L'article du New York Times sur la stratégie de lutte des autorités russes contre les militants des droits de l'Homme, aidée par Microsoft et sa politique de lutte contre le piratage de ses logiciels, fait beaucoup de vagues (voir l'article publié par PCI).
La firme de Redmond a donc rapidement réagi, et annonçait cette nuit sur son blog officiel prendre des mesures pour stopper ce phénomène. Le directeur juridique de Microsoft, Brad Smith, a déclaré que « quelles que soient les circonstances des cas particuliers décrits par le New York Times, nous voulons être clairs sur le fait que nous détestons sans équivoque toute tentative pour utiliser les droits de propriété intellectuelle pour faire taire les dissensions politiques ou obtenir un avantage personnel indu. Nous prenons rapidement des mesures pour enlever toute possibilité ou motivation de réaliser de telles actions ».
La licence est changée et devient automatiquement et "unilatéralement" gratuite pour les ONG
Brad Smith, a annoncé que les ONG et petits organismes de presse dans certains pays, dont la Russie, bénéficieront désormais d'une nouvelle licence automatiquement et unilatéralement gratuite pour les logiciels, même ceux déjà installés. Les ONG n'ont donc plus rien à faire pour en bénéficier.
Cette initiative veut renforcer un programme de donations qui aurait l'année dernière déjà distribué gratuitement six logiciels Microsoft à 42 000 ONG dans 30 pays, dont la Russie, pour une valeur de marché de 390 millions de dollars (un peu de plus de 300 millions d'euros). Afin de faire migrer toutes les ONG vers ce programme, il sera simplifié et Microsoft communiquera plus dessus. La licence automatiquement gratuite ne sera valable que jusqu'en 2012, afin que les militants des droits de l'homme utilisent le programme de donation, et installent des logiciels authentiques, qui pourront être mis à jour.
Et afin d'aider les ONG à prouver qu'ils ont effectivement le droit d'avoir des logiciels Microsoft piratés installés sur leurs ordinateurs, l'entreprise de Redmond va créer sa propre ONG russe : NGO Legal Assistance Program. Elle aidera les associations à prouver en justice la légalité de leurs licences logicielles.
Une enquête sur les abus est lancée
Pour établir la responsabilité de leurs représentants, en Russie et dans les autres pays, qui auraient pu aider les autorités à s'en prendre à des associations militantes sous le couvert de la lutte contre le piratage, une enquête sera confiée à une firme d'avocats internationale, qui n'a aucun lien avec des cas de contrefaçon.
Et des efforts seront également fait pour lutter contre ceux qui se prétendent être avocats de Microsoft, mais n'ont en réalité aucun lien avec l'entreprise. Selon le géant du logiciel, certaines personnes mal intentionnées se seraient fait passé pour ses représentants et auraient poussé à des poursuites contre des militants.
Pour conclure, Bred Smith précise que Microsoft a toujours pour but « de réduire le piratage et la contrefaçon des logiciels », mais « rien de tout cela ne devrait créer de prétextes pour poursuivre en justice des ONG, journaux et autres participants de vie civile. Et nous ne voulons certainement pas participer à de tels efforts, même par inadvertance ».
La firme de Redmond a donc rapidement réagi, et annonçait cette nuit sur son blog officiel prendre des mesures pour stopper ce phénomène. Le directeur juridique de Microsoft, Brad Smith, a déclaré que « quelles que soient les circonstances des cas particuliers décrits par le New York Times, nous voulons être clairs sur le fait que nous détestons sans équivoque toute tentative pour utiliser les droits de propriété intellectuelle pour faire taire les dissensions politiques ou obtenir un avantage personnel indu. Nous prenons rapidement des mesures pour enlever toute possibilité ou motivation de réaliser de telles actions ».
La licence est changée et devient automatiquement et "unilatéralement" gratuite pour les ONG
Brad Smith, a annoncé que les ONG et petits organismes de presse dans certains pays, dont la Russie, bénéficieront désormais d'une nouvelle licence automatiquement et unilatéralement gratuite pour les logiciels, même ceux déjà installés. Les ONG n'ont donc plus rien à faire pour en bénéficier.
Cette initiative veut renforcer un programme de donations qui aurait l'année dernière déjà distribué gratuitement six logiciels Microsoft à 42 000 ONG dans 30 pays, dont la Russie, pour une valeur de marché de 390 millions de dollars (un peu de plus de 300 millions d'euros). Afin de faire migrer toutes les ONG vers ce programme, il sera simplifié et Microsoft communiquera plus dessus. La licence automatiquement gratuite ne sera valable que jusqu'en 2012, afin que les militants des droits de l'homme utilisent le programme de donation, et installent des logiciels authentiques, qui pourront être mis à jour.
Et afin d'aider les ONG à prouver qu'ils ont effectivement le droit d'avoir des logiciels Microsoft piratés installés sur leurs ordinateurs, l'entreprise de Redmond va créer sa propre ONG russe : NGO Legal Assistance Program. Elle aidera les associations à prouver en justice la légalité de leurs licences logicielles.
Une enquête sur les abus est lancée
Pour établir la responsabilité de leurs représentants, en Russie et dans les autres pays, qui auraient pu aider les autorités à s'en prendre à des associations militantes sous le couvert de la lutte contre le piratage, une enquête sera confiée à une firme d'avocats internationale, qui n'a aucun lien avec des cas de contrefaçon.
Et des efforts seront également fait pour lutter contre ceux qui se prétendent être avocats de Microsoft, mais n'ont en réalité aucun lien avec l'entreprise. Selon le géant du logiciel, certaines personnes mal intentionnées se seraient fait passé pour ses représentants et auraient poussé à des poursuites contre des militants.
Pour conclure, Bred Smith précise que Microsoft a toujours pour but « de réduire le piratage et la contrefaçon des logiciels », mais « rien de tout cela ne devrait créer de prétextes pour poursuivre en justice des ONG, journaux et autres participants de vie civile. Et nous ne voulons certainement pas participer à de tels efforts, même par inadvertance ».
Jeff
le 14 septembre 2010 à 09:34
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