Après les BlackBerry, l'Inde voudrait aussi contrôler Google et Skype
C'est une recette de pieuvre aux mûres ?
Le journal anglais Financial Times a publié un article (il faut peut-être s'inscrire pour le voir) sur l'Inde qui veut bloquer deux services de BlackBerry dès fin août, si ses services secrets ne peuvent pas avoir accès aux informations chiffrées échangées par les utilisateurs. En particulier, les services destinés aux professionnels du téléphone, les mails et le client de messagerie instantanée BBM, sont protégés des oreilles indiscrètes.
Mais des documents du gouvernement, cités par l'article, affirment aussi que les intentions des officiels indiens vont plus loin. Les services chiffrés de Google (tel que Gmail en HTTPS) et de Skype, ainsi que d'autres entreprises du Net, seraient autant de menaces à la sécurité nationale à contrôler absolument.
Les documents vus par le FT sont les minutes d'un entretient ayant eu lieu le 12 juillet entre le gouvernement indien et les associations représentant les FAI et les entreprises de télécoms. Ils en ont extrait en particulier ce passage : « Il y avait un consensus sur le fait que plusieurs types de services doivent êtres explorés. Parmi eux se trouvent BlackBerry, Skype, Google, etc », un autre passage intéressant : « il a été décidé de commencer par le problème posé par le BlackBerry, puis de passer aux autres services ».
Si les représentants du gouvernement n'ont pas réagi, les représentants de deux associations d'opérateurs ont confirmé ces propos au journal.
Mais si RIM, le constructeur canadien du BlackBerry, est difficile à faire plier au point de devoir recourir à des menaces franches, qu'en sera-t-il des autres cibles du gouvernement ? Google a par exemple presque été banni de Chine pour avoir refusé de censurer ses résultats de recherche, mais obéit généralement aux demandes de renseignement de la justice. Les autres acteurs du web ne sont par contre pas spécialement renommés pour résister aux gouvernements.
RIM se défend de céder aux pressions « plus que les autres »
Après l'annonce des menaces indiennes, et suite à son accord avec l'Arabie Saoudite, RIM a publié un communiqué :
« Bien que RIM ne puisse pas dévoiler les discussions sur la législation qui ont cours avec n'importe quel gouvernement, RIM assure à ses consommateurs qu'il essaye vraiment d'être aussi coopératif que possible avec les gouvernements dans le but de respecter les lois et obligations pour la sécurité nationale, tout en protégeant les besoins légaux des citoyens et entreprises. »
Pour rassurer ses clients, RIM explique aussi que tout accès aux données de ses consommateurs par un pays doit respecter quatre critères :

Mais des documents du gouvernement, cités par l'article, affirment aussi que les intentions des officiels indiens vont plus loin. Les services chiffrés de Google (tel que Gmail en HTTPS) et de Skype, ainsi que d'autres entreprises du Net, seraient autant de menaces à la sécurité nationale à contrôler absolument.
Les documents vus par le FT sont les minutes d'un entretient ayant eu lieu le 12 juillet entre le gouvernement indien et les associations représentant les FAI et les entreprises de télécoms. Ils en ont extrait en particulier ce passage : « Il y avait un consensus sur le fait que plusieurs types de services doivent êtres explorés. Parmi eux se trouvent BlackBerry, Skype, Google, etc », un autre passage intéressant : « il a été décidé de commencer par le problème posé par le BlackBerry, puis de passer aux autres services ».
Si les représentants du gouvernement n'ont pas réagi, les représentants de deux associations d'opérateurs ont confirmé ces propos au journal.
Mais si RIM, le constructeur canadien du BlackBerry, est difficile à faire plier au point de devoir recourir à des menaces franches, qu'en sera-t-il des autres cibles du gouvernement ? Google a par exemple presque été banni de Chine pour avoir refusé de censurer ses résultats de recherche, mais obéit généralement aux demandes de renseignement de la justice. Les autres acteurs du web ne sont par contre pas spécialement renommés pour résister aux gouvernements.
RIM se défend de céder aux pressions « plus que les autres »
Après l'annonce des menaces indiennes, et suite à son accord avec l'Arabie Saoudite, RIM a publié un communiqué :
« Bien que RIM ne puisse pas dévoiler les discussions sur la législation qui ont cours avec n'importe quel gouvernement, RIM assure à ses consommateurs qu'il essaye vraiment d'être aussi coopératif que possible avec les gouvernements dans le but de respecter les lois et obligations pour la sécurité nationale, tout en protégeant les besoins légaux des citoyens et entreprises. »
Pour rassurer ses clients, RIM explique aussi que tout accès aux données de ses consommateurs par un pays doit respecter quatre critères :
- c'est légal
- l'accès aux données des utilisateurs de BlackBerry n'est pas plus important que celui accordé par ses concurrents
- ça ne change pas l'architecture de sécurité des clients professionnels
- le constructeur ne fait pas d'accord spécifique à un pays (NdA : sauf avec la Chine, la Russie et l'Arabie Saoudite ?)
Jeff
le 13 août 2010 à 17:37
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