Récemment, de gros problèmes dans la gestion du développement d’OpenOffice.org ont provoqué une scission importante au niveau des personnes travaillant sur le projet. La suite bureautique libre et gratuite est gérée par Oracle, et les décisions prises ont été loin de contenter tout le monde. De fait, une partie des développeurs (environ une trentaine) a quitté l’association qui entourait OpenOffice.org pour se consacrer entièrement à une nouvelle structure. Il est donc temps d’en savoir un peu plus sur l’avenir de LibreOffice.
La création de la Document Foundation, nom de la nouvelle structure, est une étape importante dans la vie de la suite bureautique. Il faudra compter désormais avec deux versions, dont les différences fonctionnelles risquent de prendre le large avec le temps : OpenOffice.org d’un côté, LibreOffice de l’autre. La deuxième est gérée par la Document Foundation et ne répond à la gouvernance d’aucune société particulière. Pour les développeurs, les idées peuvent maintenant enfin commencer à jouer pleinement leur rôle.
Le message est donc simple : LibreOffice va énormément progresser, et donc changer. La version 3.3, actuellement en cours de développement, est très fortement basée sur la mouture 3.3 d’OpenOffice.org. La chose est normale, et ne représente donc pas ce qui va se passer ensuite. Le groupe de travail a visiblement de nombreuses idées à appliquer, et cela va commencer par de vastes améliorations internes. Par exemple :
Mais le plus important est, selon le développeur Florian Effenberger qui a rédigé une lettre d’annonce, que les développeurs vont se focaliser sur ce qu’ils pensent être le nouveau paradigme d’une suite bureautique : une focalisation complète sur le document, non sur le logiciel lui-même comme actuellement. Dans l’avenir que se représente la Document Foundation, le document est donc au centre de tout, le logiciel n’était qu’une « couche, en charge de la création ou de la présentation des contenus ».
Ce qui va changer dans la pratique ? On ne le sait pas encore, mais une chose est certaine : l’interface de LibreOffice risque de changer profondément. Il faut dire que l’actuelle commence sérieusement à dater, même si elle offre l’avantage d’être parfaitement maitrisable par tout un chacun, du fait de son quasi-immobilisme. Microsoft avec ses Rubans, et IBM avec son panneau latéral et ses onglets, ont tenté chacun d’apporter un souffle d’air frais, respectivement dans Office et Lotus Symphony. La vision de la Document Foundation sera donc attendue de pied ferme, car elle offre une manière quasi-inédite de percevoir le travail bureautique.
D’ici là, la Document Foundation, basée sur l’ouverture et la méritocratie, devra également faire la preuve de son fonctionnement, même s’il est évident que le projet devait être en gestation depuis un bon moment. Pour l’instant, les utilisateurs qui souhaitent se pencher sur l’actuelle version 3.3 peuvent récupérer sa bêta 2 depuis le site officiel. Elle est disponible pour Windows, Linux et Mac OS X. Précisions : la version Windows est internationale, tandis que les moutures Mac OS X et Linux sont en anglais, les packs linguistiques étant à télécharger séparément.
La création de la Document Foundation, nom de la nouvelle structure, est une étape importante dans la vie de la suite bureautique. Il faudra compter désormais avec deux versions, dont les différences fonctionnelles risquent de prendre le large avec le temps : OpenOffice.org d’un côté, LibreOffice de l’autre. La deuxième est gérée par la Document Foundation et ne répond à la gouvernance d’aucune société particulière. Pour les développeurs, les idées peuvent maintenant enfin commencer à jouer pleinement leur rôle.
Le message est donc simple : LibreOffice va énormément progresser, et donc changer. La version 3.3, actuellement en cours de développement, est très fortement basée sur la mouture 3.3 d’OpenOffice.org. La chose est normale, et ne représente donc pas ce qui va se passer ensuite. Le groupe de travail a visiblement de nombreuses idées à appliquer, et cela va commencer par de vastes améliorations internes. Par exemple :
- Un tout nouveau moteur pour le tableur Calc, baptisé Ixion, qui doit apporter de meilleures performances, être utilisable pour différents types d’utilisation et apporter des fonctionnalités importantes comme la gestion de bases de données et le support des macros VBA.
- Writer devrait subir des améliorations sur la fidélité de la mise en page
- Impress devrait être amélioré sur la fidélité des diaporamas
Mais le plus important est, selon le développeur Florian Effenberger qui a rédigé une lettre d’annonce, que les développeurs vont se focaliser sur ce qu’ils pensent être le nouveau paradigme d’une suite bureautique : une focalisation complète sur le document, non sur le logiciel lui-même comme actuellement. Dans l’avenir que se représente la Document Foundation, le document est donc au centre de tout, le logiciel n’était qu’une « couche, en charge de la création ou de la présentation des contenus ».
Ce qui va changer dans la pratique ? On ne le sait pas encore, mais une chose est certaine : l’interface de LibreOffice risque de changer profondément. Il faut dire que l’actuelle commence sérieusement à dater, même si elle offre l’avantage d’être parfaitement maitrisable par tout un chacun, du fait de son quasi-immobilisme. Microsoft avec ses Rubans, et IBM avec son panneau latéral et ses onglets, ont tenté chacun d’apporter un souffle d’air frais, respectivement dans Office et Lotus Symphony. La vision de la Document Foundation sera donc attendue de pied ferme, car elle offre une manière quasi-inédite de percevoir le travail bureautique.
D’ici là, la Document Foundation, basée sur l’ouverture et la méritocratie, devra également faire la preuve de son fonctionnement, même s’il est évident que le projet devait être en gestation depuis un bon moment. Pour l’instant, les utilisateurs qui souhaitent se pencher sur l’actuelle version 3.3 peuvent récupérer sa bêta 2 depuis le site officiel. Elle est disponible pour Windows, Linux et Mac OS X. Précisions : la version Windows est internationale, tandis que les moutures Mac OS X et Linux sont en anglais, les packs linguistiques étant à télécharger séparément.
Source :
Document Foundation
Vincent Hermann
le 15 novembre 2010 à 16:15
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