Édito : le mauvais rapport Temps de rédaction/Succès, et la frustration du journaliste
On reparle un peu de nous-mêmes
Au sein des rédactions, une chose peut énerver, ou plutôt frustrer un peu : le rapport entre le temps consacré à un article ou un dossier, et son succès auprès des lecteurs. Il arrive ainsi qu’une actualité qui n’a demandé que 30 minutes de travail fasse autant de visites qu’une très longue actualité ou un test qui a demandé de longues heures voire plusieurs jours de dur labeur…
Oui, et alors ? pourriez-vous demander. Et alors rien. C’est juste frustrant dès lors que l’on juge utile, pour ne pas dire primordial, de faire des articles qui visent finalement une « niche ». C’est d’ailleurs peut-être pour cette raison que certains d’entre vous viennent sur PC INpact. Non pas pour ses actus et ses dossiers « grand public » (c’est un grand mot pour PCI), mais plus pour certaines choses que l’on ne voit pas ailleurs.
Ces articles ne rapportent donc pas grand-chose financièrement, tout du moins au premier abord. Mais outre le fait que chaque rédacteur aime faire ce type d’article (peu importe qu’il ait du succès ou non), il y a aussi le respect des lecteurs intéressés, même s’ils sont peu nombreux. Sans parler du suivi de l’actualité, tout bonnement indispensable.
Sortir du lot
Chacun est libre de cliquer ou non sur l’actualité qu’il souhaite rien qu’en lisant son titre. Alors si un article n’est finalement lu que par 5 % de nos lecteurs (et cela arrive souvent), eh bien tant pis. C’est aussi une marque de fabrique, et se concentrer uniquement sur les articles à succès serait non seulement céder à la facilité, mais nous risquerions surtout de ressembler à n’importe quel autre site. Sans compter un autre risque important : celui que les rédacteurs de PC INpact s’ennuient.
Les principaux touchés par ce phénomène sont ceux traitant de matériels informatiques (David, Damien, Sébastien, et Julien) ou encore de finances et de chiffres (votre serviteur). Si certains articles vous attirent par dizaines de milliers, d’autres font des bides retentissants.
Mais pourquoi ? Difficile à dire en fait. Si nous savons généralement quels sujets attirent, d’autres sont à la limite du mystère. Prenons un exemple tout bête : comment expliquer que cet article sur les finances d’AMD ne réalise que 11600 et quelques lectures, et que cet autre article, sur exactement le même sujet, affiche… près de 45000 lectures.
L'utilité des articles peu populaires (différent de "impopulaires")
Si nous rédigeons des articles qui n’attirent pourtant pas les foules, c’est aussi parce que nous les jugeons utiles. Prenons un exemple encore personnel : je publie régulièrement des articles sur la santé financière des entreprises. Ce genre d’articles, parfois ennuyeux à rédiger, est surtout jugé très barbant à lire. Ils sont pourtant primordiaux. Tout d’abord, en tant que client, il est important de savoir si la société en question va couler (ce qui peut avoir des conséquences sur ses mises à jour et/ou son SAV), ou si elle va se faire racheter (ce qui peut avoir des conséquences sur sa politique future).
En suivant de près les résultats des entreprises, on peut ainsi aisément comprendre pourquoi Archos a changé sa politique de fabrication, pourquoi OCZ va se concentrer sur les SSD et délaisser ses autres produits, pourquoi AMD n’arrive pas à concurrencer sur tous les tableaux Intel, comment Google lance constamment de nouveaux services, pourquoi Microsoft a souhaité un temps croquer Yahoo!, pourquoi Apple a énormément recruté cette année, ou encore, comment et pourquoi NVIDIA a pu racheter 3DFX à l’époque.
Ces articles ne sont globalement pas jugés intéressants par les lecteurs, alors qu’ils demandent souvent l’épluchage de PDF plus pénibles qu’une pub pour la Carte Musique Jeune ou qu’un clip de René La Taupe. Nous aimerions qu'ils soient plus appréciés. Mais nous faisons avec.
Ils sont longs et même parfois ennuyeux à rédiger, et ils ne rapportent pas un kopek. Mais on les fait quand même, pour les raisons citées ci-dessus. Dans le cas contraire, nous perdrions notre âme. Et nous vous perdrions.
Oui, et alors ? pourriez-vous demander. Et alors rien. C’est juste frustrant dès lors que l’on juge utile, pour ne pas dire primordial, de faire des articles qui visent finalement une « niche ». C’est d’ailleurs peut-être pour cette raison que certains d’entre vous viennent sur PC INpact. Non pas pour ses actus et ses dossiers « grand public » (c’est un grand mot pour PCI), mais plus pour certaines choses que l’on ne voit pas ailleurs.
Ces articles ne rapportent donc pas grand-chose financièrement, tout du moins au premier abord. Mais outre le fait que chaque rédacteur aime faire ce type d’article (peu importe qu’il ait du succès ou non), il y a aussi le respect des lecteurs intéressés, même s’ils sont peu nombreux. Sans parler du suivi de l’actualité, tout bonnement indispensable.
Sortir du lot
Chacun est libre de cliquer ou non sur l’actualité qu’il souhaite rien qu’en lisant son titre. Alors si un article n’est finalement lu que par 5 % de nos lecteurs (et cela arrive souvent), eh bien tant pis. C’est aussi une marque de fabrique, et se concentrer uniquement sur les articles à succès serait non seulement céder à la facilité, mais nous risquerions surtout de ressembler à n’importe quel autre site. Sans compter un autre risque important : celui que les rédacteurs de PC INpact s’ennuient.
Les principaux touchés par ce phénomène sont ceux traitant de matériels informatiques (David, Damien, Sébastien, et Julien) ou encore de finances et de chiffres (votre serviteur). Si certains articles vous attirent par dizaines de milliers, d’autres font des bides retentissants.
Mais pourquoi ? Difficile à dire en fait. Si nous savons généralement quels sujets attirent, d’autres sont à la limite du mystère. Prenons un exemple tout bête : comment expliquer que cet article sur les finances d’AMD ne réalise que 11600 et quelques lectures, et que cet autre article, sur exactement le même sujet, affiche… près de 45000 lectures.
L'utilité des articles peu populaires (différent de "impopulaires")
Si nous rédigeons des articles qui n’attirent pourtant pas les foules, c’est aussi parce que nous les jugeons utiles. Prenons un exemple encore personnel : je publie régulièrement des articles sur la santé financière des entreprises. Ce genre d’articles, parfois ennuyeux à rédiger, est surtout jugé très barbant à lire. Ils sont pourtant primordiaux. Tout d’abord, en tant que client, il est important de savoir si la société en question va couler (ce qui peut avoir des conséquences sur ses mises à jour et/ou son SAV), ou si elle va se faire racheter (ce qui peut avoir des conséquences sur sa politique future).
En suivant de près les résultats des entreprises, on peut ainsi aisément comprendre pourquoi Archos a changé sa politique de fabrication, pourquoi OCZ va se concentrer sur les SSD et délaisser ses autres produits, pourquoi AMD n’arrive pas à concurrencer sur tous les tableaux Intel, comment Google lance constamment de nouveaux services, pourquoi Microsoft a souhaité un temps croquer Yahoo!, pourquoi Apple a énormément recruté cette année, ou encore, comment et pourquoi NVIDIA a pu racheter 3DFX à l’époque.
Ces articles ne sont globalement pas jugés intéressants par les lecteurs, alors qu’ils demandent souvent l’épluchage de PDF plus pénibles qu’une pub pour la Carte Musique Jeune ou qu’un clip de René La Taupe. Nous aimerions qu'ils soient plus appréciés. Mais nous faisons avec.
Ils sont longs et même parfois ennuyeux à rédiger, et ils ne rapportent pas un kopek. Mais on les fait quand même, pour les raisons citées ci-dessus. Dans le cas contraire, nous perdrions notre âme. Et nous vous perdrions.
Nil Sanyas
Journaliste, éditorialiste, créateur des LIDD, aime les interviews insolites et les tablettes tactiles. Présent sur Twitter et Google+.
Le 30 octobre 2010 à 00:00
(25 809
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Il y a 182 commentaires
aedorlen
Le samedi 30 octobre 2010 à 06:13:00
#51
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le mardi 20 décembre 05
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moi je dois avouer un truc sur certains articles (souvent de Marc):
le titre m'attire, je clique... mais l'article est tellement long que je ne le lis pas
le titre m'attire, je clique... mais l'article est tellement long que je ne le lis pas
Et merde, je suis dans le même cas...
J'aimerais bien un petit condensé comme, par exemple, sur l'ACTA.
Tu lancerai pas des paris en étant sûr du résultat par hasard !!
C'est moins idiot que de lancer un pari qu'on est sur de perdre
JCDentonMale
Le samedi 30 octobre 2010 à 06:44:55
#53
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le mardi 24 mars 09
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Comme l'a dit Goldy, concernant la course à la performance des cartes 3D et des CPU, je suis beaucoup moins intéressé maintenant qu'auparavant.
Avant, on avait l'impression que chaque nouveauté atteignait un niveau de performance jamais atteint auparavant. Il y avait des chiffres pour comparer. Le Mégahertz, c'était bien quand on pouvait s'y fier. Et les références des produits indiquaient clairement leur niveau de performance. Avant, je pouvais énoncer le nom de chaque déclinaison de chaque processeur avec sa capacité en mémoire cache etc. Aujourd'hui j'en serai bien incapable. Avant, les cartes graphiques possèdaient une référence qui indiquait clairement le niveau de performance par rapport à une autre. Aujourd'hui on en sait rien, avec tous ces renommages et astuces marketing, on est perdu.
Aujourd'hui, la fréquence d'un processeur ne donne plus un bon indicatif de sa performance. De même que sa référence. On nous parle de processeurs avec de plus en plus de cœurs, mais globalement je n'ai pas l'impression que la puissance des processeurs ait augmenté depuis 3 ou 4 ans. Tout cela est fade et en devient sans intérêt. Idem pour les cartes graphiques.
Pour ma part j'ai arrêté de m'intéresser de près aux nouveaux processeurs depuis qu'AMD et Intel ont décidé de changer le nom de leurs références et depuis les premiers processeurs multi-cœurs. J'ai arrêté de m'intéresser aux cartes graphiques depuis les renommages abusifs et la généralisation des cartes graphiques qui prennent 2 emplacements PCI.
Avant, on avait l'impression que chaque nouveauté atteignait un niveau de performance jamais atteint auparavant. Il y avait des chiffres pour comparer. Le Mégahertz, c'était bien quand on pouvait s'y fier. Et les références des produits indiquaient clairement leur niveau de performance. Avant, je pouvais énoncer le nom de chaque déclinaison de chaque processeur avec sa capacité en mémoire cache etc. Aujourd'hui j'en serai bien incapable. Avant, les cartes graphiques possèdaient une référence qui indiquait clairement le niveau de performance par rapport à une autre. Aujourd'hui on en sait rien, avec tous ces renommages et astuces marketing, on est perdu.
Aujourd'hui, la fréquence d'un processeur ne donne plus un bon indicatif de sa performance. De même que sa référence. On nous parle de processeurs avec de plus en plus de cœurs, mais globalement je n'ai pas l'impression que la puissance des processeurs ait augmenté depuis 3 ou 4 ans. Tout cela est fade et en devient sans intérêt. Idem pour les cartes graphiques.
Pour ma part j'ai arrêté de m'intéresser de près aux nouveaux processeurs depuis qu'AMD et Intel ont décidé de changer le nom de leurs références et depuis les premiers processeurs multi-cœurs. J'ai arrêté de m'intéresser aux cartes graphiques depuis les renommages abusifs et la généralisation des cartes graphiques qui prennent 2 emplacements PCI.
huskie
Le samedi 30 octobre 2010 à 07:21:40
#54
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Ouais. Et si on parlait du succès de mes blagues, hein???
Sur PCI, y a rien que des incultes.....
Sur PCI, y a rien que des incultes.....
gokudomatic
Le samedi 30 octobre 2010 à 07:53:56
#55
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le mercredi 15 décembre 04
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Ouais. Et si on parlait du succès de mes blagues, hein???
Sur PCI, y a rien que des incultes.....
Sur PCI, y a rien que des incultes.....
gokudomatic
Le samedi 30 octobre 2010 à 07:56:47
#56
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je ne lis pas tout pcinpact car il y a tout un domaine qui ne m'intéresse pas du tout, comme par exemple le hardware. Mais c'est pareil que dans un journal local, je ne vais pas lire la section sport, dont j'en n'ai rien à battre, juste pour faire plaisir au chroniqueur sportif.
Pis certains jours, j'ai même pas le temps de lire.
Pis certains jours, j'ai même pas le temps de lire.
Et merde, je suis dans le même cas...
J'aimerais bien un petit condensé comme, par exemple, sur l'ACTA.
J'aimerais bien un petit condensé comme, par exemple, sur l'ACTA.
Même condensé, l'ACTA, ça risque de faire un sacré pavé que tu liras pas
Bonjour, merci pour cet édito sympa.
Comme dit plus haut il est clair que le titre (et le sous titre - l'heure du post etc.) sont les uniques responsables du nombre de lectures, puisque c'est la seule chose que les gens voient avant de cliquer.
Après le clic forcément ça fait une page vue en plus (même si l'article n’intéresse pas le lecteur). Pour juger de l'intérêt il faut aussi prendre en compte le nombre de commentaires.
Je me permet deux suggestion pour la rédaction des articles :
1- mettez plus d'images, de vidéos, et surtout de graphiques et de tableaux en tous genres, qui présentent l'info de manière plus intuitive et ludique et évitent d'avoir à lire des chiffres "bruts" qui ne nous disent le plus souvent pas grand chose.
2- Si les lecteurs ont inventé de toutes pièce l'histoire des "news du vendredi" (ou on a le "droit de troller" etc.) c'est bien pour une raison : le vendredi les gens finissent une grosse et fatigante semaine de travail et ils veulent des trucs marrant pour se détendre. En donnant à vos lecteurs ces news sympa et rigolotes vous ajouteriez de la valeur au site.
Edité par wagaf-d le samedi 30 octobre 2010 à 08:42
Comme dit plus haut il est clair que le titre (et le sous titre - l'heure du post etc.) sont les uniques responsables du nombre de lectures, puisque c'est la seule chose que les gens voient avant de cliquer.
Après le clic forcément ça fait une page vue en plus (même si l'article n’intéresse pas le lecteur). Pour juger de l'intérêt il faut aussi prendre en compte le nombre de commentaires.
Je me permet deux suggestion pour la rédaction des articles :
1- mettez plus d'images, de vidéos, et surtout de graphiques et de tableaux en tous genres, qui présentent l'info de manière plus intuitive et ludique et évitent d'avoir à lire des chiffres "bruts" qui ne nous disent le plus souvent pas grand chose.
2- Si les lecteurs ont inventé de toutes pièce l'histoire des "news du vendredi" (ou on a le "droit de troller" etc.) c'est bien pour une raison : le vendredi les gens finissent une grosse et fatigante semaine de travail et ils veulent des trucs marrant pour se détendre. En donnant à vos lecteurs ces news sympa et rigolotes vous ajouteriez de la valeur au site.
Edité par wagaf-d le samedi 30 octobre 2010 à 08:42
Concernant l'exemple donné sur cet édito, je suppute (oui oui
) que la différence vient du sous-titre
Edit: Grilled
Edité par Sonat le samedi 30 octobre 2010 à 08:50
) que la différence vient du sous-titre Edit: Grilled
Edité par Sonat le samedi 30 octobre 2010 à 08:50
potzrebie
Le samedi 30 octobre 2010 à 08:49:35
#60
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le lundi 19 février 07
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199
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c'est la déprime de l'automne, la toussaint, la pluie toussa ?
nan, franchement, ne changez rien ! (et surtout pas le style, même pour plein de kopecks ou de kopeks), c'est très bien comme ça !
nan, franchement, ne changez rien ! (et surtout pas le style, même pour plein de kopecks ou de kopeks), c'est très bien comme ça !
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