La CNIL n’a toujours pas diffusé son avis du 20 janvier 2011 qui fut rédigé en préparation du décret sur le volet pénal de l’Hadopi. C’est ce volet qui gère tout l’automatisme du traitement des données personnelles entre l’avertissement, la saisine du parquet et l’exécution des décisions. Une pierre angulaire dans le dispositif de la réponse (ou menace) graduée, et une étape sensible pour la manipulation des listings d'abonnés bientôt susceptibles d'être suspendus d'Internet.
La CNIL, une première fois contactée, nous avait répondu que « les avis de la CNIL sur des projets de décret pris sur le fondement de l’article 11 de la loi du 6 janvier 1978 modifiée constituent des documents administratifs communicables dès lors que les décrets correspondants ont été publiés ». L’article 2 de la loi sur l’accès aux documents administratifs prévoit en effet que « le droit à communication ne s'applique qu'à des documents achevés. Il ne concerne pas les documents préparatoires à une décision administrative tant qu'elle est en cours d'élaboration ».
Cependant, le décret précité est maintenant entré dans notre droit positif puisqu’il a été publié au journal officiel le 13 mars 2011 (son examen dans nos colonnes). Du coup, la CNIL est bien libérée de son carcan. Ou presque.
Nous avons à nouveau contacté la CNIL qui nous a assuré que nos demandes réitérées ont été bien enregistrées. Simplement, la Commission ne s’est pas encore déterminée sur les modalités pratiques de la réponse. De plus, la CNIL doit encore s’assurer que les données éventuellement sensibles seront bien purgées du texte avant sa diffusion, en application combinées des articles 2 et 6 de la loi CADA.
Dans quelques jours cependant, nous atteindrons la date butoir d’un mois depuis notre demande initiale. Nous serons donc en mesure de saisir la CADA, Commission d’accès aux documents administratifs, pour obtenir sans option ce document (une démarche fondamentale pour l'open data). La CNIL pourrait aussi attendre le dernier moment pour diffuser sur son site la délibération, rendant caduc le droit de communication exercé par les journalistes notamment. L’article 2 de la loi CADA indique en effet que le droit de communication « ne s'exerce plus lorsque les documents font l'objet d'une diffusion publique. »
En attendant, l'Hadopi, elle, peut naviguer un peu plus en paix, loin des analyses qui pourraient survenir de cet avis.
La CNIL, une première fois contactée, nous avait répondu que « les avis de la CNIL sur des projets de décret pris sur le fondement de l’article 11 de la loi du 6 janvier 1978 modifiée constituent des documents administratifs communicables dès lors que les décrets correspondants ont été publiés ». L’article 2 de la loi sur l’accès aux documents administratifs prévoit en effet que « le droit à communication ne s'applique qu'à des documents achevés. Il ne concerne pas les documents préparatoires à une décision administrative tant qu'elle est en cours d'élaboration ».
Cependant, le décret précité est maintenant entré dans notre droit positif puisqu’il a été publié au journal officiel le 13 mars 2011 (son examen dans nos colonnes). Du coup, la CNIL est bien libérée de son carcan. Ou presque.
Nous avons à nouveau contacté la CNIL qui nous a assuré que nos demandes réitérées ont été bien enregistrées. Simplement, la Commission ne s’est pas encore déterminée sur les modalités pratiques de la réponse. De plus, la CNIL doit encore s’assurer que les données éventuellement sensibles seront bien purgées du texte avant sa diffusion, en application combinées des articles 2 et 6 de la loi CADA.
Dans quelques jours cependant, nous atteindrons la date butoir d’un mois depuis notre demande initiale. Nous serons donc en mesure de saisir la CADA, Commission d’accès aux documents administratifs, pour obtenir sans option ce document (une démarche fondamentale pour l'open data). La CNIL pourrait aussi attendre le dernier moment pour diffuser sur son site la délibération, rendant caduc le droit de communication exercé par les journalistes notamment. L’article 2 de la loi CADA indique en effet que le droit de communication « ne s'exerce plus lorsque les documents font l'objet d'une diffusion publique. »
En attendant, l'Hadopi, elle, peut naviguer un peu plus en paix, loin des analyses qui pourraient survenir de cet avis.
Le 28 mars 2011 à 17:37
(13 867
lectures)
Il y a 36 commentaires
la SABAM m'a piqué ma paire, ils veulent l'utiliser sur les camionneurs chez eux !
Ah les salauds ! Je m'en doutais
...
Avoue : tu avais une radio MP3 à l'intérieur et ne payais pas la taxe Sacem !
La CNIL pourrait aussi attendre le dernier moment pour diffuser sur son site la délibération, rendant caduc le droit de communication exercé par les journalistes notamment. L’article 2 de la loi CADA indique en effet que le droit de communication « ne s'exerce plus lorsque les documents font l'objet d'une diffusion publique. »
J'arrive pas à comprendre ce que ça implique. Si la CNIL diffuse elle-même cet avis, les journalistes n'ont plus le droit de communiquer dessus et le reproduire dans leurs colonnes?
Ça paraît absurde, ça peut pas être ça.
J'arrive pas à comprendre ce que ça implique. Si la CNIL diffuse elle-même cet avis, les journalistes n'ont plus le droit de communiquer dessus et le reproduire dans leurs colonnes?
Ça paraît absurde, ça peut pas être ça.
Ça paraît absurde, ça peut pas être ça.
Non.
Si la CNIL diffuse sur son site son avis, les demandes individuelles exercées jusqu'alors auprès de la CNIl deviennent sans objet.
Ces demandes individuelles s'exercent dans le cadre de la loi "CADA". La CNIL peut diffuser ces documents à un citoyen "Michu" tout de suite.
Mais elle peut ne rien faire (on est à ce stade pour le cas présent).
Si elle ne fait rien, le citoyen qui a fait sa demande individuelle doit attendre un mois puis saisir la Commission d'accès aux documents administratif ("CADA") qui enjoint la CNIL de diffuser ces pièces obligatoirement.
Dans tous les cas (diffusion directe sur le site de la CNIL, diffusion volontaire auprès d'un citoyen, ou diffusion forcée demandée par la CADA), un journaliste peut reprendre ces pièces pour les diffuser.
Pour ma part, je considère que la diffusion la plus large possible pour une loi aussi sensibles (la Hadopi orchestre des dizaines de milliers de dossiers individuels, risques de bug, faille technique, faille juridique, etc. ) doit se faire le plus rapidement possible afin de permettre à quiconque de contrôler le contrôleur.
Non.
Pour ma part, je considère que la diffusion la plus large possible pour une loi aussi sensibles (la Hadopi orchestre des dizaines de milliers de dossiers individuels, risques de bug, faille technique, faille juridique, etc. ) doit se faire le plus rapidement possible afin de permettre à quiconque de contrôler le contrôleur.
+1
Non.
Si la CNIL diffuse sur son site son avis, les demandes individuelles exercées jusqu'alors auprès de la CNIl deviennent sans objet.
Ces demandes individuelles s'exercent dans le cadre de la loi "CADA". La CNIL peut diffuser ces documents à un citoyen "Michu" tout de suite.
Mais elle peut ne rien faire (on est à ce stade pour le cas présent).
Si elle ne fait rien, le citoyen qui a fait sa demande individuelle doit attendre un mois puis saisir la Commission d'accès aux documents administratif ("CADA") qui enjoint la CNIL de diffuser ces pièces obligatoirement.
Dans tous les cas (diffusion directe sur le site de la CNIL, diffusion volontaire auprès d'un citoyen, ou diffusion forcée demandée par la CADA), un journaliste peut reprendre ces pièces pour les diffuser.
Pour ma part, je considère que la diffusion la plus large possible pour une loi aussi sensibles (la Hadopi orchestre des dizaines de milliers de dossiers individuels, risques de bug, faille technique, faille juridique, etc. ) doit se faire le plus rapidement possible afin de permettre à quiconque de contrôler le contrôleur.
alors pquoi ils ne le font pas? pressions?
Le budget de la CNIL dépend de l’Élysée, si font les brebis égarées ben facile : leur budget baisse en conséquence. INdépendantes ? La CNIL ?
seigneur!! quelle tête elle a!! à la limite on peut comprendre son agressivité envers les autres! dommage que ça tombe sur les internautes mais je suis sure qu'elle ne a après d'autres
j'ajoute qu'il faut la plaindre[quote][/quote] bon ce n'est pas facile!!!
alors pquoi ils ne le font pas? pressions?
Je vois deux options, par forcément contradictoire.
Pressions, très certainement, pour publier quelque chose qui ne fache pas la hadopi et les ayants droits. On a bien parler de toilettage de texte, on sait ce que ça veut dire.
Mais peut-etre aussi que la CNIL joue au con, en poussant à saisir la CADA, elle sera "contrainte" a publier le texte en l'état et immédiatement, et c'est peut-être ce la CNIL souhaite finalement
Rappelons qu'elle avait menacé de publier leur étudé préablable justement avant les décrets d'application car l'hadopi semblait ne pas suivre du tout leur recommandation.
Wait & See donc
Commentaire_supprime
Le mardi 29 mars 2011 à 09:35:01
#20
Inscrit
le vendredi 31 octobre 08
-
24567
commentaires
seigneur!! quelle tête elle a!! à la limite on peut comprendre son agressivité envers les autres! dommage que ça tombe sur les internautes mais je suis sure qu'elle ne a après d'autres
J'allais faire une comparaison avec la créature d'Alien, mais je préfère m'abstenir car c'est franchement déplacé...
...et très désobligeant pour la créature d'Alien.
Il n'est plus possible de commenter cette actualité
Vous devez être connecté ou vous inscrire en haut pour pouvoir participer aux commentaires.











