Nous décrivions voilà peu le cas de « Blackistef », administrateur du site http://torrentnews.net. Condamné par le tribunal correctionnel de Nice à quatre mois de prison avec sursis et 20 000 euros de dommages et intérêts au profit de la SACEM, l’intéressé avait finalement fait appel. Le dossier sera réexaminé par la Cour d’Appel d’Aix-en-Provence, le 23 février 2011.
L’affaire concerne un site hébergeant un forum, abritant des liens P2P fournis par des contributeurs de passage. Un forum, non modéré a priori et sans publicité, dans lequel un agent assermenté de la société de gestion avait fait plusieurs constats pour motiver la mise en route de cette procédure. S’en étaient suivies une perquisition, une saisie du matériel informatique avant que la procédure n’aboutisse à ces quatre mois de sursis et 20 000 euros de dommages et intérêts.
Fait piquant, nous avons pu consulter le procès-verbal du constat effectué par l’agent de la SACEM, première pierre de cette action.
On y apprend, selon les informations d’un membre du Conseil d’administration de la SDRM (dont fait partie la SACEM), que
De drôles de phrase qu’on retrouve justement dans l’entrée dédiée au protocole BitTorrent sur l’encyclopédie libre Wikipedia :
Plusieurs extraits sont ainsi littéralement copiés collés des pages Wikipedia dédiées à BitTorrent, sans que cette origine ne soit mentionnée (et pour cause les propos sont attribués aux informations fournies par la SDRM). La licence Wikipedia impose pourtant que ces types de reprise doivent à leur tour être publiés sous CC-BY-SA 3.0, mentionner la source et fournir un hyperlien ou une URL pointant vers l’article copié.
Une reprise sélective
La reprise n’est heureusement pas parfaite, l’inspiration sait être sélective. Ainsi le constat de l’agent assermenté a oublié de pomper ce passage pourtant précieux :
Que nous reproduisons ici : « Télécharger un fichier vidéo, image ou audio sous une licence propriétaire est un délit et plus encore, le distribuer à grande échelle pourrait être passible d'amendes (voir DADVSI). Mais les fichiers .torrent ne sont pas à proprement parler ces fichiers sous copyright, ils ne sont qu'un moyen de les télécharger. Ainsi, en principe, les sites rassemblant des trackers ne sont pas "hors-la-loi". » Un oubli qui peut s’expliquer : c’est exactement la situation de TorrentNews.fr.
(nb : l'inspiration est encore plus flagrante sur la version 2008 de l'entrée Wikipedia).
L’affaire concerne un site hébergeant un forum, abritant des liens P2P fournis par des contributeurs de passage. Un forum, non modéré a priori et sans publicité, dans lequel un agent assermenté de la société de gestion avait fait plusieurs constats pour motiver la mise en route de cette procédure. S’en étaient suivies une perquisition, une saisie du matériel informatique avant que la procédure n’aboutisse à ces quatre mois de sursis et 20 000 euros de dommages et intérêts.
Fait piquant, nous avons pu consulter le procès-verbal du constat effectué par l’agent de la SACEM, première pierre de cette action.
PV du constat
On y apprend, selon les informations d’un membre du Conseil d’administration de la SDRM (dont fait partie la SACEM), que
PV du constat (extrait)
De drôles de phrase qu’on retrouve justement dans l’entrée dédiée au protocole BitTorrent sur l’encyclopédie libre Wikipedia :
Wikipedia
Ce n’est pas tout. Le texte décrit encore que PV du constat (extrait)
Hasard : Wikipedia nous dit exactement la même chose :Wikipedia
Une dernière paire pour la route ?Plusieurs extraits sont ainsi littéralement copiés collés des pages Wikipedia dédiées à BitTorrent, sans que cette origine ne soit mentionnée (et pour cause les propos sont attribués aux informations fournies par la SDRM). La licence Wikipedia impose pourtant que ces types de reprise doivent à leur tour être publiés sous CC-BY-SA 3.0, mentionner la source et fournir un hyperlien ou une URL pointant vers l’article copié.
Une reprise sélective
La reprise n’est heureusement pas parfaite, l’inspiration sait être sélective. Ainsi le constat de l’agent assermenté a oublié de pomper ce passage pourtant précieux :
Que nous reproduisons ici : « Télécharger un fichier vidéo, image ou audio sous une licence propriétaire est un délit et plus encore, le distribuer à grande échelle pourrait être passible d'amendes (voir DADVSI). Mais les fichiers .torrent ne sont pas à proprement parler ces fichiers sous copyright, ils ne sont qu'un moyen de les télécharger. Ainsi, en principe, les sites rassemblant des trackers ne sont pas "hors-la-loi". » Un oubli qui peut s’expliquer : c’est exactement la situation de TorrentNews.fr.
(nb : l'inspiration est encore plus flagrante sur la version 2008 de l'entrée Wikipedia).
Le 14 février 2011 à 09:26
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Il y a 83 commentaires
Grace a Wikipedia un hebergeur de fichiers torrent permettant le vol de logiciel/jeux whatever illegal serait blanchit ???
Grace a Wikipedia un hebergeur de fichiers torrent permettant le vol de logiciel/jeux whatever illegal serait blanchit ???
Buuuu, you loose try again…
+ Yemen
Faudrait faire passer le mot en Iran.
Iran + Syrie + Maroc + ...
depuis les élections de 2009, ils montent la nuit sur les toits pour crier ("Allahu Akbar", et "à bas le dictateur"). Les voix ont triplé la veille des manifs du 14 février.
C'est space
_________
NB : "Allahu Akbar" (Dieu est grand) est inscrit 22 fois sur le drapeau iranien depuis la révolution de 79, c'est inscrit dans la Constitution. Pour ceux qui ne croiraient pas à une revendication démocratique, c'est loupé.
GoustiFruit
Le samedi 19 février 2011 à 09:41:24
#84
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le vendredi 15 novembre 02
-
145
commentaires
Ah, c'est PPDA qui a rédigé ce constat ?
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