dans certains pays tels que l’Italie : les téléphones portables ont su se rendre irrésistibles. Objets aussi pratiques que de mode, ils intègrent un nombre toujours plus importants de fonctionnalités. Mais...Nous les utilisons de manière croissante, ils sont incontournables, et leur taux de pénétration dépasse depuis longtemps les 100 % dans certains pays tels que l’Italie : les téléphones portables ont su se rendre irrésistibles. Objets aussi pratiques que de mode, ils intègrent un nombre toujours plus importants de fonctionnalités. Mais l’Organisation Mondiale de la Santé vient de considérer que ces appareils sont peut-être cancérigènes.
Un risque accru de tumeurs cérébrales ?
Dire que le sujet n’est pas nouveau relève de l’euphémisme : des études contradictoires existent depuis des années. La dangerosité du téléphone portable n’empêche pas son immense succès. L’avènement des smartphones, le passage de l’iPhone et l’arrivée d’Android ont provoqué une explosion des ventes de ces appareils devenus de petits ordinateurs. Alors quand l’OMS parle de leur potentiel cancérigène, les oreilles se décollent des écouteurs pour se dresser.
À la question « Les téléphones portables sont-ils dangereux pour la santé ? », l’OMS répond donc « Peut-être », là où elle préférait ne rien dire jusqu’à présent. L’Agence Internationale de la Recherche sur le Cancer (IARC), qui fait partie de l’Organisation, indique qu’ils ont un potentiel cancérigène. Il existe plus particulièrement des doutes sur un lien de cause à effet entre l’utilisation prolongée d’un téléphone portable et l’apparition de gliomes.
Les gliomes sont des tumeurs cérébrales qui tirent leur nom de la glie (ou tissus de soutien). Ce ne sont pas des tumeurs courantes, mais elles mettent forcément en jeu le pronostic vital, qu’elles soient bégnines ou malignes, du fait de leur localisation. L’OMS estime que les gros utilisateurs pourraient augmenter leurs risques de développer un gliome d'environ 40 %. Et un « gros utilisateur » pour l’OMS correspond sans doute à de nombreux cas : au moins 30 minutes par jour.
Une classification attaquée par l'industrie
De fait, c’est la classification même des ondes émises par les téléphones portables qui passe à « potentiellement cancérigène ». Une modification que l’industrie n’apprécie pas, et elle le fait savoir. Dans un communiqué de presse, la CTIA (association internationale pour les technologies sans-fil) attaque la classification de l’IARC :
L’IARC a donc utilisé d’anciennes études plutôt que d’en mener de nouvelles. Toutefois, l’Agence n’a pas indiqué que les téléphones devaient être abandonnés. Dans l’attente de nouvelles études et donc de données plus complètes, elle conseille d’utiliser autant que possible des kits main libre pour éviter que le téléphone ne soit collé à l’oreille.
Un risque accru de tumeurs cérébrales ?
Dire que le sujet n’est pas nouveau relève de l’euphémisme : des études contradictoires existent depuis des années. La dangerosité du téléphone portable n’empêche pas son immense succès. L’avènement des smartphones, le passage de l’iPhone et l’arrivée d’Android ont provoqué une explosion des ventes de ces appareils devenus de petits ordinateurs. Alors quand l’OMS parle de leur potentiel cancérigène, les oreilles se décollent des écouteurs pour se dresser.
À la question « Les téléphones portables sont-ils dangereux pour la santé ? », l’OMS répond donc « Peut-être », là où elle préférait ne rien dire jusqu’à présent. L’Agence Internationale de la Recherche sur le Cancer (IARC), qui fait partie de l’Organisation, indique qu’ils ont un potentiel cancérigène. Il existe plus particulièrement des doutes sur un lien de cause à effet entre l’utilisation prolongée d’un téléphone portable et l’apparition de gliomes.
Les gliomes sont des tumeurs cérébrales qui tirent leur nom de la glie (ou tissus de soutien). Ce ne sont pas des tumeurs courantes, mais elles mettent forcément en jeu le pronostic vital, qu’elles soient bégnines ou malignes, du fait de leur localisation. L’OMS estime que les gros utilisateurs pourraient augmenter leurs risques de développer un gliome d'environ 40 %. Et un « gros utilisateur » pour l’OMS correspond sans doute à de nombreux cas : au moins 30 minutes par jour.
Une classification attaquée par l'industrie
De fait, c’est la classification même des ondes émises par les téléphones portables qui passe à « potentiellement cancérigène ». Une modification que l’industrie n’apprécie pas, et elle le fait savoir. Dans un communiqué de presse, la CTIA (association internationale pour les technologies sans-fil) attaque la classification de l’IARC :
La comparaison avec les fameux « pickles » ou le café peut faire sourire, mais d’autres éléments plus sérieux font partie du même groupe. Ainsi Gérard Lasfargues, directeur général adjoint de l'Agence de sécurité sanitaire de l'environnement (Anses), et interrogé par le Monde, a cité comme exemple les vapeurs d’essence.« Aujourd’hui, un groupe de travail de l’IARC […] a catégorisé les champs de radiofréquences des téléphones portables comme « potentiellement » cancérigène, en fonction de preuves « limitées ». L’IARC mène de nombreux examens et a dans le passé attribué la même notation aux légumes marinés dans le vinaigre et le café. La classification IARC ne signifie pas que les cellulaires causent le cancer. Selon les règles de l’IARC, des preuves limitées issues d’études statistiques peuvent être trouvées, quand bien même des partis pris et autres failles dans les données peuvent être à la base des résultats.
Le groupe de travail de l’IARC n’a mené aucune nouvelle recherche, mais s’est contenté d’études déjà publiées. Selon les précédentes estimations des publications scientifiques, la Federal Communications Commission a conclu qu’il n’existait aucune preuve scientifique qui prouvait que l’utilisation des téléphones portables pouvait mener au cancer. La Food and Drug Administration a également indiqué que l’ensemble des preuves scientifique n’a pas relié les cellulaires au moindre problème de santé. »
L’IARC a donc utilisé d’anciennes études plutôt que d’en mener de nouvelles. Toutefois, l’Agence n’a pas indiqué que les téléphones devaient être abandonnés. Dans l’attente de nouvelles études et donc de données plus complètes, elle conseille d’utiliser autant que possible des kits main libre pour éviter que le téléphone ne soit collé à l’oreille.
Source :
IARC
Vincent Hermann
Rédacteur/journaliste spécialisé dans le logiciel et en particulier les systèmes d'exploitation. Ne se déplace jamais sans son épée.
Le 1 juin 2011 à 09:49
(16 082
lectures)
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Il y a 224 commentaires
misterB
Le mercredi 1 juin 2011 à 09:51:40
#1
Inscrit
le vendredi 22 octobre 04
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134854
commentaires
Ce serait bien qu'on sache une bonne fois pour toute à quel point c'est carcinogène surtout
DarKCallistO
Le mercredi 1 juin 2011 à 09:52:32
#2
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le mardi 11 décembre 07
-
12815
commentaires
J'suis un dingue moi !!! J'veux la caisse ou sinon j'allume mon smarrphone è__é
le taux de pénétration dépassant les 100%, ça implique que les utilisateurs possèdent + d'un téléphone?
Oui c'est généralement du aux gens qui ont un téléphone privé et un autre professionnel... Ce que ces stats ne disent pas c'est quel pourcentage de la population n'a toujours pas de téléphone portable.
le taux de pénétration dépassant les 100%, ça implique que les utilisateurs possèdent + d'un téléphone?
Exactafait. (:
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