Dans le Canard Enchaîné de cette semaine, on apprend « la fureur » de Frédéric Mitterrand lorsqu’il a appris la nomination de l’architecte d’Hadopi, Olivier Henrard, comme conseiller culturel de Sarkozy. « Mitterrand redoute d’être mis sous la tutelle d’un ancien collaborateur qui, en outre, l’avait quitté pour cause d’incompatibilité d’humeur » note le journal.
Ces critiques sont à rapprocher avec un long billet publié aux Cahiers de la Fonction Publique, en octobre dernier, et pointé par Emmanuel Berretta.
Les défauts organisationnels du ministère de la Culture
Là, Olivier Henrard qui émet le souhait d’un « ministère de l’économie et des industries culturelles », listait les défauts organisationnels du ministère de la Culture. « La densité de cet agenda, la diversité et la technicité des questions soulevées, exigent de toute évidence que le ministère de la Culture et de la Communication y consacre des compétences juridiques, économiques et technologiques particulièrement solides ».
L'oubli du bug constitutionnel d'Hadopi 1
Or, la mise en production de ce principe est perfectible. L’artisan d’Hadopi dénonçait par exemple le fait que « le droit de la propriété littéraire et artistique [soit] confié, au sein du secrétariat général, à un bureau de quatre à cinq agents, soit 1/300e de l’effectif de l’administration centrale, choix qui semble singulièrement inapproprié au regard de l’actualité normative du ministère en ce domaine et des enjeux nationaux et internationaux soulevés par la propriété intellectuelle ».
Henrard ne rappelle pas la gifle qu'avait pris son Hadopi 1 devant le Conseil constitutionnel pour de multiples violations notamment à la Déclaration des droits de l'homme (présomption de culpabilité).
Un seul agent pour gérer la question de la copie privée
Il préfère cet autre exemple symptomatique : « La préparation et le secrétariat des travaux de la Commission pour la rémunération de la copie privée sont assurés par un unique agent. Or, les décisions cette commission, dotée par le législateur d’un pouvoir réglementaire autonome pour fixer l’assiette et du barème de la rémunération pour copie privée, conditionnent le prélèvement, sur le prix des supports de copie (CD vierges, clés USB, etc.), d’un montant annuel de 180 M€ de droits, soit l’équivalent du quart du budget total consacré par le ministère au programme « Création » (737 M€ en 2011). »
Or, toutes les décisions sont systématiquement contestées devant le Conseil d’État, ce qui ouvre « une période d’insécurité juridique pour l’ensemble des ayants droit bénéficiaires de cette ressource qui vient équilibrer l’ensemble du système français de financement de la création dans les domaines de la musique, de l’audiovisuel, du cinéma et de l’image fixe ».
Les leçons qui n'ont pas été tirées
Dans le même temps, le ministère doit négocier avec Apple sur la copie privée justement, sur la question des contenus licites avec YouTube, la participation d’iTunes à la Carte Musique, la numérisation des collections de la Bibliothèque nationale de France (BnF), etc. « Force est de constater que les conséquences de ce nouvel ordre du monde n’ont pas été tirées dans l’organisation du ministère, ni surtout dans la répartition de ses moyens humains et le recrutement des compétences qu’il a nécessairement besoin de s’attacher. »
Le possible départ de Frédéric Mitterrand
De cette petite guerre naissent des rumeurs. Ainsi, dans les couloirs, nous avons eu de notre côté l’écho d’un possible départ de Frédéric Mitterrand. Son point de chute serait la présidence de l'association française du festival international du film qui gère le Festival de Cannes. « Cela devrait se faire d'ici quelques semaines si entre-temps il n'est pas revenu en odeur de sainteté à l'Élysée » nous indique un acteur politique.
Ces critiques sont à rapprocher avec un long billet publié aux Cahiers de la Fonction Publique, en octobre dernier, et pointé par Emmanuel Berretta.
Les défauts organisationnels du ministère de la Culture
Là, Olivier Henrard qui émet le souhait d’un « ministère de l’économie et des industries culturelles », listait les défauts organisationnels du ministère de la Culture. « La densité de cet agenda, la diversité et la technicité des questions soulevées, exigent de toute évidence que le ministère de la Culture et de la Communication y consacre des compétences juridiques, économiques et technologiques particulièrement solides ».
L'oubli du bug constitutionnel d'Hadopi 1
Or, la mise en production de ce principe est perfectible. L’artisan d’Hadopi dénonçait par exemple le fait que « le droit de la propriété littéraire et artistique [soit] confié, au sein du secrétariat général, à un bureau de quatre à cinq agents, soit 1/300e de l’effectif de l’administration centrale, choix qui semble singulièrement inapproprié au regard de l’actualité normative du ministère en ce domaine et des enjeux nationaux et internationaux soulevés par la propriété intellectuelle ».
Henrard ne rappelle pas la gifle qu'avait pris son Hadopi 1 devant le Conseil constitutionnel pour de multiples violations notamment à la Déclaration des droits de l'homme (présomption de culpabilité).
Un seul agent pour gérer la question de la copie privée
Il préfère cet autre exemple symptomatique : « La préparation et le secrétariat des travaux de la Commission pour la rémunération de la copie privée sont assurés par un unique agent. Or, les décisions cette commission, dotée par le législateur d’un pouvoir réglementaire autonome pour fixer l’assiette et du barème de la rémunération pour copie privée, conditionnent le prélèvement, sur le prix des supports de copie (CD vierges, clés USB, etc.), d’un montant annuel de 180 M€ de droits, soit l’équivalent du quart du budget total consacré par le ministère au programme « Création » (737 M€ en 2011). »
Or, toutes les décisions sont systématiquement contestées devant le Conseil d’État, ce qui ouvre « une période d’insécurité juridique pour l’ensemble des ayants droit bénéficiaires de cette ressource qui vient équilibrer l’ensemble du système français de financement de la création dans les domaines de la musique, de l’audiovisuel, du cinéma et de l’image fixe ».
Les leçons qui n'ont pas été tirées
Dans le même temps, le ministère doit négocier avec Apple sur la copie privée justement, sur la question des contenus licites avec YouTube, la participation d’iTunes à la Carte Musique, la numérisation des collections de la Bibliothèque nationale de France (BnF), etc. « Force est de constater que les conséquences de ce nouvel ordre du monde n’ont pas été tirées dans l’organisation du ministère, ni surtout dans la répartition de ses moyens humains et le recrutement des compétences qu’il a nécessairement besoin de s’attacher. »
Le possible départ de Frédéric Mitterrand
De cette petite guerre naissent des rumeurs. Ainsi, dans les couloirs, nous avons eu de notre côté l’écho d’un possible départ de Frédéric Mitterrand. Son point de chute serait la présidence de l'association française du festival international du film qui gère le Festival de Cannes. « Cela devrait se faire d'ici quelques semaines si entre-temps il n'est pas revenu en odeur de sainteté à l'Élysée » nous indique un acteur politique.
Le 10 janvier 2011 à 09:14
(22 987
lectures)
Il y a 75 commentaires
Commentaire_supprime
Le lundi 10 janvier 2011 à 12:24:21
#51
Inscrit
le vendredi 31 octobre 08
-
24567
commentaires
ben c'est logique au bout d'un moment,je comprends ta réaction
Toutafé. Et j'appelle cette méthode un nuke de news.
Comme déjà dit par plusieurs membres de l'équipe, faire de la modération en permanence, ça devient tuant.
Sinon, pour recoller au [strike]slip[/strike] sujet, s'ils se tirent dessus au plus haut sommet, on va bien rire.
1/2 terrand me semble avoir géré la merde a minima parce qu'il savait bien que c'était un piège à cons modèle grand luxe avec toutes les options, et Henrard veut reprendre le machin pour le faire tourner à la schlague.
Je me demande si on ne va pas perdre un incapable qui s'en fout passablement pour le remplacer par un technocrate potentiellement compétent, a minima en gestion des ressources humaines, qui va tenter de faire fonctionner le truc coûte que coûte.
Au moins, avec 1/2 terrand, on est sûr qu'Hadopi reste une couteuse et risible inutilité. Avec Henrard aux manettes, ça risque être pire... ou pas ?
En fait, Frédo attend que ca pour se barrer et retourner en thailande...
Seth-Erminatores
Le lundi 10 janvier 2011 à 12:28:44
#53
Inscrit
le dimanche 13 novembre 05
-
7983
commentaires
Toutafé. Et j'appelle cette méthode un nuke de news.
Comme déjà dit par plusieurs membres de l'équipe, faire de la modération en permanence, ça devient tuant.
je comprends pas pk on ne peut attaquer sur le physique, on se fout bien de la gueule des handicapés !
faudra renommer le ministère de la culture en ministère du fusible
Vilainkrauko
Le lundi 10 janvier 2011 à 13:36:40
#56
Inscrit
le mardi 24 février 09
-
4030
commentaires
Le possible départ de Frédéric Mitterrand
On sait qui donne les ordre.
J'avais dit pas d'attaque sur le physique, il y en a eu des 10ene et des 10ene. Je perds un temps fou à supprimer l'un après l'autre les messages (plus de 200) alors que je suis plutôt là pour rédiger. On n'a pas de modérateur dans notre équipe, on ne veut modérer a priori les messages. Dans le nouveau PCI, on va trouver autre chose pour gérer cela. Croyez bien que je ne dynamite pas de gaieté de coeur (et sans pression).
Ce n'est pas parce que nos chères gouvernants ne nous "respectent" pas qu'il faille en faire autant entre nous ou envers eux.
paradise
Le lundi 10 janvier 2011 à 13:52:42
#58
Inscrit
le dimanche 10 avril 05
-
13388
commentaires
Quand j'entends le mot "Kultur" je ... :
1/ sors mon portefeuille
2/ sors de mon petit éphèbe de 40 ans mais qui ne les fait pas
3/ sors mon Henrard
4/ sors de la Princesse de Clèves
5/ sors mon pare-feux
(...)
1/ sors mon portefeuille
2/ sors de mon petit éphèbe de 40 ans mais qui ne les fait pas
3/ sors mon Henrard
4/ sors de la Princesse de Clèves
5/ sors mon pare-feux
(...)
Moi je sors mon flingue.
il n'y a plus de tiroir libre pour en ranger d'autres
vire le stock de mitterand, ca fera de la place dans le congelateur
paradise
Le lundi 10 janvier 2011 à 13:59:31
#60
Inscrit
le dimanche 10 avril 05
-
13388
commentaires
Décidément, je me demande si tous ces lèche-culs du Gvt espèrent encore quelque chose avec Sarkozy.
Ça se tire dans les pattes entre courtisans, mais à la finale tous se retrouvent b... parce que notre petit Président est un coq versatile et lunatique.
Bien fait pour eux, sauf qu'en effet le point de chute, pour cette élite admirable (
), ce n'est certes pas le Pôle Emploi.
Quand je dis qu'il faut ressortir la guillotine !
Ça se tire dans les pattes entre courtisans, mais à la finale tous se retrouvent b... parce que notre petit Président est un coq versatile et lunatique.
Bien fait pour eux, sauf qu'en effet le point de chute, pour cette élite admirable (
), ce n'est certes pas le Pôle Emploi. Quand je dis qu'il faut ressortir la guillotine !
Il n'est plus possible de commenter cette actualité
Vous devez être connecté ou vous inscrire en haut pour pouvoir participer aux commentaires.











