Il est impossible de rester concentré plus de 12mn sur son travail sans être interrompu
C'est ce que j'arrête pas de dire à Teuf
La société Sciforma, spécialisée dans les solutions web de gestion de portefeuilles de projets, vient de nous envoyer une étude pour le moins amusante. Selon cette dernière, il est « impossible pour un Français de rester concentré plus de 12 minutes sur son travail sans être interrompu ».
Leave me alone !
Concrètement, « le temps de travail des Français est de plus en plus morcelé. Dominés par l’informatique et les télécommunications, les salariés sont sollicités en permanence par la messagerie interne, les messages instantanés, les appels téléphoniques, les SMS et toutes sortes d’alertes. »
En somme, il est impossible de travailler sur un sujet donné pendant un long moment sans que quelque chose attire nos yeux ou nos oreilles. Il est vrai qu’en tant que journaliste de PC INpact, écrire un article complet sans être contacté par un collègue ou une relation de travail est assez rare, ceci sans compter le flot continu d’emails que nous recevons…
Sciforma note ainsi que :
Bien entendu, être interrompu à cause d’un contact (peu importe le moyen) n’a rien d’exceptionnel au travail, et est même recommandé. Cela fait partie du travail en somme. « La conclusion de notre étude est simple mais d’une portée étonnante : l’entreprise est de moins en moins un lieu de production au sens classique du terme. Le travail devient une interaction, un échange, un dialogue permanent. L’entreprise favorise et exige cette interactivité dont elle fournit les outils. Cette évolution est profonde et pourrait bien changer fondamentalement notre relation au travail, son organisation et ses valeurs » commente ainsi Jérôme Anrès, PDG de Sciforma.
Mais pourquoi ne peut-on pas travailler sans qu’un évènement arrive au bout de 12 minutes en moyenne ? Sciforma note ainsi que nous recevons :
Faire autre chose que travailler n'empêche pas de... travailler
Quoi qu’il en soit, l’étude révèle que « 75 % des personnes sondées avouent interrompre leurs tâches en cours pour regarder le contenu de ce nouveau message entrant. Rester concentré sur une seule et même mission sans être interrompu s’apparente ainsi à une gageure. » Visualiser le titre du message suffit pourtant (souvent) à vérifier son intérêt…
Résultat, « 38,3 % des répondants déclarent passer plus d’une heure par jour sur leur ordinateur pour s’informer » et « ils sont même 15 % à y consacrer plus de deux heures ». Ceci sans compter les autres activités (jeux, réseaux sociaux, démarches administratives, etc.).
Mais cela ne signifie pas pour autant que les salariés se tournent les pouces. « Malgré la fréquence des interruptions, les Français au travail gardent le cap et leurs objectifs. Ils sont 91,4 % à affirmer détenir une liste professionnelle de « choses à faire ». Ils sont même 82,5 % à savoir en arrivant le matin au travail ce qu’ils doivent ou veulent réaliser comme tâches. Mais l’urgence l’emporte. En effet, s’ils ont deux tâches à réaliser, une importante et l’autre urgente, 71,4 % des répondants réalisent la tâche urgente en premier. » L’inverse serait néanmoins étonnant serait-on tenté de dire…
Leave me alone !
Concrètement, « le temps de travail des Français est de plus en plus morcelé. Dominés par l’informatique et les télécommunications, les salariés sont sollicités en permanence par la messagerie interne, les messages instantanés, les appels téléphoniques, les SMS et toutes sortes d’alertes. »
En somme, il est impossible de travailler sur un sujet donné pendant un long moment sans que quelque chose attire nos yeux ou nos oreilles. Il est vrai qu’en tant que journaliste de PC INpact, écrire un article complet sans être contacté par un collègue ou une relation de travail est assez rare, ceci sans compter le flot continu d’emails que nous recevons…
Sciforma note ainsi que :
- 93,3 % des Français passent plus de 4h par jour sur leur ordinateur (70 % + de 6h)
- 70 % déclarent utiliser leur ordinateur pour gérer leurs affaires personnelles au bureau
- Plus d’1 Français sur 2 se connecte à des réseaux sociaux durant ses heures de travail
- Près d’1 message sur 3 revêt un caractère non professionnel
- 75 % avouent interrompre leur travail pour regarder le contenu d’un nouveau message qu’ils viennent de recevoir
- Pour plus des deux tiers des Français, ce qui est urgent passe avant ce qui est important, et 25 % des sondés estiment ne travailler que dans l’urgence
Bien entendu, être interrompu à cause d’un contact (peu importe le moyen) n’a rien d’exceptionnel au travail, et est même recommandé. Cela fait partie du travail en somme. « La conclusion de notre étude est simple mais d’une portée étonnante : l’entreprise est de moins en moins un lieu de production au sens classique du terme. Le travail devient une interaction, un échange, un dialogue permanent. L’entreprise favorise et exige cette interactivité dont elle fournit les outils. Cette évolution est profonde et pourrait bien changer fondamentalement notre relation au travail, son organisation et ses valeurs » commente ainsi Jérôme Anrès, PDG de Sciforma.
Mais pourquoi ne peut-on pas travailler sans qu’un évènement arrive au bout de 12 minutes en moyenne ? Sciforma note ainsi que nous recevons :
- 34 courriels par jour en moyenne (15,5 % des sondés en reçoivent même 60 par jour)
- 40 messages par jour en moyenne en rajoutant les SMS (dont un tiers à caractère personnel)
Faire autre chose que travailler n'empêche pas de... travailler
Quoi qu’il en soit, l’étude révèle que « 75 % des personnes sondées avouent interrompre leurs tâches en cours pour regarder le contenu de ce nouveau message entrant. Rester concentré sur une seule et même mission sans être interrompu s’apparente ainsi à une gageure. » Visualiser le titre du message suffit pourtant (souvent) à vérifier son intérêt…
Résultat, « 38,3 % des répondants déclarent passer plus d’une heure par jour sur leur ordinateur pour s’informer » et « ils sont même 15 % à y consacrer plus de deux heures ». Ceci sans compter les autres activités (jeux, réseaux sociaux, démarches administratives, etc.).
Mais cela ne signifie pas pour autant que les salariés se tournent les pouces. « Malgré la fréquence des interruptions, les Français au travail gardent le cap et leurs objectifs. Ils sont 91,4 % à affirmer détenir une liste professionnelle de « choses à faire ». Ils sont même 82,5 % à savoir en arrivant le matin au travail ce qu’ils doivent ou veulent réaliser comme tâches. Mais l’urgence l’emporte. En effet, s’ils ont deux tâches à réaliser, une importante et l’autre urgente, 71,4 % des répondants réalisent la tâche urgente en premier. » L’inverse serait néanmoins étonnant serait-on tenté de dire…
Nil Sanyas
le 8 septembre 2010 à 17:39
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