La SACEM soutient du bout des doigts la Carte Musique Jeune. Devant les députés, la Société des Auteurs a admis que le dispositif « permet d’orienter le public vers la consommation légale payante » mais l’orientation peut avoir des effets pernicieux pour le catalogue national.
« C’est le revers de la médaille » regrette Bernard Myiet : « elle n’a aucun effet sur la consommation et la production, du fait que la subvention favorise toutes les œuvres, françaises et étrangères, notamment anglo-américaines, contrairement à une politique d’orientation des marchés ». Ainsi, c’est davantage les producteurs mondiaux qui devraient s’en tirer à bon compte avec ce dispositif payé pour moitié par le consommateur, et pour l’autre par le contribuable.
Les propos rappellent ceux de Jean Arthuis, président de la commission des finances, qui dénonçait le 22 novembre dernier ce dispositif lors d’un débat sur le livre numérique. Le sénateur évoquait spécialement la situation des créations immatérielles vis-à-vis de la TVA luxembourgeoise : « Il faut savoir que toutes les institutions territoriales qui offriront à leurs jeunes concitoyens une carte d’accès à la musique numérique alimenteront le budget luxembourgeois. »
Désengagement des ayants droit
On se souvient également comment l'industrie musicale avait réussi à sauver ses billes dans l'accouchement du dispositif.
Dans le texte initial, elle devait cofinancer jusqu'à 10 euros par carte, le reste étant réparti entre l'Etat (le contribuable) et le jeune consommateur de 12 à 25 ans.
Dans le texte final, l'intervention financière des ayants droit n'est devenue finalement qu'optionnelle, et ne concernait qu'une petite partie de la promotion des oeuvres, non de l'achat de la carte. Le ministère de la Culture a accepté sans rechigner ce désengagement financier. La Rue de Valois estimait « plus opportun de rechercher un accord avec les ayants droit sur la gestion collective volontaire et sur la libération des droits sans interférer avec la mise en œuvre de la « carte musique jeune », sauf à retarder sa mise en œuvre ». C'était en avril 2010, depuis on attend toujours cette fameuse gestion collective volontaire.
Plutôt une contribution compensatrice
Mercredi dernier à l'Assemblée nationale, la SACEM s’est dite plus « favorable à une contribution compensatoire permettant de mieux tenir compte des flux et d’orienter une partie des ressources vers la production nationale, comme cela se fait dans l’audiovisuel ».
Cette fameuse « contribution compensatrice » est réclamée par la SACEM depuis des années. Son objet n’est pas d’autoriser tous les échanges en compensation d’une taxe, mais d’infliger une ponction financière sur le dos des FAI pour souligner leur « responsabilité financière des FAI » sur les contenus illicites qui transitent dans leurs tuyaux.
La société des auteurs compositeurs milite ainsi pour cette « contribution de droit privé modulable à la charge des FAI afin de compenser les préjudices passés et futurs subis par les ayants droit de la musique, du fait des échanges non autorisés d’oeuvres musicales protégées ».
« C’est le revers de la médaille » regrette Bernard Myiet : « elle n’a aucun effet sur la consommation et la production, du fait que la subvention favorise toutes les œuvres, françaises et étrangères, notamment anglo-américaines, contrairement à une politique d’orientation des marchés ». Ainsi, c’est davantage les producteurs mondiaux qui devraient s’en tirer à bon compte avec ce dispositif payé pour moitié par le consommateur, et pour l’autre par le contribuable.
Les propos rappellent ceux de Jean Arthuis, président de la commission des finances, qui dénonçait le 22 novembre dernier ce dispositif lors d’un débat sur le livre numérique. Le sénateur évoquait spécialement la situation des créations immatérielles vis-à-vis de la TVA luxembourgeoise : « Il faut savoir que toutes les institutions territoriales qui offriront à leurs jeunes concitoyens une carte d’accès à la musique numérique alimenteront le budget luxembourgeois. »
Désengagement des ayants droit
On se souvient également comment l'industrie musicale avait réussi à sauver ses billes dans l'accouchement du dispositif.
Dans le texte initial, elle devait cofinancer jusqu'à 10 euros par carte, le reste étant réparti entre l'Etat (le contribuable) et le jeune consommateur de 12 à 25 ans.
Dans le texte final, l'intervention financière des ayants droit n'est devenue finalement qu'optionnelle, et ne concernait qu'une petite partie de la promotion des oeuvres, non de l'achat de la carte. Le ministère de la Culture a accepté sans rechigner ce désengagement financier. La Rue de Valois estimait « plus opportun de rechercher un accord avec les ayants droit sur la gestion collective volontaire et sur la libération des droits sans interférer avec la mise en œuvre de la « carte musique jeune », sauf à retarder sa mise en œuvre ». C'était en avril 2010, depuis on attend toujours cette fameuse gestion collective volontaire.
Plutôt une contribution compensatrice
Mercredi dernier à l'Assemblée nationale, la SACEM s’est dite plus « favorable à une contribution compensatoire permettant de mieux tenir compte des flux et d’orienter une partie des ressources vers la production nationale, comme cela se fait dans l’audiovisuel ».
Cette fameuse « contribution compensatrice » est réclamée par la SACEM depuis des années. Son objet n’est pas d’autoriser tous les échanges en compensation d’une taxe, mais d’infliger une ponction financière sur le dos des FAI pour souligner leur « responsabilité financière des FAI » sur les contenus illicites qui transitent dans leurs tuyaux.
La société des auteurs compositeurs milite ainsi pour cette « contribution de droit privé modulable à la charge des FAI afin de compenser les préjudices passés et futurs subis par les ayants droit de la musique, du fait des échanges non autorisés d’oeuvres musicales protégées ».
Le 30 novembre 2010 à 12:12
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Il y a 79 commentaires
paradise
Le mardi 30 novembre 2010 à 13:24:32
#21
Inscrit
le dimanche 10 avril 05
-
13380
commentaires
Conclusion : continuez à télécharger, de toutes façons c'est déjà payé
Exactement, il n'y a pas de raison de se priver, et d'ailleurs l'an prochain c'est VPN et tout le toutim, et je me lance dans le piratage comme un goret.
Hadopi et SACEM avec les taxes aveugles tous azimutsm'ont clairement démontré que les cons c'était nous, et qu'en haut ils se gavaient sur notre tronche, plus aucun scrupule à présent vu qu'eux n'en ont pas du tout.
GuiTheGuy
Le mardi 30 novembre 2010 à 13:38:44
#22
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le mardi 19 octobre 10
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540
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« elle n’a aucun effet sur la consommation et la production, du fait que la subvention favorise toutes les œuvres, françaises et étrangères, notamment anglo-américaines, contrairement à une politique d’orientation des marchés »
Heuuuu... C'est quoi une politique d'orientation des marchés? Déjà qu'on nous dit comment penser, comment voter, maintenant même plus de pub, on nous dit quoi acheter? Ah putain c'est beau la novlangue. Bienvenu en 1984.
Commentaire_supprime
Le mardi 30 novembre 2010 à 13:41:49
#23
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le vendredi 31 octobre 08
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Exactement, il n'y a pas de raison de se priver, et d'ailleurs l'an prochain c'est VPN et tout le toutim, et je me lance dans le piratage comme un goret.
Hadopi et SACEM avec les taxes aveugles tous azimutsm'ont clairement démontré que les cons c'était nous, et qu'en haut ils se gavaient sur notre tronche, plus aucun scrupule à présent vu qu'eux n'en ont pas du tout.
Hadopi et SACEM avec les taxes aveugles tous azimutsm'ont clairement démontré que les cons c'était nous, et qu'en haut ils se gavaient sur notre tronche, plus aucun scrupule à présent vu qu'eux n'en ont pas du tout.
+1 ! Vais faire pareil aussi version NG bin tant que j'y suis !
Ils nous tondent, qu'on les enc
le ! A ce niveau-là, c'est de la légitime défense ! Voile le fond de ma pensée à leur égard !
Pays de merde.
Faudrait une taxe sur les voitures en prévision des prochaines contraventions.
Oh doucement, n'insulte pas tout un pays non plus
Exactement, il n'y a pas de raison de se priver, et d'ailleurs l'an prochain c'est VPN et tout le toutim, et je me lance dans le piratage comme un goret.
Hadopi et SACEM avec les taxes aveugles tous azimutsm'ont clairement démontré que les cons c'était nous, et qu'en haut ils se gavaient sur notre tronche, plus aucun scrupule à présent vu qu'eux n'en ont pas du tout.
Hadopi et SACEM avec les taxes aveugles tous azimutsm'ont clairement démontré que les cons c'était nous, et qu'en haut ils se gavaient sur notre tronche, plus aucun scrupule à présent vu qu'eux n'en ont pas du tout.
Entre pirater et ne pas acheter des oeuvres qui ne m'intéresse pas je choisi la seconde solution.
Le chiffre du piratage, si tant est qu'il soit basé sur des méthodes de comptage crédibles, leurs permet de justifier des mesures comme l'HADOPI, taxes de copies privées...
Très adéquat comme pensée :) Tiens j'vais me ré écouter leur album...
HeXxiA
Le mardi 30 novembre 2010 à 13:53:08
#27
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le vendredi 26 novembre 10
-
292
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"Carte Musique Jeune", m'en fout on sera tous vieux
Et moi ma carte Musique/Films etc.. Jeune, c'est un bon VPN
Et moi ma carte Musique/Films etc.. Jeune, c'est un bon VPN
La news a dit :
« Il faut savoir que toutes les institutions territoriales qui offriront à leurs jeunes concitoyens une carte d’accès à la musique numérique alimenteront le budget luxembourgeois. »
« Il faut savoir que toutes les institutions territoriales qui offriront à leurs jeunes concitoyens une carte d’accès à la musique numérique alimenteront le budget luxembourgeois. »
Tient c'est bizarre ils le remarque pour ça mais pas pour la taxe copie privée ?
Entre pirater et ne pas acheter des oeuvres qui ne m'intéresse pas je choisi la seconde solution.
Le chiffre du piratage, si tant est qu'il soit basé sur des méthodes de comptage crédibles, leurs permet de justifier des mesures comme l'HADOPI, taxes de copies privées...
Le chiffre du piratage, si tant est qu'il soit basé sur des méthodes de comptage crédibles, leurs permet de justifier des mesures comme l'HADOPI, taxes de copies privées...
ha ben... hadopi, sacem tout ca:
combat pour la musique legale*$
*seulement celle sur laquelle ils gagnent quelquechose
Robin dubois, vole aux [strike]franc[/strike]cons pour donner aux [strike]rich[/strike]majors et politiciens.
combat pour la musique legale*$
*seulement celle sur laquelle ils gagnent quelquechose
Robin dubois, vole aux [strike]franc[/strike]cons pour donner aux [strike]rich[/strike]majors et politiciens.
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