Interrogé par La Semaine dans le Boulonnais, Christophe Painset PDG de la société H2DS vante les mérites d'ISIS son logiciel de sécurisation "Hadopi" payant.
Mais dans les colonnes du journal de Boulogne, le chef d’entreprise visiblement bien informé affirme que sur Hadopi « les amendes commencent à tomber. C'est 1 500 euros pour un particulier. Potentiellement, nous sommes tous concernés. Il ne faut pas croire que seuls ceux pratiquant le téléchargement à outrance sont (pour) suivis. Ce n'est pas une question de volume, mais de fichier marqué ». Cela tombe bien, ISIS est simple comme bonjour : « Vous installez le logiciel et hop, vous vous laissez guider. Il n'y a rien de plus simple. »
Et hop.
Pas une seule amende
Problème, l’affirmation est fausse : Hadopi n’est pas en phase 3. Pas une seule décision de justice n’est tombée pour condamner à 1500 d’euros et/ou 1 mois de suspension d’accès le moindre internaute. Autre détail oublié, ce n’est pas parce qu’un abonné installe un de ces logiciels payants (ou gratuits) qu’il pourra ne pas être poursuivi par le dispositif Hadopi. L’installation de ce logiciel n’excuse pas l’abonné si son IP transparait sur les réseaux P2P.
ISIS et les spécifications fonctionnelles
ISIS avait déjà été mis en cause pour sa communication dans le passé quand il affirmait être le « 1er logiciel (à répondre) aux spécifications fonctionnelles d'Hadopi ». Contacté par nos soins, l’éditeur revoyait sa copie pour évoquer une conformité « au projet des spécifications fonctionnelles », plus exacte. Dans un communiqué plus récent, signalé par Numérama, l’éditeur présente maintenant son bébé comme étant « le seul logiciel de sécurisation internet conforme aux spécifications fonctionnelles de la nouvelle consultation de l'HADOPI », manière de passer entre les gouttes et inciter les consommateurs à se payer au plus vite leurs services.
Mais dans les colonnes du journal de Boulogne, le chef d’entreprise visiblement bien informé affirme que sur Hadopi « les amendes commencent à tomber. C'est 1 500 euros pour un particulier. Potentiellement, nous sommes tous concernés. Il ne faut pas croire que seuls ceux pratiquant le téléchargement à outrance sont (pour) suivis. Ce n'est pas une question de volume, mais de fichier marqué ». Cela tombe bien, ISIS est simple comme bonjour : « Vous installez le logiciel et hop, vous vous laissez guider. Il n'y a rien de plus simple. »
Et hop.
Pas une seule amende
Problème, l’affirmation est fausse : Hadopi n’est pas en phase 3. Pas une seule décision de justice n’est tombée pour condamner à 1500 d’euros et/ou 1 mois de suspension d’accès le moindre internaute. Autre détail oublié, ce n’est pas parce qu’un abonné installe un de ces logiciels payants (ou gratuits) qu’il pourra ne pas être poursuivi par le dispositif Hadopi. L’installation de ce logiciel n’excuse pas l’abonné si son IP transparait sur les réseaux P2P.
ISIS et les spécifications fonctionnelles
ISIS avait déjà été mis en cause pour sa communication dans le passé quand il affirmait être le « 1er logiciel (à répondre) aux spécifications fonctionnelles d'Hadopi ». Contacté par nos soins, l’éditeur revoyait sa copie pour évoquer une conformité « au projet des spécifications fonctionnelles », plus exacte. Dans un communiqué plus récent, signalé par Numérama, l’éditeur présente maintenant son bébé comme étant « le seul logiciel de sécurisation internet conforme aux spécifications fonctionnelles de la nouvelle consultation de l'HADOPI », manière de passer entre les gouttes et inciter les consommateurs à se payer au plus vite leurs services.
Marc Rees
le 5 mai 2011 à 17:39
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