Un rapport parlementaire « sur la prévention de la délinquance des mineurs et des jeunes majeurs »(*) vient d’être publié par la Documentation Française. Il a été rédigé par le député Jacques Alain BENISTI, dans le cadre d’une mission parlementaire confiée par François Fillon.
Le document fait plusieurs références à Internet, le député du Val-de-Marne affirme que « le progrès « non maîtrisé » ne manque pas non plus d’emmener avec lui son lot de nouveaux problèmes ». Science sans conscience et ruine de l’âme ?
L’exemple qui vient immédiatement à l’esprit du député est « l'entrée des nouvelles technologies de l'information et d'Internet dans les foyers [qui] peut être une nouvelle source de problèmes comportementaux aux conséquences parfois dramatiques ».
Parents démunis
Le parlementaire souligne sur ce point le fossé entre les parents, qui seraient « démunis » et un internet de plus en plus présent dans les foyers. « Les enquêtes sont éloquentes » affirme-t-il encore : « 75% des jeunes déclarent utiliser quotidiennement internet, de une à quatre heures par jour. Durant les temps libres, les vacances, les week-ends, cet usage s’intensifie, surtout à la maison. Ils l’utilisent pour rester en contact avec des amis (messageries instantanées, réseaux sociaux, blogs) mais aussi de manière très diverse : actualités, forums, vidéos, films, musique, jeux. Ils sont de plus en plus « accros » ».
Cyberdépendance
On a du coup du mal à voir les conséquences dramatiques après un tel listing. Mais selon le député, il faut surtout se concentrer sur la « cyberdépendance, comme on appelle ce phénomène désormais, qui fait d’ailleurs partie des nouvelles addictions comportementales sans drogues. Cette dépendance s’installant en compensation d’un manque ou d’un mal-être ressenti qui peut être très fort au moment de l’adolescence, et conduit à une rupture du lien social voire à la déscolarisation. Ils sont aussi des autodidactes qui se débrouillent seuls. Une minorité a été formée à l’école à surfer sur le web ».
Pas d'études précises
Soufflant le chaud et le froid, Jacques Alain BENISTI admet qu« il va de soi que ces pratiques ne sont pas dangereuses en elles-mêmes. Mais elles exigent un contrôle par les adultes et une maîtrise dans la fréquence par les jeunes et les enfants ». Autre exemple : « dans tous les cas, l’abus peut conduire à des conséquences comme transformer l’enfant en une proie facile pour les prédateurs du web, ou l’emmener vers une dépendance qui influe dans son comportement social. Ce phénomène reste nouveau et mal connu faute d’étude précise ». Beaucoup d’affirmations, et pas d’étude précise en somme.
Une certitude : « il est important que les parents prennent conscience de ces risques et puissent éduquer ou contrôler l’utilisation d’Internet non dans un but restrictif mais pour leur en apprendre les valeurs et les dangers ». Et le député d’en appeler également à l’action des « acteurs sociaux et de l’éducation [qui] doivent s’informer et se former afin de pouvoir prévenir, repérer et accompagner les enfants et leurs familles en cas de besoin. Les limites entre les informations privées et le domaine public sont difficilement perceptibles par ces jeunes utilisateurs de ces outils virtuels. Ils n’ont pas toujours conscience des risques réels liés à Internet (pornographie, pédophilie, dépendance, protection de la vie privée….). »
(*) Merci Benoit Tabaka !
Le document fait plusieurs références à Internet, le député du Val-de-Marne affirme que « le progrès « non maîtrisé » ne manque pas non plus d’emmener avec lui son lot de nouveaux problèmes ». Science sans conscience et ruine de l’âme ?
L’exemple qui vient immédiatement à l’esprit du député est « l'entrée des nouvelles technologies de l'information et d'Internet dans les foyers [qui] peut être une nouvelle source de problèmes comportementaux aux conséquences parfois dramatiques ».
Parents démunis
Le parlementaire souligne sur ce point le fossé entre les parents, qui seraient « démunis » et un internet de plus en plus présent dans les foyers. « Les enquêtes sont éloquentes » affirme-t-il encore : « 75% des jeunes déclarent utiliser quotidiennement internet, de une à quatre heures par jour. Durant les temps libres, les vacances, les week-ends, cet usage s’intensifie, surtout à la maison. Ils l’utilisent pour rester en contact avec des amis (messageries instantanées, réseaux sociaux, blogs) mais aussi de manière très diverse : actualités, forums, vidéos, films, musique, jeux. Ils sont de plus en plus « accros » ».
Cyberdépendance
On a du coup du mal à voir les conséquences dramatiques après un tel listing. Mais selon le député, il faut surtout se concentrer sur la « cyberdépendance, comme on appelle ce phénomène désormais, qui fait d’ailleurs partie des nouvelles addictions comportementales sans drogues. Cette dépendance s’installant en compensation d’un manque ou d’un mal-être ressenti qui peut être très fort au moment de l’adolescence, et conduit à une rupture du lien social voire à la déscolarisation. Ils sont aussi des autodidactes qui se débrouillent seuls. Une minorité a été formée à l’école à surfer sur le web ».
Pas d'études précises
Soufflant le chaud et le froid, Jacques Alain BENISTI admet qu« il va de soi que ces pratiques ne sont pas dangereuses en elles-mêmes. Mais elles exigent un contrôle par les adultes et une maîtrise dans la fréquence par les jeunes et les enfants ». Autre exemple : « dans tous les cas, l’abus peut conduire à des conséquences comme transformer l’enfant en une proie facile pour les prédateurs du web, ou l’emmener vers une dépendance qui influe dans son comportement social. Ce phénomène reste nouveau et mal connu faute d’étude précise ». Beaucoup d’affirmations, et pas d’étude précise en somme.
Une certitude : « il est important que les parents prennent conscience de ces risques et puissent éduquer ou contrôler l’utilisation d’Internet non dans un but restrictif mais pour leur en apprendre les valeurs et les dangers ». Et le député d’en appeler également à l’action des « acteurs sociaux et de l’éducation [qui] doivent s’informer et se former afin de pouvoir prévenir, repérer et accompagner les enfants et leurs familles en cas de besoin. Les limites entre les informations privées et le domaine public sont difficilement perceptibles par ces jeunes utilisateurs de ces outils virtuels. Ils n’ont pas toujours conscience des risques réels liés à Internet (pornographie, pédophilie, dépendance, protection de la vie privée….). »
(*) Merci Benoit Tabaka !
Marc Rees
le 23 février 2011 à 10:12
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