Le remaniement ministériel aura donc eu raison du secrétariat à l’économie numérique. Celui-ci est désormais dilué dans les mains du ministère de l’économie, confié à Éric Besson. Celui-ci retrouve ainsi ce secteur qu’il avait quitté pour l’immigration nationale en janvier 2009. Besson avait été le chef d’orchestre du Plan Économie numérique 2012 dont le site affichait depuis des mois une erreur 404 du plus mauvais effet. La page a été cependant réactualisée le 8 novembre dernier avec cette citation prémonitoire : « Le droit à l'oubli numérique n'existe pas pour les engagements politiques ».
Un vert chasse NKM des ordinateurs
Nathalie Kosciusko-Morizet, qui avait vu ses derniers temps son secrétariat dépouillé de tous ses conseillers, se voit désormais confier le ministère de l’Écologie. Elle gagne du galon, mais disparaît des écrans d’ordinateur, où elle a été sans cesse coincée entre le ministère de la Culture (Hadopi), celui de l’Industrie (développement du numérique) et de l’Intérieur (LOPPSI).
Le retour de Frédéric Lefebvre
L’industrie justement : c’est désormais le très fidèle Frédéric Lefebvre qui se voit nommé secrétaire d’État à l'Artisanat, des PME, du Tourisme, des Services et de la Consommation. Celui-ci aura forcément à s’intéresser au numérique tout comme le faisait Hervé Novelli (qui félicitait l’arrivée de Free comme quatrième opérateur mobile)
Traditionnellement qualifié de chien de garde du sarkozysme, le retour de Lefebvre aux manettes va réactualiser de nombreux sujets. Il avait ainsi défendu l’idée du télétravail durant les congés maladie, exigé une commission d’enquête sur la publicité affichée sur les sites de streaming, accusant à demi mot des entreprises comme Priceminister de soutenir ce secteur. Fréderic Lefebre, fondateur d’un cabinet de lobbying, est également partisan du contrôle du CSA sur Internet et d’une régulation forte du web. (« Combien faudra-t-il de jeunes filles violées pour que les autorités réagissent ? Combien faudra-t-il de morts suite à l’absorption de faux médicaments ? Combien faudra-t-il d’adolescents manipulés ? Combien faudra-t-il de bombes artisanales explosant aux quatre coins du monde ? Combien faudra-t-il de créateurs ruinés par le pillage de leurs œuvres ? etc. )
Hadopi et LOPPSI
Le numérique, pour sa partie culture et communication, restera aussi dans les mains de Frédéric Mitterrand, qui se voit conforté Rue de Valois. Alors que la LOPPSI doit être discutée à la fin du mois, Brice Hortefeux reste aussi aux commandes et pourra donc conserver les manettes de ce sujet sensible, qui milite pour une démultiplication des sanctions commises en ligne, dont l’usurpation d’identité ou surtout le filtrage des sites sans intervention d’un juge judiciaire.
Un vert chasse NKM des ordinateurs
Nathalie Kosciusko-Morizet, qui avait vu ses derniers temps son secrétariat dépouillé de tous ses conseillers, se voit désormais confier le ministère de l’Écologie. Elle gagne du galon, mais disparaît des écrans d’ordinateur, où elle a été sans cesse coincée entre le ministère de la Culture (Hadopi), celui de l’Industrie (développement du numérique) et de l’Intérieur (LOPPSI).
Le retour de Frédéric Lefebvre
L’industrie justement : c’est désormais le très fidèle Frédéric Lefebvre qui se voit nommé secrétaire d’État à l'Artisanat, des PME, du Tourisme, des Services et de la Consommation. Celui-ci aura forcément à s’intéresser au numérique tout comme le faisait Hervé Novelli (qui félicitait l’arrivée de Free comme quatrième opérateur mobile)
Traditionnellement qualifié de chien de garde du sarkozysme, le retour de Lefebvre aux manettes va réactualiser de nombreux sujets. Il avait ainsi défendu l’idée du télétravail durant les congés maladie, exigé une commission d’enquête sur la publicité affichée sur les sites de streaming, accusant à demi mot des entreprises comme Priceminister de soutenir ce secteur. Fréderic Lefebre, fondateur d’un cabinet de lobbying, est également partisan du contrôle du CSA sur Internet et d’une régulation forte du web. (« Combien faudra-t-il de jeunes filles violées pour que les autorités réagissent ? Combien faudra-t-il de morts suite à l’absorption de faux médicaments ? Combien faudra-t-il d’adolescents manipulés ? Combien faudra-t-il de bombes artisanales explosant aux quatre coins du monde ? Combien faudra-t-il de créateurs ruinés par le pillage de leurs œuvres ? etc. )
Hadopi et LOPPSI
Le numérique, pour sa partie culture et communication, restera aussi dans les mains de Frédéric Mitterrand, qui se voit conforté Rue de Valois. Alors que la LOPPSI doit être discutée à la fin du mois, Brice Hortefeux reste aussi aux commandes et pourra donc conserver les manettes de ce sujet sensible, qui milite pour une démultiplication des sanctions commises en ligne, dont l’usurpation d’identité ou surtout le filtrage des sites sans intervention d’un juge judiciaire.
Marc Rees
le 15 novembre 2010 à 09:16
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