Dell vient de croquer Boomi, société basée en Pennsylvanie et spécialisée dans le cloud computing (informatique dans le nuage). Une nouvelle peu surprenante, alors que les acquisitions dans ce secteur devraient encore continuer ces prochains mois. Après s’être fait damer le pion par Hewlett-Packard sur le dossier 3PAR, Dell se rattrape donc...Dell vient de croquer Boomi, société basée en Pennsylvanie et spécialisée dans le cloud computing (informatique dans le nuage). Une nouvelle peu surprenante, alors que les acquisitions dans ce secteur devraient encore continuer ces prochains mois. Après s’être fait damer le pion par Hewlett-Packard sur le dossier 3PAR, Dell se rattrape donc avec Boomi.
La somme mise sur la table par Dell n’a pas été précisée. Le géant américain note seulement que Boomi exploite une technologie « révolutionnaire » nommée AtomSphere qui permet de simplifier au maximum les transferts de données pour ses clients.
À l’heure où tous les géants du secteur informatique et du Web proposent des solutions de cloud computing – HP, IBM, Microsoft, Oracle, Amazon, Google, etc. – Dell devait absolument réagir, d’autant plus après la perte de 3PAR. Offrant déjà depuis un moment des services de cloud computing, Dell devait néanmoins se renforcer, à l’instar de ses concurrents. C'est chose faite.
Cette volonté d’investir massivement dans ce secteur est aussi et surtout un moyen de varier ses sources de revenus. L’exemple le plus typique est la montée en puissance de HP (et plus récemment de Dell) dans le secteur des services, grande spécialité d’IBM. En rachetant EDS pour 13,9 milliards de dollars, Hewlett-Packard a frappé un très grand coup en 2008, devenant le principal concurrent de Big Blue dans ce secteur. L’an passé, Dell a pour sa part croqué Perot Systems pour 3,9 milliards de dollars.
Et si les intégrations de Perot Systems et de Boomi se passent sans encombre, il ne serait pas étonnant que Dell casse à nouveau sa tirelire pour se renforcer dans les services et le cloud computing, et ainsi être moins dépendant des ventes d’ordinateurs, aux marges de plus en plus réduites…
La somme mise sur la table par Dell n’a pas été précisée. Le géant américain note seulement que Boomi exploite une technologie « révolutionnaire » nommée AtomSphere qui permet de simplifier au maximum les transferts de données pour ses clients.
À l’heure où tous les géants du secteur informatique et du Web proposent des solutions de cloud computing – HP, IBM, Microsoft, Oracle, Amazon, Google, etc. – Dell devait absolument réagir, d’autant plus après la perte de 3PAR. Offrant déjà depuis un moment des services de cloud computing, Dell devait néanmoins se renforcer, à l’instar de ses concurrents. C'est chose faite.
Cette volonté d’investir massivement dans ce secteur est aussi et surtout un moyen de varier ses sources de revenus. L’exemple le plus typique est la montée en puissance de HP (et plus récemment de Dell) dans le secteur des services, grande spécialité d’IBM. En rachetant EDS pour 13,9 milliards de dollars, Hewlett-Packard a frappé un très grand coup en 2008, devenant le principal concurrent de Big Blue dans ce secteur. L’an passé, Dell a pour sa part croqué Perot Systems pour 3,9 milliards de dollars.
Et si les intégrations de Perot Systems et de Boomi se passent sans encombre, il ne serait pas étonnant que Dell casse à nouveau sa tirelire pour se renforcer dans les services et le cloud computing, et ainsi être moins dépendant des ventes d’ordinateurs, aux marges de plus en plus réduites…
Source :
Dell
Nil Sanyas
Journaliste, éditorialiste, créateur des LIDD, aime les interviews insolites et les tablettes tactiles. Présent sur Twitter et Google+.
Le 3 novembre 2010 à 09:07
(11 454
lectures)
Soutenez l'indépendance de PC INpact en devenant Premium
- Tout le contenu de PC INpact sans pub
- Et bien plus encore...
Il y a 29 commentaires
kamuisuki
Le mercredi 3 novembre 2010 à 10:20:25
#1
Inscrite
le mardi 23 juin 09
-
1945
commentaires
*Non me tappez paaaaas*
C'est quoi le cloud computing?
C'est quoi le cloud computing?
Je ne connais pas grand chose aux grandes boîtes qui peuvent être clientes de ce genre de solution, mais je suis toujours sceptique que des entreprises puissent externaliser leurs données.
Encore pour du calcul je peux comprendre (bien que si on peut se payer un sous-traitant qui calcule on doit pouvoir s'offrir des calculateurs soi-même), mais au niveau des données ça m'étonnerait beaucoup que ça marche un jour en entreprise. Je n'imagine pas un grande boîte donner à leurs employés des adresses gmail.
Encore pour du calcul je peux comprendre (bien que si on peut se payer un sous-traitant qui calcule on doit pouvoir s'offrir des calculateurs soi-même), mais au niveau des données ça m'étonnerait beaucoup que ça marche un jour en entreprise. Je n'imagine pas un grande boîte donner à leurs employés des adresses gmail.
manudwarf
Le mercredi 3 novembre 2010 à 10:25:34
#3
Inscrit
le dimanche 14 décembre 08
-
4174
commentaires
*Non me tappez paaaaas*
C'est quoi le cloud computing?
C'est quoi le cloud computing?
C'est confier ton informatique à un prestataire externe. Résultat : ton info se limite à des PC reliés à internet avec un navigateur web.
Ça a ses avantages & inconvénients...
manudwarf
Le mercredi 3 novembre 2010 à 10:30:10
#4
Inscrit
le dimanche 14 décembre 08
-
4174
commentaires
Je ne connais pas grand chose aux grandes boîtes qui peuvent être clientes de ce genre de solution, mais je suis toujours sceptique que des entreprises puissent externaliser leurs données.
Encore pour du calcul je peux comprendre (bien que si on peut se payer un sous-traitant qui calcule on doit pouvoir s'offrir des calculateurs soi-même), mais au niveau des données ça m'étonnerait beaucoup que ça marche un jour en entreprise. Je n'imagine pas un grande boîte donner à leurs employés des adresses gmail.
Encore pour du calcul je peux comprendre (bien que si on peut se payer un sous-traitant qui calcule on doit pouvoir s'offrir des calculateurs soi-même), mais au niveau des données ça m'étonnerait beaucoup que ça marche un jour en entreprise. Je n'imagine pas un grande boîte donner à leurs employés des adresses gmail.
Pour une PME c'est un grand soulagement
La mutualisation apporte de grosses économies financières, écologiques (consommation électrique), le matériel est bien mieux exploité, etc.
Après, sur la confidentialité des données, OSEF, les SS2I pratiquent déjà du cloud sur les applis métier depuis plus de 10 ans et personne ne dit rien...
Pour l'instant ça concerne principalement la GRC le cloud, la compta et la paie restent généralement à l'interne, voire sont sur un vlan coupé du net le plus souvent.
Et même dans les PME (bien gérées).
Ma question perso serait que fait la FTC contre la concentration verticale?
Pourris jusqu'à la couenne
Et même dans les PME (bien gérées).
Ma question perso serait que fait la FTC contre la concentration verticale?
Pourris jusqu'à la couenne
kamuisuki
Le mercredi 3 novembre 2010 à 10:41:14
#6
Inscrite
le mardi 23 juin 09
-
1945
commentaires
C'est confier ton informatique à un prestataire externe. Résultat : ton info se limite à des PC reliés à internet avec un navigateur web.
Ça a ses avantages & inconvénients...
Ça a ses avantages & inconvénients...
Ah d'accord merci n_n
beber_1
Le mercredi 3 novembre 2010 à 10:49:16
#7
Inscrit
le jeudi 13 septembre 07
-
16176
commentaires
C'est confier ton informatique à un prestataire externe. Résultat : ton info se limite à des PC reliés à internet avec un navigateur web.
Ça a ses avantages & inconvénients...
Ça a ses avantages & inconvénients...
cela rentre aussi dans le cadre d'une informatique ultra-mobile, où l'ensemble des opérations & calculs effectués sur des Web Apps se font sur les serveurs distants afin de soulager les consos sur des terminaux sollicités et connectés en permanence. (ChromeOS est conçu sur ce concept notamment..)
Autre avantage, les données persos sont consultables partout et synchronisables en temps réel avec l'ensemble des autres terminaux connectés au Cloud.
Il y a des avantages pratiques, et en même des inconvients sur la confidentialités des données.
On ne peut pas tout avoir..
Edité par beber_1 le mercredi 3 novembre 2010 à 10:51
Pour réagir à la partie "externalisée" dans un post
Il y a plusieurs parfums dans le Cloud
Le privé et le publique: ( il y a pleins d'autres subtilités)
le privé garde l'informatique en interne et le publique permet de vendre ou d'acheter de la puissance et des ressources inutilisées en externe.
Dans certaines grandes boites on s'est aperçu que certains services en avaient marre de s'adresser à leur service informatique interne pour des besoins de progiciels ou autres.
ça donnait du xK euros pour le matériel 25 jours hommes pour la mise en oeuvre, y dollars pour les licences logicielles et je ne sais combien pour le réseau ou la sécurité
Mais le pire était que cela demandait 3 ou 6 mois de délai
Certains services bypassaient ce système et sur feuilles de frais obtenaient le service demandé chez Amazone en 3 coups de téléphone. D'oû les pb de sécurité et autres et une informatique non maitrisée car "ni vu ni connu je t'embrouille"
C'était assez grave car souvent les ressourecs internes étaient utilisées à 10 ou 20 % de leur capacité
Le Cloud privé répond à une partie de cette problématique, le cloud publique permet de rentabiliser des installations existantes pas nécessairement optimisées
( on peut penser que Redwood par exemple ( le cloud director de VMware) a pour cible les grosses boites avec d'énormes capacités non utilisées ( des FAI par exemple ?
)
edit= orthographe
Edité par JoePike le mercredi 3 novembre 2010 à 11:43
Il y a plusieurs parfums dans le Cloud
Le privé et le publique: ( il y a pleins d'autres subtilités)
le privé garde l'informatique en interne et le publique permet de vendre ou d'acheter de la puissance et des ressources inutilisées en externe.
Dans certaines grandes boites on s'est aperçu que certains services en avaient marre de s'adresser à leur service informatique interne pour des besoins de progiciels ou autres.
ça donnait du xK euros pour le matériel 25 jours hommes pour la mise en oeuvre, y dollars pour les licences logicielles et je ne sais combien pour le réseau ou la sécurité
Mais le pire était que cela demandait 3 ou 6 mois de délai
Certains services bypassaient ce système et sur feuilles de frais obtenaient le service demandé chez Amazone en 3 coups de téléphone. D'oû les pb de sécurité et autres et une informatique non maitrisée car "ni vu ni connu je t'embrouille"
C'était assez grave car souvent les ressourecs internes étaient utilisées à 10 ou 20 % de leur capacité
Le Cloud privé répond à une partie de cette problématique, le cloud publique permet de rentabiliser des installations existantes pas nécessairement optimisées
( on peut penser que Redwood par exemple ( le cloud director de VMware) a pour cible les grosses boites avec d'énormes capacités non utilisées ( des FAI par exemple ?
edit= orthographe
Edité par JoePike le mercredi 3 novembre 2010 à 11:43
IAmNotANumber
Le mercredi 3 novembre 2010 à 11:49:17
#9
Inscrit
le vendredi 22 octobre 10
-
1999
commentaires
Pour une PME c'est un grand soulagement
[...]
Après, sur la confidentialité des données, OSEF, les SS2I pratiquent déjà du cloud sur les applis métier depuis plus de 10 ans et personne ne dit rien...
[...]
Après, sur la confidentialité des données, OSEF, les SS2I pratiquent déjà du cloud sur les applis métier depuis plus de 10 ans et personne ne dit rien...
On peut ne pas être d'accord, voire ne pas être d'accord du tout. Le SSII c'est toi qui voye, mais les autres entreprises - PME ou pas - c'est une autre histoire. La confidentialité on s'en fout pas précisément.
Accessoirement, le cloud computing est une technique qui revient à faire du réseau une composante de l'infrastructure matérielle dont les applis ont besoin pour fonctionner ; ce qui revient donc à leur ajouter une cause de dysfonctionnement supplémentaire ! Les réseaux externes c'est fait pour transporter des données d'un point A à un point B épicétou. Ils ne sont pas du tout conçus pour le rôle qu'on veut leur faire jouer ici.
Bref, le cloud computing est une technique qui m'enthousiasme très moyen
. C'est plus une mode qu'autre chose.
manudwarf
Le mercredi 3 novembre 2010 à 11:51:54
#10
Inscrit
le dimanche 14 décembre 08
-
4174
commentaires
On peut ne pas être d'accord, voire ne pas être d'accord du tout. Le SSII c'est toi qui voye, mais les autres entreprises - PME ou pas - c'est une autre histoire. La confidentialité on s'en fout pas précisément.
Tu m'as mal compris
Je disais que ça fait dix ans que les PME confient aveuglement leurs données aux SS2I. Le cloud mélange la notion de prestataire et éditeur, ni plus, ni moins. C'est une fusion de ces deux métiers.
Il n'est plus possible de commenter cette actualité
Vous devez être connecté ou vous inscrire en haut pour pouvoir participer aux commentaires.













