Selon le dernier dossier du Canard Enchaîné, consacré aux liens entre « fric et politique » (en kiosques, 5,35 €.), Christine Albanel avoue « environ » 300 000 euros de rémunérations annuelles pour son poste chez Orange.
Après avoir organisé les accords de l’Élysée et orchestré Hadopi, l'ex-ministre de la Culture occupe depuis avril 2010 les fonctions de directrice de la communication interne du groupe.
Hadopi, Orange et Albanel
Toutefois, selon le Canard, qui a interrogé un cadre dirigeant, tout n'est pas aussi rose chez Orange. La ministre « est complètement larguée. Elle a un titre ronflant qui ne veut rien dire. Ce sont les équipes opérationnelles qui font le travail en dessous d’elle. Elle n’apporte rien ». Autre constat amer : « Dès qu’elle ouvre la bouche pour vanter la loi Hadopi qu’elle a fait adopter en tant que ministre, elle nous fait perdre des clients parmi les jeunes internautes. »
Coût infinitésimal, flou absolu
Dans son dernier rapport sur le livre numérique, la ministre invitait le monde de l'édition à saisir l'Hadopi en ayant pris soin avant d'adhérer à... l'Alpa, l'association de lutte contre la piraterie audiovisuelle, qui n'a rien à voir avec cet univers.
Lors de la dernière Assemblée Générale d’Orange, une actionnaire interrogeait la direction sur les effets du cadre réglementaire sur le groupe. Question : « Est-ce que la loi HADOPI aura plutôt pour nous un effet positif ou négatif ? », la ministre répondait que dès le début, « c’est une loi qui a été portée par France Télécom » et qu’à la louche Hadopi 1 représenterait un coût « infinitésimal » pour Orange, contre plusieurs millions pour les coupures d'Hadopi 2.
L’ex-ministre avouait cependant qu’il y a un total manque de visibilité sur la loi qu’elle a pourtant fait adopter. « J’ai le souvenir au moment de la discussion de la loi qu’il était évalué à peu près autour d’une dizaine de millions d’euros me semble-t-il, mais vraiment, c’est absolument impossible à anticiper à ce stade, et cela sera bien sûr discuté avec la Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur internet ».
C'est ce même manque de visibilité qui l'a sans doute poussé à ignorer les coûts du futur chapitre du filtrage que concoctent pourtant les ayants droit avec l'aide future des fournisseurs d'accès, du moins ceux qui collaboreront.

Après avoir organisé les accords de l’Élysée et orchestré Hadopi, l'ex-ministre de la Culture occupe depuis avril 2010 les fonctions de directrice de la communication interne du groupe.
Hadopi, Orange et Albanel
Toutefois, selon le Canard, qui a interrogé un cadre dirigeant, tout n'est pas aussi rose chez Orange. La ministre « est complètement larguée. Elle a un titre ronflant qui ne veut rien dire. Ce sont les équipes opérationnelles qui font le travail en dessous d’elle. Elle n’apporte rien ». Autre constat amer : « Dès qu’elle ouvre la bouche pour vanter la loi Hadopi qu’elle a fait adopter en tant que ministre, elle nous fait perdre des clients parmi les jeunes internautes. »
Coût infinitésimal, flou absolu
Dans son dernier rapport sur le livre numérique, la ministre invitait le monde de l'édition à saisir l'Hadopi en ayant pris soin avant d'adhérer à... l'Alpa, l'association de lutte contre la piraterie audiovisuelle, qui n'a rien à voir avec cet univers.
Lors de la dernière Assemblée Générale d’Orange, une actionnaire interrogeait la direction sur les effets du cadre réglementaire sur le groupe. Question : « Est-ce que la loi HADOPI aura plutôt pour nous un effet positif ou négatif ? », la ministre répondait que dès le début, « c’est une loi qui a été portée par France Télécom » et qu’à la louche Hadopi 1 représenterait un coût « infinitésimal » pour Orange, contre plusieurs millions pour les coupures d'Hadopi 2.
L’ex-ministre avouait cependant qu’il y a un total manque de visibilité sur la loi qu’elle a pourtant fait adopter. « J’ai le souvenir au moment de la discussion de la loi qu’il était évalué à peu près autour d’une dizaine de millions d’euros me semble-t-il, mais vraiment, c’est absolument impossible à anticiper à ce stade, et cela sera bien sûr discuté avec la Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur internet ».
C'est ce même manque de visibilité qui l'a sans doute poussé à ignorer les coûts du futur chapitre du filtrage que concoctent pourtant les ayants droit avec l'aide future des fournisseurs d'accès, du moins ceux qui collaboreront.
Le 12 octobre 2010 à 12:25
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Il y a 293 commentaires
merci le népotisme, on va pas me faire croire que ce sont ses compétences qui justifient une telle rémunération....
ça fait cher du (moche) pot de fleur et du parfeu open office
ça fait cher du (moche) pot de fleur et du parfeu open office
Elle est pas belle la vie de nos politiciens vereux ??
300000€ pour une telle incompetence c'est un miracle !!!
300000€ pour une telle incompetence c'est un miracle !!!
misterB
Le mardi 12 octobre 2010 à 12:28:50
#4
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le vendredi 22 octobre 04
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133199
commentaires
Cool pour Elle
L'incompétence de haut niveau... ça paye bien...
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