La facture de la distribution des fameux dépliants Hadopi présentant de manière succincte son fonctionnement et ses buts, a été de 37 998 euros, à en croire ce document de la régie des autoroutes. Le tarif correspond ici à deux week-ends (6 jours), soit 260 000 exemplaires distribués, pour un petit format, dans la formule des retours de vacances de l’été 2010.
Ces 37 998 euros ne prennent pas en compte la livraison des dépliants, ni leur production. Cela ne coûte cependant pas grand-chose, du fait du poids très faible des dépliants. Il faut tout au plus rajouter une poignée de milliers d'euros pour obtenir le total de l'opération.
Nous savons ainsi que ces 260 000 dépliants sont répartis comme suit :
Le document de la régie note de plus de nombreux avantages à ce type de « publicité » :
Mais deux données peuvent néanmoins faire tiquer. Tout d’abord, la régie précise parfaitement que « Les messages véhiculés lors des campagnes « annonceur » doivent être en cohérence avec les valeurs des sociétés d’autoroute ». La régie cite comme exemple la sécurité des personnes sur autoroutes, le développement durable, la promotion des régions et l’accompagnement au voyage. Et même quand Casino souhaite utiliser ce moyen pour vanter ces produits, l’entreprise propose dans ses publicités des carnets de jeux « afin d’apporter une contribution positive au voyage ».
On parle ainsi d’un « positionnement fort et gage de sélectivité par rapport à d’autres univers de street marketing ».
La régie, afin de valoriser son offre, a donc une sorte de philosophie commerciale. Mais en quoi le dépliant Hadopi répond-il aux exigences de la régie sur ce point ?
Quid de la légalité des distributions ?
L’autre problème est l'article R412-52 du Code de la Route. Est bien précisé : « Le fait de distribuer ou faire distribuer des prospectus, tracts, écrits, images, photographies ou objets quelconques aux conducteurs ou occupants de véhicules circulant sur une voie ouverte à la circulation publique est puni de l'amende prévue pour les contraventions de la quatrième classe. »
Une amende de 135 euros est alors prévue, minorée à 90 euros en cas de paiement dans les 3 ou 15 jours, et majorée à 375 € en cas de paiement après 45 jours. « Il s’agit du maximum encouru en deçà duquel le juge reste libre de prononcer la sanction qui lui paraît la plus appropriée. »
En somme, même si cette distribution est peut-être illégale, la peine encourue est bien ridicule. Qui plus est, il reste à définir si un véhicule circule bien « sur une voie ouverte à la circulation publique » lorsqu’il s’arrête à un péage.
Ces 37 998 euros ne prennent pas en compte la livraison des dépliants, ni leur production. Cela ne coûte cependant pas grand-chose, du fait du poids très faible des dépliants. Il faut tout au plus rajouter une poignée de milliers d'euros pour obtenir le total de l'opération.
Nous savons ainsi que ces 260 000 dépliants sont répartis comme suit :
- 120 000 au péage de Lançon-Provence (Sud)
- 70 000 au péage de Monnaie (Sud-Ouest de Paris)
- 70 000 au péage de La Gravelle (Ouest de Paris)
Le document de la régie note de plus de nombreux avantages à ce type de « publicité » :
- Le conditionnement en sac favorise « l’effet de surprise »
- Prise en main directe
- L’échantillon / le document va être immédiatement consommé ou consulté durant le trajet
- L’annonceur apporte une contribution positive au voyage
Mais deux données peuvent néanmoins faire tiquer. Tout d’abord, la régie précise parfaitement que « Les messages véhiculés lors des campagnes « annonceur » doivent être en cohérence avec les valeurs des sociétés d’autoroute ». La régie cite comme exemple la sécurité des personnes sur autoroutes, le développement durable, la promotion des régions et l’accompagnement au voyage. Et même quand Casino souhaite utiliser ce moyen pour vanter ces produits, l’entreprise propose dans ses publicités des carnets de jeux « afin d’apporter une contribution positive au voyage ».
On parle ainsi d’un « positionnement fort et gage de sélectivité par rapport à d’autres univers de street marketing ».
La régie, afin de valoriser son offre, a donc une sorte de philosophie commerciale. Mais en quoi le dépliant Hadopi répond-il aux exigences de la régie sur ce point ?
Quid de la légalité des distributions ?
L’autre problème est l'article R412-52 du Code de la Route. Est bien précisé : « Le fait de distribuer ou faire distribuer des prospectus, tracts, écrits, images, photographies ou objets quelconques aux conducteurs ou occupants de véhicules circulant sur une voie ouverte à la circulation publique est puni de l'amende prévue pour les contraventions de la quatrième classe. »
Une amende de 135 euros est alors prévue, minorée à 90 euros en cas de paiement dans les 3 ou 15 jours, et majorée à 375 € en cas de paiement après 45 jours. « Il s’agit du maximum encouru en deçà duquel le juge reste libre de prononcer la sanction qui lui paraît la plus appropriée. »
En somme, même si cette distribution est peut-être illégale, la peine encourue est bien ridicule. Qui plus est, il reste à définir si un véhicule circule bien « sur une voie ouverte à la circulation publique » lorsqu’il s’arrête à un péage.
Source :
Clubic et Numerama
Nil Sanyas
le 24 août 2010 à 09:21
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