Nous parlons régulièrement sur PC INpact du protocole IP, notamment parce que sa version 4 ne permet qu’un nombre assez limité d’adresses. Assez, parce que les besoins en adresses IP étaient jusqu'alors complexes à prévoir. Aujourd’hui cependant, il est clairement temps d’accélérer la transition vers IPv6, car la réserve est en train de s’effondrer.
La société Huricane Electric, un gros hébergeur américain, vient de publier sur son site une page spéciale dédiée à cette fameuse réserve d’adresses IP encore disponibles, le « pool ». Si l’on se rend sur ladite page, on se rend vite compte que le nombre disponible baisse rapidement. À l’heure où nous écrivons ces lignes, seules 166 millions d’adresses environ seraient encore disponibles.
Pour accompagner la publication de cette page, un compte Twitter spécial a été créé pour suivre les principales annonces qui en découlent. Et la plus importante actuellement est sans conteste le temps qu’il reste avant épuisement des adresses : 102 jours.
Pour dire les choses plus simplement, il ne resterait que trois mois avant que le pool ne soit entièrement vide. Publicité de la part d’Huricane Electric ou véritable message d’avertissement, toujours est-il que le temps presse.
Mais si le constat est important, la solution l’est bien davantage. Il n’existe qu’une solution « miracle » : le passage à IPv6. Malheureusement, et quand bien même elle règlerait tous les problèmes, elle est la plus complexe à mettre en place. Il reste en effet de très nombreuses infrastructures réseaux qui ne sont pas encore compatibles.
L’autre difficulté réside dans la manière dont les utilisateurs finaux vont être avertis. Ceux qui ont acheté une machine dans les dernières années, notamment depuis Vista, ne devraient pas voir de différence. Mais une bonne partie du parc mondial est encore sous Windows XP. Or le passage à IPv6 va entraîner de sérieux problèmes sur les systèmes non correctement à jour.
En attendant, que peut-on imaginer qu’il se passera quand le pool sera vide ? Il y a de fortes chances que personne ne voit la différence pendant un temps. Il existe en effet de nombreuses techniques qui servent à mitiger le manque d’adresses : partage d’adresses, NAT, adressage privé et autres. Aucune ne peut prétendre à être réellement durable, mais elles permettront d’attendre encore que le protocole IPv6 se fasse plus présent.
Car du temps, il en faudra. Le trafic IPv6 représente une proportion infinitésimale de l’ensemble d’Internet, et sa mise en place réclame un effort concerté entre les hébergeurs, les gouvernements, toutes les entreprises concernées par les réseaux, ainsi que tous les clients finaux, particuliers comme professionnels.
La société Huricane Electric, un gros hébergeur américain, vient de publier sur son site une page spéciale dédiée à cette fameuse réserve d’adresses IP encore disponibles, le « pool ». Si l’on se rend sur ladite page, on se rend vite compte que le nombre disponible baisse rapidement. À l’heure où nous écrivons ces lignes, seules 166 millions d’adresses environ seraient encore disponibles.
Pour accompagner la publication de cette page, un compte Twitter spécial a été créé pour suivre les principales annonces qui en découlent. Et la plus importante actuellement est sans conteste le temps qu’il reste avant épuisement des adresses : 102 jours.
Pour dire les choses plus simplement, il ne resterait que trois mois avant que le pool ne soit entièrement vide. Publicité de la part d’Huricane Electric ou véritable message d’avertissement, toujours est-il que le temps presse.
Mais si le constat est important, la solution l’est bien davantage. Il n’existe qu’une solution « miracle » : le passage à IPv6. Malheureusement, et quand bien même elle règlerait tous les problèmes, elle est la plus complexe à mettre en place. Il reste en effet de très nombreuses infrastructures réseaux qui ne sont pas encore compatibles.
L’autre difficulté réside dans la manière dont les utilisateurs finaux vont être avertis. Ceux qui ont acheté une machine dans les dernières années, notamment depuis Vista, ne devraient pas voir de différence. Mais une bonne partie du parc mondial est encore sous Windows XP. Or le passage à IPv6 va entraîner de sérieux problèmes sur les systèmes non correctement à jour.
En attendant, que peut-on imaginer qu’il se passera quand le pool sera vide ? Il y a de fortes chances que personne ne voit la différence pendant un temps. Il existe en effet de nombreuses techniques qui servent à mitiger le manque d’adresses : partage d’adresses, NAT, adressage privé et autres. Aucune ne peut prétendre à être réellement durable, mais elles permettront d’attendre encore que le protocole IPv6 se fasse plus présent.
Car du temps, il en faudra. Le trafic IPv6 représente une proportion infinitésimale de l’ensemble d’Internet, et sa mise en place réclame un effort concerté entre les hébergeurs, les gouvernements, toutes les entreprises concernées par les réseaux, ainsi que tous les clients finaux, particuliers comme professionnels.
Source :
Huricane
Vincent Hermann
le 22 novembre 2010 à 11:24
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