Un directeur de fonds spéculatif veut le départ de Steve Ballmer
Une capitalisation boursière qui stagne
Steve Ballmer a souvent été pointé du doigt pour son caractère particulier. Le PDG de Microsoft, avant d’être placé à la tête du plus gros éditeur de logiciels au monde, était déjà connu pour son caractère emporté et très enthousiaste, et ses apparitions sur scènes sont célèbres. Mais à travers certains évènements comme l’échec retentissant du Kin, il est également critiqué. Maintenant que la valeur financière de Microsoft ne place plus la société en tête de liste, son départ est même réclamé.
Ce parfum de siège éjectable n’est pas un hasard. Si Microsoft a entamé un mouvement technologique de fond qui devrait commencer à émerger avec Windows 8 et plusieurs autres produits, la firme n’en reste pas moins à la croisée des chemins. Oui Windows et Office réalisent toujours de gros scores de ventes, mais l’influence d’Internet a été négociée avec retard, tandis que Google prenait son envol. Il y a donc une phase de transformation, mais tandis que mûrissent les projets de « demain », la valeur boursière de Microsoft n’est plus suffisante pour lui offrir la tête du classement.
Il y a presque un an jour pour jour, nous relations le dépassement de la firme de Redmond par Apple dans le classement des plus grosses capitalisations boursières. Apple trônait alors avec 222 milliards de dollars, devançant pour la première fois son adversaire et ses 219 milliards. Dans le classement, on trouvait en troisième position IBM, avec 158 milliards de dollars.
Mais ce classement a encore changé tout récemment. Il y a trois jours seulement, le trio de tête avait à nouveau changé sa composition, au détriment de Microsoft :
Une seule année qui a donc vu Microsoft passer troisième. À qui la faute ? C’est ici qu’intervient David Einhorn, un influent président de fonds spéculatif, Greenlight Capital. Chez Reuters, il critique désormais ouvertement Steve Ballmer et l’accuse d’avoir provoqué la stagnation de la valeur de l’entreprise. La raison invoquée à cette mauvaise performance ? Le PDG de Microsoft serait bloqué dans le passé, et la firme aurait besoin de donner sa chance à quelqu’un d’autre.
David Einhorn accuse donc directement Steve Ballmer de « lester les résultats avec du plomb ». Et ce responsable peut observer la valeur des actions de près puisque son fonds spéculatif, Greenlight Capital, en possède neuf millions d’entre elles, ce qui représente 0,11 % du total. La décennie écoulée en a érodé la valeur : 100 000 dollars en actions Microsoft il y a dix ans n’en valent aujourd’hui plus que 69 000 estime l'agence de presse.
Aucun signe n’émane actuellement de Microsoft qui pourrait indiquer un départ prochain de Steve Ballmer. Cela n’a pas empêché le PDG de commettre une nouvelle bévue récemment lors d’une conférence au Japon, où il a indiqué que Windows 8 sortirait en 2012… provoquant peu après une réaction de Microsoft. Par voix de porte-parole, la société était intervenue juste après pour indiquer que ni le nom, ni la date n’étaient officiels.
Ce parfum de siège éjectable n’est pas un hasard. Si Microsoft a entamé un mouvement technologique de fond qui devrait commencer à émerger avec Windows 8 et plusieurs autres produits, la firme n’en reste pas moins à la croisée des chemins. Oui Windows et Office réalisent toujours de gros scores de ventes, mais l’influence d’Internet a été négociée avec retard, tandis que Google prenait son envol. Il y a donc une phase de transformation, mais tandis que mûrissent les projets de « demain », la valeur boursière de Microsoft n’est plus suffisante pour lui offrir la tête du classement.
Il y a presque un an jour pour jour, nous relations le dépassement de la firme de Redmond par Apple dans le classement des plus grosses capitalisations boursières. Apple trônait alors avec 222 milliards de dollars, devançant pour la première fois son adversaire et ses 219 milliards. Dans le classement, on trouvait en troisième position IBM, avec 158 milliards de dollars.
Mais ce classement a encore changé tout récemment. Il y a trois jours seulement, le trio de tête avait à nouveau changé sa composition, au détriment de Microsoft :
- Apple : 305 milliards de dollars
- IBM : 205 milliards de dollars
- Microsoft : 204 milliards de dollars
Une seule année qui a donc vu Microsoft passer troisième. À qui la faute ? C’est ici qu’intervient David Einhorn, un influent président de fonds spéculatif, Greenlight Capital. Chez Reuters, il critique désormais ouvertement Steve Ballmer et l’accuse d’avoir provoqué la stagnation de la valeur de l’entreprise. La raison invoquée à cette mauvaise performance ? Le PDG de Microsoft serait bloqué dans le passé, et la firme aurait besoin de donner sa chance à quelqu’un d’autre.
David Einhorn accuse donc directement Steve Ballmer de « lester les résultats avec du plomb ». Et ce responsable peut observer la valeur des actions de près puisque son fonds spéculatif, Greenlight Capital, en possède neuf millions d’entre elles, ce qui représente 0,11 % du total. La décennie écoulée en a érodé la valeur : 100 000 dollars en actions Microsoft il y a dix ans n’en valent aujourd’hui plus que 69 000 estime l'agence de presse.
Aucun signe n’émane actuellement de Microsoft qui pourrait indiquer un départ prochain de Steve Ballmer. Cela n’a pas empêché le PDG de commettre une nouvelle bévue récemment lors d’une conférence au Japon, où il a indiqué que Windows 8 sortirait en 2012… provoquant peu après une réaction de Microsoft. Par voix de porte-parole, la société était intervenue juste après pour indiquer que ni le nom, ni la date n’étaient officiels.
Vincent Hermann
le 26 mai 2011 à 15:55
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