Lorsque l'il achète un PC de marque ou un PC portable, l'utilisateur est dépendant des choix faits en amont par les fabricants pour les composants leur machine. Il est bien entendu possible d'en modifier certains, pour bénéficier de fonctionnalités supplémentaires, mais cela n'est pas toujours simple pour l'utilisateur lambda.
Ainsi, Intel planche depuis quelque temps sur une fonctionnalité de mise à jour du processeur et devrait bientôt commercialiser son premier cobaye : le Pentium G6951.
Par défaut, celui-ci est parfaitement identique à un G6950 : il est cadencé à 2.8 GHz, dispose d'un cache L2 de 3 Mo et il est dépourvu de l'Hyperthreading contrairement à ses grands frères, les Core i3.
Deux points qu'il sera possible de modifier puisqu'il est possible de réactiver de manière logicielle 1 Mo de cache L3 supplémentaire (soit un total de 4 Mo) ainsi que l'Hyper-Threading. En effet, il ne faut pas oublier qu'à la base, Pentium G, Core i3 et Core i5 se basent sur une même puce connue sous le nom de code Clarkdale.
Mise à jour logicielle de CPU : une nouvelle source de revenus ?
En fonction de leur capacité à monter en fréquence et des besoins d'Intel en terme de production, ceux-ci prennent leur nom définitif. Avec une telle procédure, le géant de Santa Clara se permet ainsi de contenter son client direct, l'intégrateur, tout en permettant à l'utilisateur de revoir ses possibilités à la hausse.
D'après nos informations, pour le moment il ne s'agit que d'un test. Ce processeur n'est destiné qu'aux intégrateurs et ne devrait être proposé dans un premier temps via le Gateway SX2841-09e sur le marché américain. D'autres devraient suivre puisque nous avons pu apprendre que le Canada, l'Espagne et la Finlande pourraient aussi voir de telles initiatives arriver chez eux.
Une idée INtéressante, mais qui peut soulever quelques problèmes
Mais si cette idée n'est pas mauvaise, notamment pour le marché des ordinateurs portables, plusieurs points sont à surveiller. Du côté de chez Intel, la procédure mise en place doit être relativement sécurisée afin d'éviter toute tentative de « piratage ». Car nous n'avons aucun doute sur le fait que, si un tel procédé venait à se généraliser, certains chercheront à en abuser.
De cette volonté de se protéger devraient ainsi naître certaines limitations : nécessité d'une connexion internet, logiciel de mise à jour uniquement sous Windows... On devrait donc dans un premier temps retrouver les travers de ces bons vieux DRM, au moins pour la mise à jour du CPU.
Autre souci potentiel : le coût. Actuellement, on trouve un Pentium G6950 aux alentours de 85 €. Cette procédure permet de le transformer plus ou moins (nous n'avons pas encore tous les détails), en Core i3 520 (qui n'existe pas). Un Core i3 530 étant actuellement proposé à 105 €, le coût idéal de cette mise à jour serait donc de 20 à 30 €.
Or d'après les premières informations connues à ce jour, pour l'achat de la carte prépayée contenant le code de déblocage, il serait question de 50 $ ! Effectivement, cela ne demande aucune manipulation, évite d'avoir à revendre votre processeur pour en acheter un autre... mais cela nous paraît encore relativement élevé, surtout que le bénéfice réel en terme de performance pourrait être tout de même assez limité, surtout par rapport à un simple overclocking.
Nous aurons l'occasion, sous peu, d'en apprendre un peu plus.
Une stratégie à peaufiner, ou le début de la fin pour les geeks bidouilleurs ?
Reste à voir ce qu'il en sera dans les faits, une fois qu'Intel aura analysé la réaction du marché à cette nouvelle possibilité et adapté son offre, qui, assurément, prépare le terrain pour la gamme de processeurs Sandy Bridge qui ouvrira la voie à de nouvelles formes de segmentations.
Il sera aussi intéressant de voir la réaction d'AMD qui pourrait y voir une manière INtéressante de tirer parti de la réactivation des coeurs sur certains de ses processeurs, notamment ceux de sa gamme X3, possible dans certains cas... gratuitement grâce à quelques techniques mises en place par les fabricants de cartes mères.
On pourrait ainsi imaginer acheter à terme une machine minimale, qui peut être mise à jour au gré des besoins de l'utilisateur en quelques clics seulement. Un rêve pour les fabricants, et aussi pour les OEM qui simplifieraient ainsi leur approvisionnement.
Mais est-ce que tout cela s'avérera réellement INtéressant pour le consommateur ? La question reste en suspens.
Ainsi, Intel planche depuis quelque temps sur une fonctionnalité de mise à jour du processeur et devrait bientôt commercialiser son premier cobaye : le Pentium G6951.
Par défaut, celui-ci est parfaitement identique à un G6950 : il est cadencé à 2.8 GHz, dispose d'un cache L2 de 3 Mo et il est dépourvu de l'Hyperthreading contrairement à ses grands frères, les Core i3. Deux points qu'il sera possible de modifier puisqu'il est possible de réactiver de manière logicielle 1 Mo de cache L3 supplémentaire (soit un total de 4 Mo) ainsi que l'Hyper-Threading. En effet, il ne faut pas oublier qu'à la base, Pentium G, Core i3 et Core i5 se basent sur une même puce connue sous le nom de code Clarkdale.
Mise à jour logicielle de CPU : une nouvelle source de revenus ?
En fonction de leur capacité à monter en fréquence et des besoins d'Intel en terme de production, ceux-ci prennent leur nom définitif. Avec une telle procédure, le géant de Santa Clara se permet ainsi de contenter son client direct, l'intégrateur, tout en permettant à l'utilisateur de revoir ses possibilités à la hausse.
D'après nos informations, pour le moment il ne s'agit que d'un test. Ce processeur n'est destiné qu'aux intégrateurs et ne devrait être proposé dans un premier temps via le Gateway SX2841-09e sur le marché américain. D'autres devraient suivre puisque nous avons pu apprendre que le Canada, l'Espagne et la Finlande pourraient aussi voir de telles initiatives arriver chez eux.
Une idée INtéressante, mais qui peut soulever quelques problèmes
Mais si cette idée n'est pas mauvaise, notamment pour le marché des ordinateurs portables, plusieurs points sont à surveiller. Du côté de chez Intel, la procédure mise en place doit être relativement sécurisée afin d'éviter toute tentative de « piratage ». Car nous n'avons aucun doute sur le fait que, si un tel procédé venait à se généraliser, certains chercheront à en abuser.
De cette volonté de se protéger devraient ainsi naître certaines limitations : nécessité d'une connexion internet, logiciel de mise à jour uniquement sous Windows... On devrait donc dans un premier temps retrouver les travers de ces bons vieux DRM, au moins pour la mise à jour du CPU.
Autre souci potentiel : le coût. Actuellement, on trouve un Pentium G6950 aux alentours de 85 €. Cette procédure permet de le transformer plus ou moins (nous n'avons pas encore tous les détails), en Core i3 520 (qui n'existe pas). Un Core i3 530 étant actuellement proposé à 105 €, le coût idéal de cette mise à jour serait donc de 20 à 30 €.Or d'après les premières informations connues à ce jour, pour l'achat de la carte prépayée contenant le code de déblocage, il serait question de 50 $ ! Effectivement, cela ne demande aucune manipulation, évite d'avoir à revendre votre processeur pour en acheter un autre... mais cela nous paraît encore relativement élevé, surtout que le bénéfice réel en terme de performance pourrait être tout de même assez limité, surtout par rapport à un simple overclocking.
Nous aurons l'occasion, sous peu, d'en apprendre un peu plus.
Une stratégie à peaufiner, ou le début de la fin pour les geeks bidouilleurs ?
Reste à voir ce qu'il en sera dans les faits, une fois qu'Intel aura analysé la réaction du marché à cette nouvelle possibilité et adapté son offre, qui, assurément, prépare le terrain pour la gamme de processeurs Sandy Bridge qui ouvrira la voie à de nouvelles formes de segmentations.
Il sera aussi intéressant de voir la réaction d'AMD qui pourrait y voir une manière INtéressante de tirer parti de la réactivation des coeurs sur certains de ses processeurs, notamment ceux de sa gamme X3, possible dans certains cas... gratuitement grâce à quelques techniques mises en place par les fabricants de cartes mères.On pourrait ainsi imaginer acheter à terme une machine minimale, qui peut être mise à jour au gré des besoins de l'utilisateur en quelques clics seulement. Un rêve pour les fabricants, et aussi pour les OEM qui simplifieraient ainsi leur approvisionnement.
Mais est-ce que tout cela s'avérera réellement INtéressant pour le consommateur ? La question reste en suspens.
Source :
Engadget
Damien Labourot
le 30 septembre 2010 à 14:38
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