Une récente décision du Conseil d’État montre les limites qui encerclent les pouvoirs de la CNIL. Cet arrêt annule une délibération du 28 juin 2007 de la Commission Informatique et Libertés qui avait infligé une amende de 50 000 euros à une entreprise, après deux visites sur place dans ses locaux.
Dans cette affaire, une société d’agents privés spécialisée notamment dans le recouvrement de créance avait été contrôlée sur place par des agents de la Commission. Durant l’examen, ils décelèrent un traitement de données personnelles ainsi qu’une ribambelle de violations de la loi de 1978. Les fichiers illégaux contenaient par exemple des données relatives à la santé des personnes et à leur passé judiciaire, ne présentaient pas des garanties de sécurité, etc. En avril 2006, la CNIL met la société en demeure. Mais en octobre 2006, une nouvelle visite sur place constate la persistance des problèmes. La CNIL se fâche et inflige une sanction de 50 000 € en enjoignant la société de cesser d’exploiter ces fichiers, du moins sans régularisation des manquements.
Le Conseil d’État, saisi par la société, annulera cette décision. Pourquoi ? La loi autorise les membres de la CNIL et les agents habilités à avoir accès, de 6 heures à 21 heures, dans l’enceinte des établissements contrôlés. Toutefois, la CNIL a l’obligation d’informer préalablement le responsable des lieux de l’objet des vérifications. Cette information permet au chef d’entreprise de s’opposer à cette visite. Le cas échéant, la Commission peut alors se voir autoriser par un juge de mener à bien ses vérifications…
Or ici, la CNIL a oublié de donner cette information lors des visites, ou du moins n’a pu en apporter la preuve. Du coup, conclut le Conseil d’État, la sanction infligée « a été prise au terme d’une procédure irrégulière et elle doit [donc] être annulée » ; Comme le signale le site Legalis.net, ces 50 000 euros « devront être remboursés, la décision du Conseil d’État étant définitive ».
Dans cette affaire, une société d’agents privés spécialisée notamment dans le recouvrement de créance avait été contrôlée sur place par des agents de la Commission. Durant l’examen, ils décelèrent un traitement de données personnelles ainsi qu’une ribambelle de violations de la loi de 1978. Les fichiers illégaux contenaient par exemple des données relatives à la santé des personnes et à leur passé judiciaire, ne présentaient pas des garanties de sécurité, etc. En avril 2006, la CNIL met la société en demeure. Mais en octobre 2006, une nouvelle visite sur place constate la persistance des problèmes. La CNIL se fâche et inflige une sanction de 50 000 € en enjoignant la société de cesser d’exploiter ces fichiers, du moins sans régularisation des manquements.
Le Conseil d’État, saisi par la société, annulera cette décision. Pourquoi ? La loi autorise les membres de la CNIL et les agents habilités à avoir accès, de 6 heures à 21 heures, dans l’enceinte des établissements contrôlés. Toutefois, la CNIL a l’obligation d’informer préalablement le responsable des lieux de l’objet des vérifications. Cette information permet au chef d’entreprise de s’opposer à cette visite. Le cas échéant, la Commission peut alors se voir autoriser par un juge de mener à bien ses vérifications…
Or ici, la CNIL a oublié de donner cette information lors des visites, ou du moins n’a pu en apporter la preuve. Du coup, conclut le Conseil d’État, la sanction infligée « a été prise au terme d’une procédure irrégulière et elle doit [donc] être annulée » ; Comme le signale le site Legalis.net, ces 50 000 euros « devront être remboursés, la décision du Conseil d’État étant définitive ».
Le 5 novembre 2010 à 09:19
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Il y a 89 commentaires
je ne vois vraiment pas l’intérêt d'un contrôle si on prévient avant
la loi est vraiment merdique.
la loi est vraiment merdique.
C'est un peu comme le coup des perquisitions à 6h00 du matin.
Et le petit nom de cette société ?
the_frogkiller
Le vendredi 5 novembre 2010 à 09:27:59
#4
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le samedi 13 octobre 07
-
1399
commentaires
- bon je vous préviens je vais venir chez vous pour voir si vous avez de la drogue chez vous
- ok...
<... bruit de chasse d'eau ...>
- ok...
<... bruit de chasse d'eau ...>
GuyVer
Le vendredi 5 novembre 2010 à 09:37:03
#5
Inscrit
le mercredi 22 octobre 03
-
498
commentaires
Le but d'un contrôle c'est de venir par surprise... si les gens sont prévenus ils vont faire le ménage... et tu seras venu pour rien... débile...
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