Sur son blog, Alain Bazot, président de l’UFC-Que Choisir, indique que l’association ne participera pas aux « labs » d’Hadopi si l’on y invitait. « Participer à ces ateliers revient à légitimer une Hadopi qui est génétiquement programmée pour la répression, ce que je ne cautionne pas. De plus, ce débat a déjà été en partie tranché par le rapport Zelnik, dont les recommandations les plus fondamentales pour le développement de l’offre dite « légale » restent jusqu’à présent lettre morte. » (voir notre actualité)
Un écran de fumée
L’association voit surtout dans ces ateliers « une parodie de démocratie participative », en fait un « écran de fumée » qui évitera « de remettre en cause la politique du numérique actuelle. Ou de faire émerger quelques-unes des nombreuses alternatives existantes, comme la licence globale ! » (sur la gestion collective, voir cette actualité)
Le président de l'UFC explique un peu plus ses raisons :
L’intérêt de ces ateliers aura en toute évidence une portée très relative dans le système Hadopi, spécialement sur la labellisation des moyens de sécurisation.
Certes, un des labs planchera sur ce dispositif. En réalité, un projet de décret a été notifié en secret à Bruxelles cet été. Ce projet ne fait pas mention de ces labs, alors qu’ils avaient déjà été annoncés. Les moyens labellisés s’appuieront sur les conclusions de la Mission confiée au Pr Riguidel, un pro du Deep Packet Inspection (DPI), non sur les travaux des « labs ».
De plus, la Hadopi ne sera qu’une chambre d’enregistrement : dans le processus, les éditeurs de solutions de sécurité devront présenter leur logiciel à un centre agréé, qui délivrera un rapport. Si ce rapport est positif, la Hadopi délivrera un label, avec la puissance d'analyse du feu tricolore qui passe au vert. Annoncés acteurs, les labs ne seront finalement que des spectateurs rémunérés.
Un écran de fumée
L’association voit surtout dans ces ateliers « une parodie de démocratie participative », en fait un « écran de fumée » qui évitera « de remettre en cause la politique du numérique actuelle. Ou de faire émerger quelques-unes des nombreuses alternatives existantes, comme la licence globale ! » (sur la gestion collective, voir cette actualité)
Le président de l'UFC explique un peu plus ses raisons :
Des labs déconnectés du décret sur les moyens de sécurisation labellisés« Pour se redonner une légitimité, Hadopi a récemment annoncé la création de « Labs », des ateliers qui seront confiés à des experts indépendants pour plancher sur divers sujets : réseaux, économie de la création, usages en ligne, propriété intellectuelle… On croit rêver ! Après que le vote de la loi Hadopi, adoptée au forcing l’année dernière, ait complètement muselé le débat, voilà que la Haute autorité veut le rouvrir ! Sauf qu’en décidant de la composition des Labs, Hadopi gardera la maîtrise des travaux, dont les conclusions risquent de ne pas trop ébouriffer l’industrie culturelle naturellement ! Et pour motiver les bonnes volontés, les Labs seront dotés d’un budget alléchant d’un million d’euros, ce qui promet déjà d’arrondir significativement les fins de mois des experts sélectionnés -encore une bonne raison de rester objectif ! »
L’intérêt de ces ateliers aura en toute évidence une portée très relative dans le système Hadopi, spécialement sur la labellisation des moyens de sécurisation.
Certes, un des labs planchera sur ce dispositif. En réalité, un projet de décret a été notifié en secret à Bruxelles cet été. Ce projet ne fait pas mention de ces labs, alors qu’ils avaient déjà été annoncés. Les moyens labellisés s’appuieront sur les conclusions de la Mission confiée au Pr Riguidel, un pro du Deep Packet Inspection (DPI), non sur les travaux des « labs ».
De plus, la Hadopi ne sera qu’une chambre d’enregistrement : dans le processus, les éditeurs de solutions de sécurité devront présenter leur logiciel à un centre agréé, qui délivrera un rapport. Si ce rapport est positif, la Hadopi délivrera un label, avec la puissance d'analyse du feu tricolore qui passe au vert. Annoncés acteurs, les labs ne seront finalement que des spectateurs rémunérés.
Marc Rees
le 4 novembre 2010 à 11:47
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