Dans la note du ministère datant d'avril et publiée aujourd'hui dans nos colonnes, on sait que les ayants droit ont refusé de participer au financement de la Carte Musique Jeune. Leur défection a du coup laissé l’État et les jeunes de 12 à 25 ans le soin de financer seuls ce dispositif.
Surprise : le gouvernement a accepté sans trop rechigner ce désengagement, en sacrifiant dans le même temps le budget des consommateurs et des contribuables. Pourquoi ? Le ministère de la Culture explique que « parvenir à un autre arrangement avec les professionnels, tendant notamment à une prise en charge partielle (à hauteur de 5 € sur les 25) par les ayants droit, nécessiterait de longues négociations sans garantie de bonne fin ». L’enjeu fut de sortir la carte le plus vite possible.
Désengager les ayants droit, en échange de la gestion collective
Mais si le gouvernement a accepté la défection des ayants droit, c’était aussi et surtout dans l’espoir d’obtenir la gestion collective, autre mesure phare du rapport Zelnik. « Il semble dès lors plus opportun de rechercher un accord avec les ayants droit sur la gestion collective volontaire et sur la libération des droits sans interférer avec la mise en œuvre de la « carte musique jeune », sauf à retarder sa mise en œuvre ».
Problème : près d'un an plus tard, la gestion collective est toujours dans les cartons. Certes, elle doit être étudiée par une mission menée par Emmanuel Hoog, mais les majors ont toujours exprimé leur farouche opposition. Conclusion, à ce jour, l’industrie de la musique gagne sur tous les terrains : elle maximise ses profits sur la carte musique jeune et n’a toujours rien lâché sur la gestion collective.
Surprise : le gouvernement a accepté sans trop rechigner ce désengagement, en sacrifiant dans le même temps le budget des consommateurs et des contribuables. Pourquoi ? Le ministère de la Culture explique que « parvenir à un autre arrangement avec les professionnels, tendant notamment à une prise en charge partielle (à hauteur de 5 € sur les 25) par les ayants droit, nécessiterait de longues négociations sans garantie de bonne fin ». L’enjeu fut de sortir la carte le plus vite possible.
Désengager les ayants droit, en échange de la gestion collective
Mais si le gouvernement a accepté la défection des ayants droit, c’était aussi et surtout dans l’espoir d’obtenir la gestion collective, autre mesure phare du rapport Zelnik. « Il semble dès lors plus opportun de rechercher un accord avec les ayants droit sur la gestion collective volontaire et sur la libération des droits sans interférer avec la mise en œuvre de la « carte musique jeune », sauf à retarder sa mise en œuvre ».
Problème : près d'un an plus tard, la gestion collective est toujours dans les cartons. Certes, elle doit être étudiée par une mission menée par Emmanuel Hoog, mais les majors ont toujours exprimé leur farouche opposition. Conclusion, à ce jour, l’industrie de la musique gagne sur tous les terrains : elle maximise ses profits sur la carte musique jeune et n’a toujours rien lâché sur la gestion collective.
Marc Rees
le 4 novembre 2010 à 11:22
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