Vendredi, nous révélions que Bouygues Télécom mettait à jour ses DSLAM pour préparer la phase 3 de la réponse graduée, l’étape de la suspension. Via des captures de l'outil de planification des opérations du FAI en France, on a découvert plusieurs traces en clair d’une « généralisation d'ACL générique pour le projet HADOPI sur...Vendredi, nous révélions que Bouygues Télécom mettait à jour ses DSLAM pour préparer la phase 3 de la réponse graduée, l’étape de la suspension. Via des captures de l'outil de planification des opérations du FAI en France, on a découvert plusieurs traces en clair d’une « généralisation d'ACL générique pour le projet HADOPI sur l'ensemble des DSLAM du réseau ». L’ACL étant l’acronyme d’access control list qui permet de gérer les droits d'accès à un réseau, et donc de les supprimer.
Contacté, Bouygues nous confirmait sans détail la mesure tout en s’abritant derrière la loi Hadopi : « Nous sommes contraints de faire évoluer nos systèmes afin de nous mettre en conformité avec nos obligations légales dans le cadre d'Hadopi ».
Sur ce terrain nous avons eu confirmation par un autre FAI que la Hadopi « a effectivement demandé aux opérateurs une cotation sur la phase 3 », la phase de suspension. Du coup, c’est l’incompréhension face à l’empressement de Bouygues Télécom.
70 millions, une évaluation basse
Les tractations sont encore en cours pour déterminer l'économie de ces ultimes mesures répressives. En décembre 2008, le CGTI, le Conseil Général des Technologies de l’Information avait évalué ce coût à 70 millions d’euros pour la seule période 2009 et 2012. Un tarif au plus bas auquel il faut ajouter les changements « d’architecture réseau comme semble y inciter l’évolution des techniques, les adaptations réalisées devenant pour partie caduques, et de nouvelles étant mettre en place ». Le tout pour une volumétrie que le CGTI évaluait à l'époque 180 000 accès internet suspendus chaque année.
Des FAI toujours pas indemnisés pour les coûts de l'HADOPI
Du côté de ces autres opérateurs, la posture est simple : « Ce n’est pas parce qu’il y a une Marianne sur un document [comprendre : qu’un document soit officiel] qu’il faut tout accepter ». Nulle question de plancher sur la mise à niveau de l’infrastructure réseau alors que « l’Etat n’a toujours pas honoré ses engagements sur la juste rémunération des charges rencontrées pour mettre en oeuvre la politique Hadopi » (voir notre actualité). Autre commentaire acidulé: mettre la charrue avant les bœufs, « c’est perdre un temps précieux qui pourrait être utilisé à convaincre les ayants-droits à oeuvrer au développement d'offres légales attractives. »
Contacté, Bouygues nous confirmait sans détail la mesure tout en s’abritant derrière la loi Hadopi : « Nous sommes contraints de faire évoluer nos systèmes afin de nous mettre en conformité avec nos obligations légales dans le cadre d'Hadopi ».
Sur ce terrain nous avons eu confirmation par un autre FAI que la Hadopi « a effectivement demandé aux opérateurs une cotation sur la phase 3 », la phase de suspension. Du coup, c’est l’incompréhension face à l’empressement de Bouygues Télécom.
70 millions, une évaluation basse
Les tractations sont encore en cours pour déterminer l'économie de ces ultimes mesures répressives. En décembre 2008, le CGTI, le Conseil Général des Technologies de l’Information avait évalué ce coût à 70 millions d’euros pour la seule période 2009 et 2012. Un tarif au plus bas auquel il faut ajouter les changements « d’architecture réseau comme semble y inciter l’évolution des techniques, les adaptations réalisées devenant pour partie caduques, et de nouvelles étant mettre en place ». Le tout pour une volumétrie que le CGTI évaluait à l'époque 180 000 accès internet suspendus chaque année.
Des FAI toujours pas indemnisés pour les coûts de l'HADOPI
Du côté de ces autres opérateurs, la posture est simple : « Ce n’est pas parce qu’il y a une Marianne sur un document [comprendre : qu’un document soit officiel] qu’il faut tout accepter ». Nulle question de plancher sur la mise à niveau de l’infrastructure réseau alors que « l’Etat n’a toujours pas honoré ses engagements sur la juste rémunération des charges rencontrées pour mettre en oeuvre la politique Hadopi » (voir notre actualité). Autre commentaire acidulé: mettre la charrue avant les bœufs, « c’est perdre un temps précieux qui pourrait être utilisé à convaincre les ayants-droits à oeuvrer au développement d'offres légales attractives. »
Le 2 mai 2011 à 12:10
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Il y a 85 commentaires
Les FAI ne seront pas les premiers en France à bosser pour rien ou pas grand chose
Du coup, c’est l’incompréhension face à l’empressement de Bouygues Télécom.
Peut être que c'est en relation avec le fait que le Nain est copain copain avec Mr Bouygues ???
"c’est perdre un temps précieux qui pourrait être utilisé à convaincre les ayants-droits à oeuvrer au développement d'offres légales attractives"
Mais ca va pas non ? Ils veulent la mort des ayants-droits ? Assassins
Mais ca va pas non ? Ils veulent la mort des ayants-droits ? Assassins
Moi je comprends pas comment on peut évaluer ce genre de coût à 70 millions d'euros.
Bon alors Bouygues Télécom estime qu'il est assez bien indemnisé par le gvt et que l'offre légale est satisfaisante.
En même temps faut croire que TF1 est déjà suffisamment présent sur le réseau et dans les média et ils n'ont donc aucun intérêts à dépensé plus d'argent pour les internautes.
Enfin perso je préfère dépensé plus (ce qui est pas le cas d'ailleurs) et ne pas allez chez BT, ni sur TF1 et consoeur.
En même temps faut croire que TF1 est déjà suffisamment présent sur le réseau et dans les média et ils n'ont donc aucun intérêts à dépensé plus d'argent pour les internautes.
Enfin perso je préfère dépensé plus (ce qui est pas le cas d'ailleurs) et ne pas allez chez BT, ni sur TF1 et consoeur.
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