Un journaliste US lance un canular sur Twitter, et est suspendu
Il voulait prouver que les journalistes ne vérifient pas leurs sources
Twitter est devenu un grand ami des journalistes, puisqu'il permet de se tenir au courant de l'actualité en temps réel. Malheureusement, c'est aussi la source de rumeurs innombrables, pour beaucoup démenties par la suite. Récemment, la mort de Jean-Marie Le Pen a été annoncée sur Twitter puis démentie, et en juin une autre fausse mort, celle de l'animateur Bernard Montiel, avait particulièrement énervé ce dernier. C'est donc une source d'information dont il faut se méfier, et comme toujours, il faut vérifier ses sources.
Une expérience in vivo
Un journaliste sportif américain, Mike Wise, a voulu prouver que les journalistes ne le font pas, et s'amusent maintenant à reprendre telles quelles des informations non vérifiées. A cet effet il a posté jeudi dernier un tweet "révélant" que Ben Roethlisberger, le quart-arrière de l'équipe de football américain les Pittsburgh Steelers, était suspendu pendant cinq matchs.
Cette nouvelle est fausse, car si la star est effectivement accusée d'avoir agressé sexuellement une étudiante de l'université de Georgia en mars (sans être poursuivie par la justice), et que la sanction de 6 matchs de suspension allait être revue et peut-être diminuée, ce n'était pas encore le cas.
Le journaliste avait donc pris un peu d'avance, communiquant une nouvelle fantaisiste, qui a été reprise par ses collègues. Mike Wise a en effet une très bonne réputation, car il écrit pour le Washington Post et présente une émission de radio. Sa petite expérience a donc bien fonctionné... Mais il va le payer très cher.
Car ce lundi, quatre jours après avoir lancé ce canular, Mike Wise (son nom signifie ironiquement "avisé" ou "sage") a annoncé lors de son émission de radio que le Washington Post, son journal, le suspendait pendant un mois (pour avoir inventé une suspension, deuxième ironie du sort). Lundi déjà il s'excusait, mais se justifiait encore sur Twitter en proclamant qu'il avait prouvé son argument : « [...] mais au final j'ai prouvé deux choses : 1. j'avais raison sur le fait que personne ne vérifie les faits ou les sources et 2. je suis un abruti. Mes excuses à tous ceux qui ont été impliqués ».
Pas assez repentant, ce message lui a valu un concert de critiques, surtout sur le réseau social, dont les utilisateurs utilisent la réputation du journaliste communiquant des informations pour juger de la valeur à lui accorder. Mardi il a donc mis de l'eau dans son vin, clamant que c'était une tentative d'humour et expliquant à la radio qu'il a fait « une épouvantable erreur », qui lui a coûté « un morceau de sa crédibilité ». Gageons qu'il aura du mal à renouveler son expérience sur Twitter.
Sa suspension prouve d'ailleurs que les journalistes répandant des informations sur Twitter ont intérêt à vérifier leurs sources... Et donc que le réseau peut, effectivement, être une source d'actualités fiables (troisième ironie, Fatality).
Une expérience in vivo
Un journaliste sportif américain, Mike Wise, a voulu prouver que les journalistes ne le font pas, et s'amusent maintenant à reprendre telles quelles des informations non vérifiées. A cet effet il a posté jeudi dernier un tweet "révélant" que Ben Roethlisberger, le quart-arrière de l'équipe de football américain les Pittsburgh Steelers, était suspendu pendant cinq matchs.
Cette nouvelle est fausse, car si la star est effectivement accusée d'avoir agressé sexuellement une étudiante de l'université de Georgia en mars (sans être poursuivie par la justice), et que la sanction de 6 matchs de suspension allait être revue et peut-être diminuée, ce n'était pas encore le cas.
Le journaliste avait donc pris un peu d'avance, communiquant une nouvelle fantaisiste, qui a été reprise par ses collègues. Mike Wise a en effet une très bonne réputation, car il écrit pour le Washington Post et présente une émission de radio. Sa petite expérience a donc bien fonctionné... Mais il va le payer très cher.
Car ce lundi, quatre jours après avoir lancé ce canular, Mike Wise (son nom signifie ironiquement "avisé" ou "sage") a annoncé lors de son émission de radio que le Washington Post, son journal, le suspendait pendant un mois (pour avoir inventé une suspension, deuxième ironie du sort). Lundi déjà il s'excusait, mais se justifiait encore sur Twitter en proclamant qu'il avait prouvé son argument : « [...] mais au final j'ai prouvé deux choses : 1. j'avais raison sur le fait que personne ne vérifie les faits ou les sources et 2. je suis un abruti. Mes excuses à tous ceux qui ont été impliqués ».
Pas assez repentant, ce message lui a valu un concert de critiques, surtout sur le réseau social, dont les utilisateurs utilisent la réputation du journaliste communiquant des informations pour juger de la valeur à lui accorder. Mardi il a donc mis de l'eau dans son vin, clamant que c'était une tentative d'humour et expliquant à la radio qu'il a fait « une épouvantable erreur », qui lui a coûté « un morceau de sa crédibilité ». Gageons qu'il aura du mal à renouveler son expérience sur Twitter.
Sa suspension prouve d'ailleurs que les journalistes répandant des informations sur Twitter ont intérêt à vérifier leurs sources... Et donc que le réseau peut, effectivement, être une source d'actualités fiables (troisième ironie, Fatality).
Jeff,
Le 1 septembre 2010 à 17:37
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Il y a 37 commentaires
pti_pingu
Le mercredi 1 septembre 2010 à 17:43:10
#1
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le jeudi 15 janvier 09
-
9207
commentaires
troisième ironie, Fatality
C'est sûr qu'il vient de prendre cher, un peu comme quand tu te fais démonter par sub-zero
maestro321
Le mercredi 1 septembre 2010 à 17:45:16
#2
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1274
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Jeff, dit moi que tu n'as pas récupéré cette news sur twitter.
iwantbf2patch
Le mercredi 1 septembre 2010 à 17:47:20
#3
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le vendredi 5 mars 10
-
226
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1. j'avais raison sur le fait que personne ne vérifie les faits ou les sources
Je crois que tout le monde le sait déjà...
Intéressant. Faudra dire ca a Fredo ..
cerank
Le mercredi 1 septembre 2010 à 17:51:47
#5
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le mardi 10 novembre 09
-
526
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Donc le mec est sanctionné pour l'incompétence de ses collègues
C'est du grand n'importe quoi.
C'est du grand n'importe quoi.
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