Flash Info :
Microsoft annonce la XBox One : tout ce qu'il faut savoir
Étude : l'État gagnerait des milliards en combattant le piratage
Et tu chantes, chantes, chantes, ce refrain qui te plait...
Le lobby de l'industrie logicielle BSA (pour Business Software Alliance) et l'entreprise d'analyse du marché informatique, IDC, ont réalisé une étude sur les gains possibles pour l'emploi, la fiscalité et le PIB d'une baisse du taux de piratage des logiciels.
Pour la France, l'étude conclut que si le taux de piratage logiciel baissait de 10 points en quatre ans, passant donc de 40 % à 30 %, une pluie de bienfaits s'abattrait sur le pays :
Sur les 42 pays étudiés dans le monde, ce sont 500 000 emplois supplémentaires, qualifiés et mieux payés, qui seraient créés en quatre ans, qui s'ajouteraient aux 5,5 millions d'emplois qui seront naturellement créés dans le secteur selon l'étude.
Pour un retour à tout ce qui est juste et bon dans le monde du logiciel, l'étude préconise donc aux gouvernements de prendre plusieurs actions :
Méthodologie de l'étude
Ces chiffres semblent incontestablement prouver que le piratage logiciel est la 11ème plaie d'Égypte, qui doit être combattue par tous les moyens dont disposent les gouvernements. Pourtant, en étudiant la méthodologie employée par l'IDC expliquée à la fin de l'étude, plusieurs failles de raisonnement communes à la plupart des études commandées par l'industrie apparaissent. Elles ont d'ailleurs déjà été dénoncées par le GAO (Government Accountability Office, l'équivalent américain de la Cour des Comptes ), de grands économistes et par notre Marc Rees national.
Pour calculer les gains apportés par une baisse du piratage, l'étude assume que tous les logiciels non piratés seront achetés, sans justifier cette affirmation. Or le taux de substitution est généralement bien différent. Si une entreprise ou un particulier est empêché de pirater, il pourrait tout aussi bien se passer du logiciel en question, ou favoriser une solution libre, et gratuite. Du coup le chiffre d'affaires espéré et les revenus fiscaux prédits seront inexistants dans ces cas là.
Pour calculer les emplois créés, l'étude extrapole les investissements par employés actuels et les applique à son scénario avec moins de piratage. Mais les économies d'échelles font qu'une hausse des ventes de logiciels provoqueraient une baisse des investissements par employés. Ce critère conduirait à trouver des chiffres moins élevés (mais dans quelle proportion, il est difficile de le savoir).
Le calcul est donc peu fiable, et les chiffres communiqués sont à prendre avec des pincettes. Mais l'argument selon lequel une baisse du taux de piratage des logiciels, surtout en entreprise, augmenterait emplois, PIB et revenus fiscaux est probablement exact. Dommage qu'une étude indépendante ne puisse nous dire plus précisément dans quelles proportions.
Pour la France, l'étude conclut que si le taux de piratage logiciel baissait de 10 points en quatre ans, passant donc de 40 % à 30 %, une pluie de bienfaits s'abattrait sur le pays :
- 14 599 emplois supplémentaires seraient créés dans le secteur des technologies
- 6 480 millions d'euros seraient injectés dans la nouvelle économie (en France, seulement 5 326 millions d'euros seraient injectés, le reste partant pour l'étranger)
- 2 401 millions d'euros de recettes fiscales supplémentaires entreraient dans les caisses de l'État
Sur les 42 pays étudiés dans le monde, ce sont 500 000 emplois supplémentaires, qualifiés et mieux payés, qui seraient créés en quatre ans, qui s'ajouteraient aux 5,5 millions d'emplois qui seront naturellement créés dans le secteur selon l'étude.
Pour un retour à tout ce qui est juste et bon dans le monde du logiciel, l'étude préconise donc aux gouvernements de prendre plusieurs actions :
- Sensibiliser les utilisateurs à la valeur de la propriété intellectuelle
- Mettre en place une politique de répression rigoureuse contre le piratage et « les contrefaçons d'innovations logicielles »
- Financer la répression du piratage, former la police au droit sur la propriété intellectuelle et améliorer la coopération transfrontalière
- « Inciter les gouvernements à s’engager en faveur de l’utilisation de logiciels sous licence » dans les administrations, les entreprises d’état, et les fournisseurs
Méthodologie de l'étude
Ces chiffres semblent incontestablement prouver que le piratage logiciel est la 11ème plaie d'Égypte, qui doit être combattue par tous les moyens dont disposent les gouvernements. Pourtant, en étudiant la méthodologie employée par l'IDC expliquée à la fin de l'étude, plusieurs failles de raisonnement communes à la plupart des études commandées par l'industrie apparaissent. Elles ont d'ailleurs déjà été dénoncées par le GAO (Government Accountability Office, l'équivalent américain de la Cour des Comptes ), de grands économistes et par notre Marc Rees national.
Pour calculer les gains apportés par une baisse du piratage, l'étude assume que tous les logiciels non piratés seront achetés, sans justifier cette affirmation. Or le taux de substitution est généralement bien différent. Si une entreprise ou un particulier est empêché de pirater, il pourrait tout aussi bien se passer du logiciel en question, ou favoriser une solution libre, et gratuite. Du coup le chiffre d'affaires espéré et les revenus fiscaux prédits seront inexistants dans ces cas là.
Pour calculer les emplois créés, l'étude extrapole les investissements par employés actuels et les applique à son scénario avec moins de piratage. Mais les économies d'échelles font qu'une hausse des ventes de logiciels provoqueraient une baisse des investissements par employés. Ce critère conduirait à trouver des chiffres moins élevés (mais dans quelle proportion, il est difficile de le savoir).
Le calcul est donc peu fiable, et les chiffres communiqués sont à prendre avec des pincettes. Mais l'argument selon lequel une baisse du taux de piratage des logiciels, surtout en entreprise, augmenterait emplois, PIB et revenus fiscaux est probablement exact. Dommage qu'une étude indépendante ne puisse nous dire plus précisément dans quelles proportions.
Jeff,
Le 15 septembre 2010 à 14:41
(31 248
lectures)
Il y a 164 commentaires
atomusk
Le mercredi 15 septembre 2010 à 14:43:57
#1
Inscrit
le mardi 20 juillet 04
-
19847
commentaires
les contrefaçons d'innovations logicielles => Brevets logiciels
Ouaiiiis on va faire ça
Ouaiiiis on va faire ça
yeti62
Le mercredi 15 septembre 2010 à 14:44:52
#2
Inscrit
le mercredi 15 juillet 09
-
7438
commentaires
Pour la France, l'étude conclut que si le taux de piratage logiciel baissait de 10 points en quatre ans, passant donc de 40 % à 30 %, une pluie de bienfaits s'abattrait sur le pays
Ce qui veut donc dire que c'est pas hadopi la solution
Puisqu'hadopi ne fait rien contre le piratage logiciel
Supermogwai
Le mercredi 15 septembre 2010 à 14:47:11
#3
Inscrit
le lundi 6 décembre 04
-
233
commentaires
Inciter les gouvernements à s’engager en faveur de l’utilisation de logiciels sous licence libre» dans les administrations, les entreprises d’état, et les fournisseurs
jollo
Le mercredi 15 septembre 2010 à 14:48:57
#4
Inscrit
le jeudi 28 septembre 06
-
354
commentaires
et la marmotte ....
oui combattez le piratage, les gens se rapprocherons vers le monde du libre qui se développera encore plus rapidement.
oui combattez le piratage, les gens se rapprocherons vers le monde du libre qui se développera encore plus rapidement.
Ezelyn
Le mercredi 15 septembre 2010 à 14:49:19
#5
Inscrit
le vendredi 27 février 09
-
1031
commentaires
Je suis à cours d'idée pour trouver des mots à l'intérêt de ces études commandés dont les résultats sont demandés et connus à l'avance.
"Merci de nous faire une étude pour prouver à quel point j'ai besoin de fric, a+"
Etude de Bouzou Consulting :
"Selon la conjoncture actuelle, l'age du pirate et les données sismiques en notre possession nous pouvons en conclure que si l'Etat finançait les idées de M. X, il en retirerait d'immenses bénéfices se chiffrant à plusieurs millions."
Mais bon, au moins plus la chasse se répandra et plus ça poussera les gens à se renseigner et découvrir que des solutions open-sources existent pour répondre à leur besoin.
"Merci de nous faire une étude pour prouver à quel point j'ai besoin de fric, a+"
Etude de Bouzou Consulting :
"Selon la conjoncture actuelle, l'age du pirate et les données sismiques en notre possession nous pouvons en conclure que si l'Etat finançait les idées de M. X, il en retirerait d'immenses bénéfices se chiffrant à plusieurs millions."
Mais bon, au moins plus la chasse se répandra et plus ça poussera les gens à se renseigner et découvrir que des solutions open-sources existent pour répondre à leur besoin.
Il n'est plus possible de commenter cette actualité
Vous devez être connecté ou vous inscrire en haut pour pouvoir participer aux commentaires.












