« Orange rappelle que ne veut pas de #dpi » ce tweet a été posté ce matin par Édouard Barreiro (UFC) après les propos de Pierre Louette lors du colloque organisé à Paris sur la neutralité du net. Le directeur exécutif et secrétaire général du groupe France Télécom a donc assuré que l’opérateur n’adopterait pas le deep packet inspection.
Une affirmation similaire à celle lue dans les colonnes du Wall Street Journal, voilà quelques jours. Dans le WSJ, on apprenait du même personnage qu’Orange rejetait le DPI mais « voulait être en mesure de gérer son réseau pour fournir des services différenciés afin que les clients puissent être libres de payer davantage pour une meilleure qualité de service. »
La position d’Orange n’a pas cependant été toujours la même sur le DPI.
Orange, le DPI et la détection des flux
En octobre 2008 (*) (notre actualité), le Forum Atena organisait une table ronde sur le P2P. Etaient présents Michel Riguidel (à qui Hadopi a confié une mission sur le filtrage), Olivier Bomsel (l’un des membres de la mission Olivennes, artisan d’Hadopi), Theodore Martin Martin (Vedicis, avec qui la SCPP a testé des mesures de filtrage par DPI en Allemagne), Frédéric Goldsmith (Association des producteurs de cinéma, fervent partisan d’Hadopi), et … Orange.
Extrait du PDF Orange
Ce jour, un représentant des Orange Labs faisait la présentation d’une « Distribution de contenus audiovisuels légaux sur une architecture de réseau P2P contrôlée et sécurisée », distribution reposant sur l’usage du DPI, utilisation qui permet de « détecter les flux au niveau applicatif et favoriser le transport P2P video et déprioriser les autres flux (approche intrusive) en cas de congestion réseau ».
Dans le PDF de présentation, sont évoqués des « mécanismes de surveillance », du « tatouage » de la « reconnaissance des contenus ». Avec cette conclusion d’Orange : « La technologie P2P pour distribuer des contenus audiovisuels est une solution technique intéressante, notamment avec des réseaux contrôlés » Cette présentation avait fait l’objet de plusieurs tests préalables avec un autre acteur qui a depuis percé : Trident Media Guard, à qui les ayants droit ont confié la mission de flasher les IP en vue d’alimenter l’Hadopi (en bas à droite de la capture, ci-dessous)
(*) "en 2008 le réseau IP de FT était dans une configuration beaucoup plus centralisée qu'aujourd'hui. Ils se rapprochent de Free / SFR" nous souligne Alexandre Archambault.
Une affirmation similaire à celle lue dans les colonnes du Wall Street Journal, voilà quelques jours. Dans le WSJ, on apprenait du même personnage qu’Orange rejetait le DPI mais « voulait être en mesure de gérer son réseau pour fournir des services différenciés afin que les clients puissent être libres de payer davantage pour une meilleure qualité de service. »
La position d’Orange n’a pas cependant été toujours la même sur le DPI.
Orange, le DPI et la détection des flux
En octobre 2008 (*) (notre actualité), le Forum Atena organisait une table ronde sur le P2P. Etaient présents Michel Riguidel (à qui Hadopi a confié une mission sur le filtrage), Olivier Bomsel (l’un des membres de la mission Olivennes, artisan d’Hadopi), Theodore Martin Martin (Vedicis, avec qui la SCPP a testé des mesures de filtrage par DPI en Allemagne), Frédéric Goldsmith (Association des producteurs de cinéma, fervent partisan d’Hadopi), et … Orange.
Extrait du PDF Orange
Dans le PDF de présentation, sont évoqués des « mécanismes de surveillance », du « tatouage » de la « reconnaissance des contenus ». Avec cette conclusion d’Orange : « La technologie P2P pour distribuer des contenus audiovisuels est une solution technique intéressante, notamment avec des réseaux contrôlés » Cette présentation avait fait l’objet de plusieurs tests préalables avec un autre acteur qui a depuis percé : Trident Media Guard, à qui les ayants droit ont confié la mission de flasher les IP en vue d’alimenter l’Hadopi (en bas à droite de la capture, ci-dessous)
(*) "en 2008 le réseau IP de FT était dans une configuration beaucoup plus centralisée qu'aujourd'hui. Ils se rapprochent de Free / SFR" nous souligne Alexandre Archambault.
Marc Rees
le 8 février 2011 à 12:05
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