L'association espagnole pour la défense des droits des internautes APEDANICA (Asociación para la Prevención y Estudios de Delitos, Abusos y Negligencias en Informática y Comunicaciones Avanzadas) a déposé plainte le mois dernier contre Google dans l'affaire de collecte des données Wi-Fi non sécurisées.
Ce lundi, la juge Raquel Fernandino a donné suite, et convoqué dans son bureau le représentant légal de Google en Espagne, dans le cadre d'une enquête policière. APEDANICA a publié un communiqué (en espagnol) de 8 pages expliquant les raisons de sa plainte, repris en français et résumé par l'AFP.
La juge veut en particulier que la police trouve des éléments sur « les instruments utilisés pour la collecte des données », et sur le stockage de ces informations. APEDANICA indique, en ce basant sur des rapports de la presse et de l'ONG Privacy International que « le programme utilisé par les voitures de Street View, qui apparemment ne prenaient que des photos depuis la rue pour illustrer les cartes, enregistrait en fait le contenu qui circulait à travers les réseaux WiFi et le stockait ».
Or, rien qu'à Madrid, « plusieurs centaines de milliers d'utilisateurs accèdent tous les jours à des réseaux Wi-Fi ouverts pour leurs communications personnelles et professionnelles, par lesquels de grands volumes de données de tous types peuvent être capturés ». Il convient donc que la justice espagnole vérifie elle-même les types de données collectées, leur utilisation, leur légalité et l'avenir qu'il faut leur réserver.
Depuis que Google a révélé avoir capturé par erreur 600 Go de données dans 30 pays différents grâce à ses Google Cars, normalement chargées de photographier les rues du monde (et rien que ça est déjà sujet à polémique), le moteur de recherche est confronté à des problèmes judiciaires dans chacun de ces pays. Les Américains veulent récupérer le nom du codeur fautif, les Coréens ont perquisitionné ses bureaux, et différents pays européens, dont la France, se sont fait livrer les données collectées, pour contrôle.
Seul le Royaume-Uni a pour l'instant été suffisamment convaincu de la bonne foi du site internet et de l'innocuité des informations collectées pour innocenter le moteur. Mais même dans ce pays Google pourrait toujours être poursuivi au civil...
Ce lundi, la juge Raquel Fernandino a donné suite, et convoqué dans son bureau le représentant légal de Google en Espagne, dans le cadre d'une enquête policière. APEDANICA a publié un communiqué (en espagnol) de 8 pages expliquant les raisons de sa plainte, repris en français et résumé par l'AFP.
La juge veut en particulier que la police trouve des éléments sur « les instruments utilisés pour la collecte des données », et sur le stockage de ces informations. APEDANICA indique, en ce basant sur des rapports de la presse et de l'ONG Privacy International que « le programme utilisé par les voitures de Street View, qui apparemment ne prenaient que des photos depuis la rue pour illustrer les cartes, enregistrait en fait le contenu qui circulait à travers les réseaux WiFi et le stockait ».
Or, rien qu'à Madrid, « plusieurs centaines de milliers d'utilisateurs accèdent tous les jours à des réseaux Wi-Fi ouverts pour leurs communications personnelles et professionnelles, par lesquels de grands volumes de données de tous types peuvent être capturés ». Il convient donc que la justice espagnole vérifie elle-même les types de données collectées, leur utilisation, leur légalité et l'avenir qu'il faut leur réserver.
Depuis que Google a révélé avoir capturé par erreur 600 Go de données dans 30 pays différents grâce à ses Google Cars, normalement chargées de photographier les rues du monde (et rien que ça est déjà sujet à polémique), le moteur de recherche est confronté à des problèmes judiciaires dans chacun de ces pays. Les Américains veulent récupérer le nom du codeur fautif, les Coréens ont perquisitionné ses bureaux, et différents pays européens, dont la France, se sont fait livrer les données collectées, pour contrôle.
Seul le Royaume-Uni a pour l'instant été suffisamment convaincu de la bonne foi du site internet et de l'innocuité des informations collectées pour innocenter le moteur. Mais même dans ce pays Google pourrait toujours être poursuivi au civil...
Jeff
le 19 août 2010 à 13:21
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