Apple vient à peine d’annoncer son système d’abonnement In-App pour les applications de l’App Store sur iOS que Google lance également le sien. Visiblement en préparation depuis un certain temps, la structure, nommée One Pass, a pour ambition de frapper là où ça fait mal.
La vision de Google est simple : axer les avantages du système sur les inconvénients de celui d’Apple. Et en tout premier lieu, on trouve la répartition des gains. Côté Cupertino, elle fonctionne de la même manière que pour la vente d’applications : 70 % pour l’éditeur, 30 % pour Apple. Chez Google, bien qu’elle soit identique pour les applications, la répartition tombe d’un cran avec les contenus : Mountain View n’en garde que 10 %, les 90 restants partant bien chez l’éditeur du contenu.
Du côté du système d’abonnement proprement dit, Google joue également la carte de la souplesse. Les conditions entourant la méthode de paiement et le rythme n’ont pratiquement pas de limite. L’éditeur choisit sa formule, et la met en place. D’ailleurs, la formule n’est pas uniquement basée sur quantité de temps : l’éditeur pourra vendre un contenu à l’unité, appliquer une réduction pour les lecteurs déjà abonnés à une version papier, offre d’un accès gratuit promotionnel, etc.
One Pass s’appuie sur le propre système de paiement maison, Checkout. Puisqu’il peut être actuellement utilisé de plusieurs manières, notamment sur des sites web, Google laisse cette possibilité en place, supprimant ainsi l’obligation de passer par l’application. En fait, One Pass offre les avantages d’une connexion par identifiant : tous les services compatibles sont accessibles avec le même compte, même les tiers. Si un utilisateur arrive sur le site d’un autre éditeur ayant choisi One Pass, il n’a pas besoin d’entrer toutes ses informations. Cela touche aussi la multiplicité des supports : la source de lecture est liée au compte, non à l’appareil qui sert à lire le contenu, que ce soit un téléphone, une tablette ou un ordinateur.
La plateforme est donc déjà disponible en Allemagne, France, Royaume-Uni, Espagne, Italie, États-Unis et au Canada. Dans l’hexagone, le Nouvel Observateur est le premier fournisseur de contenu à s’appuyer sur One Pass.
On appréciera particulièrement le timing de Google, qui connaissait sans nul doute ce qui se tramait chez Apple. Une fois l’annonce passée et les réactions assez vives provoquées par les conditions nettement plus strictes à Cupertino, Google peut se poser en champion de la détente.
La vision de Google est simple : axer les avantages du système sur les inconvénients de celui d’Apple. Et en tout premier lieu, on trouve la répartition des gains. Côté Cupertino, elle fonctionne de la même manière que pour la vente d’applications : 70 % pour l’éditeur, 30 % pour Apple. Chez Google, bien qu’elle soit identique pour les applications, la répartition tombe d’un cran avec les contenus : Mountain View n’en garde que 10 %, les 90 restants partant bien chez l’éditeur du contenu.
Du côté du système d’abonnement proprement dit, Google joue également la carte de la souplesse. Les conditions entourant la méthode de paiement et le rythme n’ont pratiquement pas de limite. L’éditeur choisit sa formule, et la met en place. D’ailleurs, la formule n’est pas uniquement basée sur quantité de temps : l’éditeur pourra vendre un contenu à l’unité, appliquer une réduction pour les lecteurs déjà abonnés à une version papier, offre d’un accès gratuit promotionnel, etc.
One Pass s’appuie sur le propre système de paiement maison, Checkout. Puisqu’il peut être actuellement utilisé de plusieurs manières, notamment sur des sites web, Google laisse cette possibilité en place, supprimant ainsi l’obligation de passer par l’application. En fait, One Pass offre les avantages d’une connexion par identifiant : tous les services compatibles sont accessibles avec le même compte, même les tiers. Si un utilisateur arrive sur le site d’un autre éditeur ayant choisi One Pass, il n’a pas besoin d’entrer toutes ses informations. Cela touche aussi la multiplicité des supports : la source de lecture est liée au compte, non à l’appareil qui sert à lire le contenu, que ce soit un téléphone, une tablette ou un ordinateur.
La plateforme est donc déjà disponible en Allemagne, France, Royaume-Uni, Espagne, Italie, États-Unis et au Canada. Dans l’hexagone, le Nouvel Observateur est le premier fournisseur de contenu à s’appuyer sur One Pass.
On appréciera particulièrement le timing de Google, qui connaissait sans nul doute ce qui se tramait chez Apple. Une fois l’annonce passée et les réactions assez vives provoquées par les conditions nettement plus strictes à Cupertino, Google peut se poser en champion de la détente.
Source :
Google
Vincent Hermann
Rédacteur/journaliste spécialisé dans le logiciel et en particulier les systèmes d'exploitation. Ne se déplace jamais sans son épée.
Le 17 février 2011 à 09:42
(12 553
lectures)
Il y a 81 commentaires
Il n'y a pas à dire, ils sont forts en com' chez Google...
D'un côté, des produits chers pour une "élite" et beaucoup de marge (mais au final peut etre moins de client)
De l'autre, des produits peu chers pour tout le monde et moins de marge (mais au final peut etre plus de client)
Peut être est-on en train d'assister à la 1ere vraie erreur d'Apple... car ils ont tendance à oublier que sans contenu leur Ibidules ne sert pas à grand chose...
D'un côté, des produits chers pour une "élite" et beaucoup de marge (mais au final peut etre moins de client)
De l'autre, des produits peu chers pour tout le monde et moins de marge (mais au final peut etre plus de client)
Peut être est-on en train d'assister à la 1ere vraie erreur d'Apple... car ils ont tendance à oublier que sans contenu leur Ibidules ne sert pas à grand chose...
negus56
Le jeudi 17 février 2011 à 09:48:37
#2
Inscrit
le dimanche 11 novembre 07
-
2244
commentaires
Ça sent presque l'espionnage industriel cette affaire !
Supermogwai
Le jeudi 17 février 2011 à 09:49:56
#3
Inscrit
le lundi 6 décembre 04
-
233
commentaires
Ca me ferait bien rigoler que les éditeurs claquent tous la porte à apple.
Faut pas rever.
Et Murdock, il veut pas sortir The Daily dessus ?
Faut pas rever.
Et Murdock, il veut pas sortir The Daily dessus ?
Dans la guerre des Market places, Google vient de taper très fort
Et Murdock, il veut pas sortir The Daily dessus ?
S'il y a quelque chose qui peut rester l'exclusivité d'Apple, c'est bien Murdoch & co !
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