« Je ne réponds pas, c'est pour cela que je ris. ». En janvier 2011, sourire aux lèvres, la Présidente de la Hadopi n’avait rien voulu nous dire sur l’éventualité de sa présence au G8, dont une partie est consacrée à Internet.
A quelques jours de ce rendez-vous, la Hadopi nous a finalement indiqué qu’elle ne sera pas sur la scène de ce grand raout organisé par l’Élysée : « On ne nous l'a pas demandé, nous ne l’avons pas réclamé ».... Mais la Rue de Texel nous a confirmé sa présence parmi les invités.
Le rendez-vous sera organisé en deux temps. D’abord à Paris les 24 et 25 mai avec l'eg8forum.com en présence de nombreux acteurs privés (dont le fondateur de Facebook, Jeff Bezos, PDG d’Amazon, Jimmy Wales, fondateur de Wikipedia, Eric Schmidt, président de Google, Rupert Murdoch, numéro un de News Corp).
Selon le communiqué officiel, « le Président de la République française, Nicolas Sarkozy, a souhaité que l’e-G8 Forum soit une initiative organisée et financée par des entreprises, et placée sous la présidence de Maurice Lévy, Président du directoire de Publicis Groupe. Parmi les principales entreprises partenaires : Orange, Vivendi, eBay, Google, Capgemini, Huawei, Iliad Free Fondation, Microsoft, Intel, HP, Alcatel-Lucent, Eutelsat et Thomson-Reuters ».
Les conclusions des différentes tables rondes seront immédiatement synthétisées pour être remises dès le lendemain aux Chefs d’Etat et de gouvernement du G8 lors du Sommet de Deauville.
L'occasion pour l’exécutif d'y prôner « l’internet responsable », anciennement « l’internet civilisé », débaptisé sans doute du fait de sa filiation avec la répression du net en Chine. Dans un cas comme dans l’autre, la Quadrature du Net voit ce “forum eG8” comme « un écran de fumée pour masquer le contrôle accru des gouvernements sur Internet. Nous sommes à un moment crucial de l'histoire où les citoyens doivent se mobiliser pour garder le contrôle d'un Internet ouvert et universel ».
À chacune de ces rencontres, Nicolas Sarkozy pourra tenter d’exporter son modèle de régulation aux grandes puissances étrangères sollicitées, modèle dont la Hadopi servira de produit d’appel. Un packaging qui reprendra les éléments de langage habituel (la régulation par la pédagogie). En coulisse, il y a cependant bien un système répressif automatisé, la mise en place d’une sécurisation doublée d’une surveillance des réseaux, le tout couplé à un filtrage des connexions internet imposé aux FAI.
A quelques jours de ce rendez-vous, la Hadopi nous a finalement indiqué qu’elle ne sera pas sur la scène de ce grand raout organisé par l’Élysée : « On ne nous l'a pas demandé, nous ne l’avons pas réclamé ».... Mais la Rue de Texel nous a confirmé sa présence parmi les invités.
Le rendez-vous sera organisé en deux temps. D’abord à Paris les 24 et 25 mai avec l'eg8forum.com en présence de nombreux acteurs privés (dont le fondateur de Facebook, Jeff Bezos, PDG d’Amazon, Jimmy Wales, fondateur de Wikipedia, Eric Schmidt, président de Google, Rupert Murdoch, numéro un de News Corp).
Selon le communiqué officiel, « le Président de la République française, Nicolas Sarkozy, a souhaité que l’e-G8 Forum soit une initiative organisée et financée par des entreprises, et placée sous la présidence de Maurice Lévy, Président du directoire de Publicis Groupe. Parmi les principales entreprises partenaires : Orange, Vivendi, eBay, Google, Capgemini, Huawei, Iliad Free Fondation, Microsoft, Intel, HP, Alcatel-Lucent, Eutelsat et Thomson-Reuters ».
Les conclusions des différentes tables rondes seront immédiatement synthétisées pour être remises dès le lendemain aux Chefs d’Etat et de gouvernement du G8 lors du Sommet de Deauville.
L'occasion pour l’exécutif d'y prôner « l’internet responsable », anciennement « l’internet civilisé », débaptisé sans doute du fait de sa filiation avec la répression du net en Chine. Dans un cas comme dans l’autre, la Quadrature du Net voit ce “forum eG8” comme « un écran de fumée pour masquer le contrôle accru des gouvernements sur Internet. Nous sommes à un moment crucial de l'histoire où les citoyens doivent se mobiliser pour garder le contrôle d'un Internet ouvert et universel ».
À chacune de ces rencontres, Nicolas Sarkozy pourra tenter d’exporter son modèle de régulation aux grandes puissances étrangères sollicitées, modèle dont la Hadopi servira de produit d’appel. Un packaging qui reprendra les éléments de langage habituel (la régulation par la pédagogie). En coulisse, il y a cependant bien un système répressif automatisé, la mise en place d’une sécurisation doublée d’une surveillance des réseaux, le tout couplé à un filtrage des connexions internet imposé aux FAI.
Marc Rees
le 20 mai 2011 à 15:33
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