22 nm : Intel annonce qu'il passe à la 3D (Tri-gate) dès Ivy Bridge
Il faudra des lunettes pour utiliser son PC ?
S'il est bien un projet que l'on évoque dans le monde des fondeurs depuis plusieurs années, ce sont bien les transistors Tri-gate, ou 3D. Et si l'on attendait cela chez Intel pour bientôt, le géant de Santa Clara vient d'annoncer que cette technologie était déjà prête pour la production de masse, et serait utilisée dès sa prochaine génération de processeurs : Ivy Bridge.
Une annonce surprise, gardée secrète, Intel s'amusant en affirmant que « même le Président Obama qui a visité récemment notre usine n'avait pas idée de l'annonce que nous évoquons aujourd'hui ».
C'est donc dès janvier prochain que l'on pourra constater les avantages offerts par ces transistors de nouvelle génération, mais c'est surtout l'Atom qui devrait bénéficier, à terme, d'une telle avancée.
Pour rappel, et pour faire simple, un transistor agit comme une espèce d'interrupteur. La porte (ou Gate), permet de faire passer ou non du courant entre la source et le « Drain ». Quel que soit son état, il doit le faire avec le moins de perte possible afin de minimiser sa consommation, mais il doit aussi pouvoir le faire à une fréquence la plus importante possible pour être considéré comme efficace.
Dans un transistor actuel, la zone de contact entre le substrat et la porte est plate. Mais avec la réduction de leur taille, si le gain est direct en terme de densité, il devient de plus en plus compliqué de maîtriser les courants de fuite et d'augmenter la fréquence de fonctionnement.
Tout l'intérêt du Tri-Gate est donc de maximiser la zone de contact entre la porte et le substrat en offrant une troisième dimension à ce dernier. Il est aussi plus simple de multiplier le nombre de « fins », sans trop nuire à la densité.
Selon Intel, cela permet la réduction des courants de fuite, surtout au repos. Pour une même fréquence de fonctionnement, la tension nécessaire serait aussi bien plus faible.
Pour une fréquence identique, seulement 80 % de la tension utilisée pour le 32 nm serait nécessaire. Pour une tension identique, la fréquence de fonctionnement pourrait être de 18 à 37 % plus importante.
Dans la pratique, Intel indique que la consommation pourrait ainsi être réduite de pas moins de 50 % par rapport à la génération actuelle, tout en intégrant deux fois plus de transistors dans un même espace. Mais cela pourra changer en fonction du nombre de « fins » nécessaires pour le bon fonctionnement des différents produits. Le coût serait aussi relativement faible : 2 à 3 % de plus seulement.
Reste à voir les rendements de la production, où le 32 nm excellait, ainsi que les fréquences de fonctionnement permises par les processeurs au final, ce qui intéressera bien plus les amateurs d'overclocking que le simple gain en consommation.
Mais si Ivy Bridge sera le premier processeur concerné par ce passage au 22 nm, c'est surtout dans le monde de l'ultra-mobilité qu'il est attendu. La réduction drastique des courants de fuite, notamment au repos, pourrait être une arme INtéressante pour Intel dans le monde des puces pour smartphones et autres tablettes, et il sera INtéressant de voir l'évolution de l'Atom dans les mois qui viennent.
Pour autant, sur ce sujet, le fondeur devra faire face à de nombreux autres problèmes : l'efficacité de ses parties graphiques dans un monde où NVIDIA commence à faire son chemin, l'arrivée de systèmes d'exploitation mobiles pensés pour x86 ou même des produits finis qui soient vraiment attirants...
Tant de projets qui sont en cours et qui pourraient se trouver favorisés par l'arrivée de cette technologie, qui n'est pas encore attendue chez la concurrence avant quelques années, et le passage au 14 nm.
Finissons par une vidéo de la légende du transistor chez Intel : Mark T. Bohr, qui présente la dernière réussite de ses équipes :
Une annonce surprise, gardée secrète, Intel s'amusant en affirmant que « même le Président Obama qui a visité récemment notre usine n'avait pas idée de l'annonce que nous évoquons aujourd'hui ».
C'est donc dès janvier prochain que l'on pourra constater les avantages offerts par ces transistors de nouvelle génération, mais c'est surtout l'Atom qui devrait bénéficier, à terme, d'une telle avancée.
Pour rappel, et pour faire simple, un transistor agit comme une espèce d'interrupteur. La porte (ou Gate), permet de faire passer ou non du courant entre la source et le « Drain ». Quel que soit son état, il doit le faire avec le moins de perte possible afin de minimiser sa consommation, mais il doit aussi pouvoir le faire à une fréquence la plus importante possible pour être considéré comme efficace.
Dans un transistor actuel, la zone de contact entre le substrat et la porte est plate. Mais avec la réduction de leur taille, si le gain est direct en terme de densité, il devient de plus en plus compliqué de maîtriser les courants de fuite et d'augmenter la fréquence de fonctionnement.
Tout l'intérêt du Tri-Gate est donc de maximiser la zone de contact entre la porte et le substrat en offrant une troisième dimension à ce dernier. Il est aussi plus simple de multiplier le nombre de « fins », sans trop nuire à la densité.
Selon Intel, cela permet la réduction des courants de fuite, surtout au repos. Pour une même fréquence de fonctionnement, la tension nécessaire serait aussi bien plus faible.
Pour une fréquence identique, seulement 80 % de la tension utilisée pour le 32 nm serait nécessaire. Pour une tension identique, la fréquence de fonctionnement pourrait être de 18 à 37 % plus importante.
Dans la pratique, Intel indique que la consommation pourrait ainsi être réduite de pas moins de 50 % par rapport à la génération actuelle, tout en intégrant deux fois plus de transistors dans un même espace. Mais cela pourra changer en fonction du nombre de « fins » nécessaires pour le bon fonctionnement des différents produits. Le coût serait aussi relativement faible : 2 à 3 % de plus seulement.
Reste à voir les rendements de la production, où le 32 nm excellait, ainsi que les fréquences de fonctionnement permises par les processeurs au final, ce qui intéressera bien plus les amateurs d'overclocking que le simple gain en consommation.
Mais si Ivy Bridge sera le premier processeur concerné par ce passage au 22 nm, c'est surtout dans le monde de l'ultra-mobilité qu'il est attendu. La réduction drastique des courants de fuite, notamment au repos, pourrait être une arme INtéressante pour Intel dans le monde des puces pour smartphones et autres tablettes, et il sera INtéressant de voir l'évolution de l'Atom dans les mois qui viennent.
Pour autant, sur ce sujet, le fondeur devra faire face à de nombreux autres problèmes : l'efficacité de ses parties graphiques dans un monde où NVIDIA commence à faire son chemin, l'arrivée de systèmes d'exploitation mobiles pensés pour x86 ou même des produits finis qui soient vraiment attirants...
Tant de projets qui sont en cours et qui pourraient se trouver favorisés par l'arrivée de cette technologie, qui n'est pas encore attendue chez la concurrence avant quelques années, et le passage au 14 nm.
Finissons par une vidéo de la légende du transistor chez Intel : Mark T. Bohr, qui présente la dernière réussite de ses équipes :
David Legrand
le 5 mai 2011 à 10:00
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