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Dans un document découvert aujourd’hui, on apprend ce que l’ALPA a toujours voulu nous cacher : la méthode de la surveillance des réseaux P2P et les dernières données volumétriques (nous y reviendrons). Le document est le compte rendu du 4 mars du SPI, Syndicat des producteurs indépendants (SPI). Ce jour-là, Frédéric Delacroix, porte-parole de l’ALPA, est venu présenter les missions et l’action de l’association de lutte contre la piraterie audiovisuelle, dont le SPI est membre, comme le CNC ou les majors américaines.
Le document nous décrit dans le détail tout le processus préalable à la surveillance des œuvres :
Comment constituer cette base de Fingerprinting ?« L’ALPA commence par observer les fichiers présents sur la plateforme pour vérifier si celles-ci sont bien des contrefaçons. Pour cela l’ALPA a besoin du « finger print » de l’œuvre qui en permet la reconnaissance. Le finger print est un système de reconnaissance des oeuvres qui repose sur la reconnaissance des caractéristiques visuelles (luminosité) ou sonores (moins efficace, car ne fonctionne plus en cas de changement de langue) du film. Le principe est de marquer un certain nombre de passages de l’oeuvre et d’en enregistrer les caractéristiques. Grâce à ce système, il est possible de reconnaître les oeuvres même si elles sont découpées en plusieurs morceaux, s’il y a un changement de format ou encore si la copie a été faite au moyen d’une caméra pendant la projection au cinéma (technique de « cam record »). »
Et donc payante pour les ayants droit non adhérents. Comment cela se passe en pratique ?« Techniquement, soit un finger print a déjà été créé, dans ce cas-là il suffit de récupérer le numéro présent dans la base de TMG pour le fournir à l’ALPA. Sinon il faut demander à TMG de créer un finger print de l’oeuvre. Cette opération est gratuite car le SPI est adhérent à l’ALPA. »
Le document l’explique par A+B :
Et ensuite ? L’ALPA va effectuer sa recherche des fichiers proposés au téléchargement grâce à des mots clés.« si un producteur veut mettre en attention un de ses films, il doit contacter Fabien Casalta de TMG et lui faire parvenir un master numérique si l’oeuvre n’est pas « finger printée ». En réponse, vous recevrez un mot de passe vous permettant de vous connecter au site de TMG pour y télécharger le formulaire justificatif de droit et y renseigner toutes les caractéristiques de l’oeuvre concernée ».
Ceci fait,« Les fichiers trouvés sont comparés à la base de donnée contenant les finger print pour vérifier si ce sont bien les mêmes oeuvres qui sont mises à disposition. Enfin, par sécurité, il y a une validation manuelle par les agents assermentés de l’ALPA que ce fichier est bien un fichier contrefaisant. »
Et la sécurité des constats ?« l’ALPA recherche quels utilisateurs mettent ces fichiers à disposition et collectent leur IP. C’est cette dernière qui permet de remonter jusqu’à l’abonné. Cette IP est validée par le rapatriement d’un morceau du fichier mis à disposition qui sert de preuve à la contrefaçon. Les adresses IP sont des données indirectement personnelles (elles permettent d’identifier indirectement une personne). Aussi l’ALPA a dû demander l’autorisation de les collecter à la CNIL »
25 IP sur 25 000 chaque jour« Cette autorisation ne permet de collecter que 25.000 IP par jour. Ensuite l’ALPA enregistre le nombre de mises à disposition des œuvres observées, mais ne peut pas entamer une procédure d’alerte de la mise à disposition illégale par les détenteurs d’adresse IP. Enfin, il y a une ultime validation manuelle d’une adresse IP sur 1000, puis un procès-verbal, contenant les 25.000 adresses, est envoyé à l’autorité administrative HADOPI. Les ayants droit n’ont plus à intervenir par la suite, la HADOPI se chargeant d’envoyer les messages d’avertissement et de faire couper les accès à Internet ».
« L’ALPA recherche quels utilisateurs mettent ces fichiers à disposition et collectentleur IP. C’est cette dernière qui permet de remonter jusqu’à l’abonné. Cette IP est validée par le rapatriement d’un morceau du fichier mis à disposition qui sert de preuve à la contrefaçon ».
Le téléchargement d’un bout de fichier suffit donc, selon l’ALPA, à servir de « preuve de la contrefaçon », « preuve » constituée à distance sans que jamais aucune machine ne soit physiquement visitée pour étayer le contrôle. En outre, l’ALPA effectue une vérification manuelle d’une IP sur 1000 chaque jour, sur les 25 000 flashées par TMG pour son compte. Ce sont donc 25 IP sur 25 000 qui permettent aux ayants droit de l’audiovisuel de s’assurer au final de la solidité du système, chaque jour. Soulignons qu'en bout de chaîne le ministère a demandé aux parquets de ne surtout effectuer aucune enquête supplémentaire sur les dossiers transmis par l'Hadopi, affirmant que les vérifications en amont étaient suffisantes.
D'ailleurs, il ne faut pas manquer les conclusions du PDF (datant du 4 mars 2011) : « Il est encore trop tôt pour faire un bilan car si les ayants droit sont au point, la HADOPI, elle, n’est pas encore dans sa capacité maximale. Mais on peut d’ores et déjà se réjouir du fait qu’il n’y a eu aucun souci technique concernant la plateforme de l’ALPA ».
Et du côté de TMG ?
Le 23 mai 2011 à 12:10
(28 289
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Il y a 124 commentaires
Tu peux aussi me conseiller de déménager aux US ... mais dans la mesure où Internet existe, je trouve ça complètement idiot de pas avoir la possibilité de payer pour accéder à ces séries. J'espère vraiment que netflix sera pas (trop) limité.
Pour ceux qui dl tout ceux qui bougent honnêtement je sais pas, je trouve ça complètement idiot. Mais je pense pas que ça représente 99.9% des "pirates" ..
Pour ceux qui dl tout ceux qui bougent honnêtement je sais pas, je trouve ça complètement idiot. Mais je pense pas que ça représente 99.9% des "pirates" ..
pour le satellite c’était juste en réponse : "il y a pas de moyen légal" qui fait croire que à part le piratage y a pas d'autre solution
Ce qui ne veut pas dire qu'ils scannent les séries anglophones, juste qu'ils peuvent le faire.
D'ailleurs un article de PCI avait notés que TMG aurait un préférence pour les films diffusés à la TV ^^
quelque contexte ?? P2P donc obligatoirement ce n'est pas un extrait pour citation
donc P2P = coupable même si tu as juste une micro partie du fichier finger printée
Et si j'ai un blog, que je critique un film et que je met un extrait de 10s, téléchargeable en P2P ? Légalement, j'ai le droit.
Comment sait-on (si j'ai bien compris) que son IP a été "vérifiée" par l'ALPA ?
En tout cas, je sais pas vous, mais perso l'ALPA m'a l'air de faire un boulot de qualité déjà bien meilleure que Riradopi... (même si ça veut pas dire qd chose je vous l'accorde).
En tout cas, je sais pas vous, mais perso l'ALPA m'a l'air de faire un boulot de qualité déjà bien meilleure que Riradopi... (même si ça veut pas dire qd chose je vous l'accorde).
pour le satellite c’était juste en réponse : "il y a pas de moyen légal" qui fait croire que à part le piratage y a pas d'autre solution
A priori, même par satellite, c'est pas possible de recevoir les chaines US en France. (A l'exception de quelques chaines genre CNN)
ano_634830571450903611
Le lundi 23 mai 2011 à 13:10:05
#35
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le mercredi 13 octobre 10
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2087
commentaires
preuve/source
Toi d'abord. C'est toi qui as affirmé que pour eux, lorsque tu as un morceau de fichier, tu as forcément tout le fichier.
quelque contexte ?? P2P donc obligatoirement ce n'est pas un extrait pour citation
Non, ça c'est ta logique foireuse. Je (et la loi
Edité par Platoona le lundi 23 mai 2011 à 13:11
Lesquels?
Enfin, a part le streaming et le DDL.
Enfin, a part le streaming et le DDL.
Télécharger et partager des trucs libres de droits, ce que je fais.
Rien de mieux pour dire « fuck » à l'industrie du divertissement.
Au bah ça irait aussi vite, 20 millions d'abonnés en France, 25.000 IP/jour, jte laisse faire le calcul
Possible avec 3 dés 2 et 6 dés 10.
Exactement, d'ailleurs le nombre 19238457568923472895473489573891263489273458936448956239748943795637497234895739428935493476943529364283653895769457839748923659376955623794624856348567394259357497569374597234925489798572389264583458723489254892654937457234689569237297395739567497239359246739673947597 m'appartient. C'est un morceau de musique que j'ai écrit il y a quelques années. Donc interdiction d'utiliser ce nombre...

Personnelement, j'ai acheté le nombre Pi, je suis donc propriétaire de toute œuvres passés, présentes et futurs.
Ce qui est effarant ce n'est pas HADOPI mais que des gens se fassent prendre.
Bordel vous téléchargez? Ok, mais protégez-vous ! Il existe des dizaines d'autres moyens.
Se faire prendre par HADOPI c'est comme baiser sans capote...
Bordel vous téléchargez? Ok, mais protégez-vous ! Il existe des dizaines d'autres moyens.
Se faire prendre par HADOPI c'est comme baiser sans capote...
Je le fais 3 par semaine*
ça dépend avec qui... Pour l'instant, on sait bien : streaming, MU&RS... éviter à tout prix P2P sans VPN
*avec ma copine attitrée
pour eux si tu as une partie exacte du fichier c'est que tu dois avoir le fichier en entier ... niveau preuve
Je ne pense pas : c'est du pénal, et tu fais une TENTATIVE, qui, au niveau légal, est puni de la même manière.
Et puis, essaie, devant des poulets, ou au tribunal, dezvant le proc, de dire que tu ne voulais que 15 min du film... j'aimerais (pas, car je ne te déteste pas, mais bon) t'y voir !
Toi d'abord. C'est toi qui as affirmé que pour eux, lorsque tu as un morceau de fichier, tu as forcément tout le fichier.
preuve du contraire ?? gros doutes qu'ils attendent que l'internaute ai 100% du fichier avant de lancer la procédure finale (transmission de l'IP vers Hadopi)
Non, ça c'est ta logique foireuse. Je (et la loi
oui mais si un court extrait qui à l'origine relève du droit de citation se retrouve sur un P2P ??
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