Bien que l’actualité Apple soit particulièrement riche actuellement, ce n’est encore pas terminé. Après Mac OS X Lion, iLife ’11, l’arrivée de FaceTime sur Snow Leopard, d’une future boutique d’applications et des nouveaux MacBook Air, parlons d’une autre nouveauté mais qui, elle, est négative : le futur retrait de Java de Mac OS X. Cela dépend tout du moins de quel point de vue on se place.
La problématique de Java n’est pas la même que Flash, en dépit des parallèles douteux qui ont parfois été dressés entre les deux histoires. Dans le cas de Java, il a fallu attendre qu’Apple, via son PDG Steve Jobs, aborde le sujet du Mac App Store. Car, en dépit du dirigeant, la firme prépare bien une boutique d’applications pour Mac OS X, et celle-ci débarquera dans trois mois, donc avant Lion. Les conditions pour les développeurs ont été publiées, et l’une d’entre elles a fait soulever des sourcils.
Les règles du Mac App Store ne seront une surprise pour personne, et en particulier pas pour les développeurs. Tout en étant plus souples sur le choix des technologies que l’on peut utiliser, Apple est très clair sur plusieurs points :
Interrogé sur le sujet, Steve Jobs a donné une explication :
« Sun (maintenant Oracle) fournit Java pour toutes les autres plateformes. Ils ont leurs propres prévisions pour les versions, qui sont presque toujours différentes des nôtres, et le Java que nous fournissons a toujours une version de retard. Ce n’est pas la meilleure façon de faire. »
Sans doute pas, mais c’est un moyen très pratique également pour Apple de concentrer les développeurs sur d’autres outils, et il faut y voir ici la voie royale pour la société : Xcode, et l’utilisation de l’Objective-C. Oracle n’a pour l’instant fait aucune déclaration sur le sujet, mais il est difficile de ne pas y voir une redite de ce qui s’était passé quand Microsoft avait annoncé la fin de l’intégration de Java. Depuis, évidemment, le contexte a changé, car les boutiques d’applications sont un puissant levier financier et technologique.
Pourtant, il existe une différence fondamentale avec le cas de l’App Store pour iOS. En effet, sur iPhone, iPod Touch et iPad, il est impossible légalement d’installer une application autrement que par la boutique. Dans le cas du Mac App Store par contre, l’utilisateur pourra toujours installer une application par la méthode habituelle, une méthode qu’Apple ne doit surtout pas supprimer à cause du verrouillage très brutal que cela entrainerait. Il ne faut pas oublier que le Mac App Store sera sans doute un moyen très pratique de concentration et de découverte des petites applications, ou des produits d’Apple, mais dans le cas de gros logiciels comme la suite Office ou de Photoshop, les éditeurs ne voudront en aucun cas reverser 30 % de leur chiffre d'affaires à Apple.
Apple réalise ici probablement une opération qui fait d’une seule pierre deux coups : laisser à Oracle le soin d’apporter sa propre machine virtuelle Java sur Mac OS X, avec l’avantage d’être toujours au même niveau que les autres versions, et affiner la sélection des technologies pour les applications du Mac App Store. Cela n’empêchera pas cependant les développeurs de proposer leurs créations par la méthode classique d’aujourd’hui.
En attendant, les dernières versions de Java publiées par Apple continueront de recevoir un support.
La problématique de Java n’est pas la même que Flash, en dépit des parallèles douteux qui ont parfois été dressés entre les deux histoires. Dans le cas de Java, il a fallu attendre qu’Apple, via son PDG Steve Jobs, aborde le sujet du Mac App Store. Car, en dépit du dirigeant, la firme prépare bien une boutique d’applications pour Mac OS X, et celle-ci débarquera dans trois mois, donc avant Lion. Les conditions pour les développeurs ont été publiées, et l’une d’entre elles a fait soulever des sourcils.
Les règles du Mac App Store ne seront une surprise pour personne, et en particulier pas pour les développeurs. Tout en étant plus souples sur le choix des technologies que l’on peut utiliser, Apple est très clair sur plusieurs points :
- Ne pas utiliser de fonctionnalités cachées du système d’exploitation
- Ne pas utiliser des API qui ne sont pas publiques
- Ne pas créer d’extensions Kernel
- Ne pas utiliser de technologies dépréciées
Interrogé sur le sujet, Steve Jobs a donné une explication :
« Sun (maintenant Oracle) fournit Java pour toutes les autres plateformes. Ils ont leurs propres prévisions pour les versions, qui sont presque toujours différentes des nôtres, et le Java que nous fournissons a toujours une version de retard. Ce n’est pas la meilleure façon de faire. »
Sans doute pas, mais c’est un moyen très pratique également pour Apple de concentrer les développeurs sur d’autres outils, et il faut y voir ici la voie royale pour la société : Xcode, et l’utilisation de l’Objective-C. Oracle n’a pour l’instant fait aucune déclaration sur le sujet, mais il est difficile de ne pas y voir une redite de ce qui s’était passé quand Microsoft avait annoncé la fin de l’intégration de Java. Depuis, évidemment, le contexte a changé, car les boutiques d’applications sont un puissant levier financier et technologique.
Pourtant, il existe une différence fondamentale avec le cas de l’App Store pour iOS. En effet, sur iPhone, iPod Touch et iPad, il est impossible légalement d’installer une application autrement que par la boutique. Dans le cas du Mac App Store par contre, l’utilisateur pourra toujours installer une application par la méthode habituelle, une méthode qu’Apple ne doit surtout pas supprimer à cause du verrouillage très brutal que cela entrainerait. Il ne faut pas oublier que le Mac App Store sera sans doute un moyen très pratique de concentration et de découverte des petites applications, ou des produits d’Apple, mais dans le cas de gros logiciels comme la suite Office ou de Photoshop, les éditeurs ne voudront en aucun cas reverser 30 % de leur chiffre d'affaires à Apple.
Apple réalise ici probablement une opération qui fait d’une seule pierre deux coups : laisser à Oracle le soin d’apporter sa propre machine virtuelle Java sur Mac OS X, avec l’avantage d’être toujours au même niveau que les autres versions, et affiner la sélection des technologies pour les applications du Mac App Store. Cela n’empêchera pas cependant les développeurs de proposer leurs créations par la méthode classique d’aujourd’hui.
En attendant, les dernières versions de Java publiées par Apple continueront de recevoir un support.
Vincent Hermann
Rédacteur/journaliste spécialisé dans le logiciel et en particulier les systèmes d'exploitation. Ne se déplace jamais sans son épée.
Le 22 octobre 2010 à 16:17
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lectures)
Il y a 260 commentaires
De mieux en mieux ...
De mieux en mieux ...
En fait, c'est une très bonne chose...
C'est Sun qui s'occupera du portage de java sous os x...
Et ainsi on evitera :
- les retard d'Apple dans les portages
- la lenteur du java version Apple
Sans java qui va faire le café ?
@ otto
Ne t'inquiètes pas, Liukahr a surement du lire que le titre comme pas mal de monde en fait
Ne t'inquiètes pas, Liukahr a surement du lire que le titre comme pas mal de monde en fait
pafLaXe
Le vendredi 22 octobre 2010 à 16:28:49
#5
Inscrit
le mardi 19 juillet 05
-
8311
commentaires
Y a du désamorcage de troll à toutes les lignes
Apple fait ce que MS à fait il y a quelques années déjà. Qu'est-ce que cela leur rapportait de géré Java eux même sur leur OS plutôt que laisser cela à son développeur finalement ?
Apple fait ce que MS à fait il y a quelques années déjà. Qu'est-ce que cela leur rapportait de géré Java eux même sur leur OS plutôt que laisser cela à son développeur finalement ?
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