Après son bilan de l’année 2009 et du premier trimestre 2010, le SNEP (Syndicat national de l'édition phonographique) a publié ce matin le bilan de son premier semestre de l’année. Globalement, le marché de la musique enregistrée en France a progressé de 4,1 % en un an, pour atteindre un chiffre d’affaires hors taxes de 239,3 millions d’euros.
Voici les détails :
Le marché physique (CD, DVD, etc.) représente toujours une très large part du chiffre d’affaires du secteur. 82 % précisément. Le marché numérique ne représente donc que 18 % des ventes. Mais sa croissance est bien plus importante.
Quelques points intéressants :
Le SNEP note que l’essor de la musique numérique, et plus particulièrement du téléchargement via Internet (66 % du chiffre d’affaires du numérique aujourd’hui), a pu se faire grâce à une offre conséquente : « Aujourd’hui, l’offre légale est représentée par plus de 150 services offrant de multiples possibilités de consommation, du téléchargement à la carte aux offres illimitées ».
Enfin, le syndicat nous livre les évolutions du nombre de sorties d’albums et de singles ces 10 dernières années. Comme le montrent les graphiques ci-dessous, la chute depuis 2004 est stratosphérique…
Et bien entendu, le nombre de nouveaux artistes signés est lui aussi en chute libre, atteignant des niveaux records (vers le bas) cette année…
Et pour couronner le tout, les investissements en marketing et en promotion ont eux aussi reculé fortement ces dernières années.
Récapitulons, il y a :
Si les majors expliquent la baisse des signatures par la crise du secteur, cette dernière n’est-elle pas confortée par la diminution de l’offre et de la diversité ? Comment les ventes pourraient-elles remonter s’il y a moins d’offre ? C’est bien entendu possible, il suffirait que les ventes moyennes par albums/singles augmentent plus que le recul de l’offre globale… Mais un tel calcul est loin d’être évident, d’autant plus si le budget promotion diminue…
Voici les détails :
- Marché physique : +2,5 %
- Albums : 169,8 millions d’euros (-2 %)
- Singles : 2,5 millions d’euros (-3,8 %)
- Vidéomusicales : 23,9 millions d’euros (+53,2 %)
- Autres : 0,2 million d’euros (+100 %)
- Marché numérique : +12 %
- Albums : 10,6 millions d’euros (+47,2 %)
- Singles : 13,3 millions d’euros (+33 %)
- Vidéomusicales : 0,6 million d’euros (-62,5 %)
- Abonnements et streaming : 11,5 millions d’euros (+16,2 %)
- Sonneries téléphoniques : 3 millions d’euros (-9,1 %)
- Autres : 3,9 millions d’euros (-38,1 %)
Le marché physique (CD, DVD, etc.) représente toujours une très large part du chiffre d’affaires du secteur. 82 % précisément. Le marché numérique ne représente donc que 18 % des ventes. Mais sa croissance est bien plus importante.
Quelques points intéressants :
- la chute des ventes de singles (au format physique) se réduit petit à petit (-3,8 %)
- les ventes numériques d’albums (+47,2 %) croissent plus que celles des singles numériques (+33 %)
- les ventes de ces derniers sont néanmoins cinq fois plus importants que les ventes physiques de singles (13,3 millions contre 2,5 millions)
- sans la forte croissance des ventes vidéomusicales (+53,2 %), le marché physique aurait régressé
- au total, les ventes d’albums (physiques et numériques) ont reculé de 0,1 %
- au total, les ventes de singles (physiques et numériques) ont progressé de 25,4 %
Le SNEP note que l’essor de la musique numérique, et plus particulièrement du téléchargement via Internet (66 % du chiffre d’affaires du numérique aujourd’hui), a pu se faire grâce à une offre conséquente : « Aujourd’hui, l’offre légale est représentée par plus de 150 services offrant de multiples possibilités de consommation, du téléchargement à la carte aux offres illimitées ».
Enfin, le syndicat nous livre les évolutions du nombre de sorties d’albums et de singles ces 10 dernières années. Comme le montrent les graphiques ci-dessous, la chute depuis 2004 est stratosphérique…
Et bien entendu, le nombre de nouveaux artistes signés est lui aussi en chute libre, atteignant des niveaux records (vers le bas) cette année…
Et pour couronner le tout, les investissements en marketing et en promotion ont eux aussi reculé fortement ces dernières années.
Récapitulons, il y a :
- moins de nouveaux artistes signés
- moins d’albums et singles commercialisés
- moins de budget promotionnel
Si les majors expliquent la baisse des signatures par la crise du secteur, cette dernière n’est-elle pas confortée par la diminution de l’offre et de la diversité ? Comment les ventes pourraient-elles remonter s’il y a moins d’offre ? C’est bien entendu possible, il suffirait que les ventes moyennes par albums/singles augmentent plus que le recul de l’offre globale… Mais un tel calcul est loin d’être évident, d’autant plus si le budget promotion diminue…
Source :
Disque en France
Nil Sanyas
le 8 septembre 2010 à 16:39
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