ou INSCRIVEZ-VOUS Mot de passe oublié ?
Publicité

La Hadopi dévoilera ses cinq ateliers et "experts" le 2 février

Le CNN de la rue de Texel

C’est le 2 février prochain que la Hadopi dévoilera officiellement ses « labs », et les noms de ses différents experts choisis pour occuper ces ateliers. La conférence de ce début février sera suivie d’un échange pour « interagir » avec chacun d’eux, autour des cinq tables rondes. On y décrira ce que sera la « feuille de route », présentation agrémentée d’échanges via Twitter...

hadopi labs lab laboratoire filtrage DPI

Selon la présentation institutionnelle, ces cellules « ont pour objectif d’élaborer des propositions de résolution des tensions existantes fondées sur l’analyse des publications existantes, la production de travaux de recherche, la publication de nouvelles contributions, regroupées dans une base de connaissances accessible à tous. Chacun correspond à un domaine d'expertise particulier et, dans leur ensemble, ils garantissent une approche pluridisciplinaire permettant d’aborder ces enjeux sous plusieurs angles complémentaires. »

L’un aura pour objet l’étude des expérimentations dans le domaine des technologies de reconnaissance des contenus et de filtrage et des techniques permettant l'usage illicite d’œuvres. Un autre sera dédié à l’environnement économie, un autre aux usages en ligne, qui « propose des solutions pour dépasser les oppositions apparentes ». S’y ajoutera un atelier sur la propriété intellectuelle qui, « en étroite collaboration avec les directions juridiques de l’Hadopi, prépare la participation de la Haute Autorité aux négociations et travaux de recherche menés au niveau international ». Cet atelier « peut notamment servir de support aux propositions de modifications législative ou réglementaire que le Collège de l’Hadopi peut décider de porter ». Autant de mission confiée par la loi Hadopi. Enfin, un lab sur les questions sociétales évoquera la dimension philosophique et planchera sur « la création, la propriété et la liberté dans le monde numérique et de flux du 21ème siècle ».

Ces divers ateliers poursuivent plusieurs fonctions, autre que celle d’alimenter le débat : il s’agira d’abord de compenser l’absence d’études qui marqua l’adoption d’Hadopi 1 puis 2 – exception faite du rapport Tera qui s’était appuyé sur les chiffres de l’industrie de la culture pour expliquer l’impact économique des échanges illicites.

De même, l’Hadopi se constituera au fil des travaux une base de connaissances à portée de main, pour contrer les critiques ou les remarques sur l’économie de la réponse graduée. La Rue du Texel enfin, pourra se voiler sous une certaine légitimité démocratique via ces « agoras ». Car pendant que ces experts discuteront, la Rue du Texel poursuivra son traitement de masse : identifications des IP en amont, et de 50 à 100 000 menaces pédagogiques par jour en aval.
le 26 janvier 2011 à 14:39 (11 511 lectures)