La nouvelle a de quoi effrayer les producteurs et les artistes : les ventes de musiques numériques via téléchargements stagnent déjà aux États-Unis. Le premier semestre 2010 a en effet été équivalent au premier semestre 2009 pour les ventes de singles, contre une croissance de 13 % l’an passé, et 28 % en 2008.
Et selon le Nielsen SoundScan, rapporté par Reuters, si l’on intègre les albums numériques vendus, la croissance n’est que de 4,6 %. Pas de quoi pavoiser. Cela signifie-t-il que le marché est déjà mature, et/ou que les consommateurs se sont tournées vers d’autres voies ? (streaming, etc.)
Le reste du monde n’est quoi qu’il en soit pas encore dans cette situation, mais sauf surprise, cela ne devrait pas tarder, ce n’est qu’une question d’années. Le Royaume-Uni, pays assez en avance sur les ventes « digitales », n’a affiché ainsi qu’une croissance de 7 %, contre 13 % en Allemagne, et 19 % en France.
L’Hexagone étant cependant en retard, il ne s’agit que d’un rattrapage. Ces données sont cependant différentes de celles publiées par le SNEP il y a quelques semaines (voir graphique ci-dessus), qui annonçaient une augmentation des ventes numériques de seulement 12 %, tous types de ventes confondues, dont les sonneries de téléphone portable. Les ventes numériques directes de singles (+33 %) et d'albums (+47,2 %) se sont excellemment bien portées il est vrai.
Selon le New York Post, 630 millions de singles se sont écoulés lors du premier trimestre, et Apple représenterait 70 % du marché de la musique numérique, et 28 % des ventes totales de musique, tous supports confondus.
Très surpris par la rapidité de la situation, Jean Littolff, de Nielsen Music, a pour sa part tenté de l’expliquer. D’après lui, la stagnation outre-Atlantique est due à plusieurs critères : certains Américains n’ont pas confiance dans les différents types d’achat de musique numérique, et ils n’ont de plus adhéré aux nouveaux morceaux proposés.
Qui plus est, « ce n'est certainement pas le fait que nous avons perdu des magasins en ligne ou que les consommateurs ont moins de places pour acheter de la musique » note-t-il. La musique est quelque chose d’intéressant, mais pas « une nécessité. Une fois que les gens ont leur iPod rempli de chansons, ils ne vont pas commencer à acheter encore et encore. »
Avons-nous alors atteint un point de saturation outre-Atlantique ? Le prochain lancement du service musical de Google devrait nous permettre de répondre à cette question.
Et selon le Nielsen SoundScan, rapporté par Reuters, si l’on intègre les albums numériques vendus, la croissance n’est que de 4,6 %. Pas de quoi pavoiser. Cela signifie-t-il que le marché est déjà mature, et/ou que les consommateurs se sont tournées vers d’autres voies ? (streaming, etc.)
Le reste du monde n’est quoi qu’il en soit pas encore dans cette situation, mais sauf surprise, cela ne devrait pas tarder, ce n’est qu’une question d’années. Le Royaume-Uni, pays assez en avance sur les ventes « digitales », n’a affiché ainsi qu’une croissance de 7 %, contre 13 % en Allemagne, et 19 % en France.
Les chiffres pour la France au 1er semestre 2010 selon le SNEP
L’Hexagone étant cependant en retard, il ne s’agit que d’un rattrapage. Ces données sont cependant différentes de celles publiées par le SNEP il y a quelques semaines (voir graphique ci-dessus), qui annonçaient une augmentation des ventes numériques de seulement 12 %, tous types de ventes confondues, dont les sonneries de téléphone portable. Les ventes numériques directes de singles (+33 %) et d'albums (+47,2 %) se sont excellemment bien portées il est vrai.
Selon le New York Post, 630 millions de singles se sont écoulés lors du premier trimestre, et Apple représenterait 70 % du marché de la musique numérique, et 28 % des ventes totales de musique, tous supports confondus.
Très surpris par la rapidité de la situation, Jean Littolff, de Nielsen Music, a pour sa part tenté de l’expliquer. D’après lui, la stagnation outre-Atlantique est due à plusieurs critères : certains Américains n’ont pas confiance dans les différents types d’achat de musique numérique, et ils n’ont de plus adhéré aux nouveaux morceaux proposés.
Qui plus est, « ce n'est certainement pas le fait que nous avons perdu des magasins en ligne ou que les consommateurs ont moins de places pour acheter de la musique » note-t-il. La musique est quelque chose d’intéressant, mais pas « une nécessité. Une fois que les gens ont leur iPod rempli de chansons, ils ne vont pas commencer à acheter encore et encore. »
Avons-nous alors atteint un point de saturation outre-Atlantique ? Le prochain lancement du service musical de Google devrait nous permettre de répondre à cette question.
Nil Sanyas
le 28 septembre 2010 à 15:07
(13 334
lectures)
Actualités et brèves relatives
- 07 / 09 / 2010 : Eminem gagne son procès contre Universal Music
- 09 / 08 / 2010 : Beatles sur iTunes : selon Yoko Ono il ne sert à rien d'attendre
- 26 / 07 / 2010 : USA : près de 50 % des jeux vidéos vendus sont téléchargés
- 20 / 07 / 2010 : Le SNEP fait son bilan 2009, l'année Hadopi
- 06 / 07 / 2010 : Le chanteur Prince trouve que "Internet c'est dépassé"
- 28 / 06 / 2010 : Spotify a distribué 420 000 € aux artistes suédois en trois mois
- 03 / 05 / 2010 : Apple ferme Lala : vers une offre streaming dans iTunes ?
- 12 / 02 / 2010 : iTunes s'approche des 10 milliards de téléchargements






