Un billet est à lire avec une certaine attention cette semaine (site original, repris sur Rue89). C’est celui d’Arnaud Dassier. L’intéressé est un blogueur qui avait participé aux différentes campagnes et buzz politiques en faveur de Jacques Chirac en 2002 puis de Nicolas Sarkozy en 2007. Autant dire un « insider » qui a participé au succès de ce dernier lors de l’élection présidentielle.
Arnaud Dassier reconnaît les forces de Sarkozy : une « campagne ambitieuse et dynamique » sur le web, le soutien de Loïc le Meur, le premier président web 2.0… Mais aujourd’hui, patatras : « trois ans plus tard, parmi ses ex-électeurs, il est difficile de trouver un blogueur ou un entrepreneur du Web qui défende publiquement son action. Au mieux, ils gardent un silence distancié, ne montant au créneau que face aux attaques les plus excessives (« Sarkozy n'est pas mon Président », « Anti-Sarkozy day »…). »
Dassier dresse ainsi un bilan pour le moins mauvais de ces trois années, via un inventaire bien morose : un secrétaire d'État à l’économie numérique gadget, la plantage de France.fr, un investissement trop faible dans les nouvelles technologies, des discours anti net qui pullulent au moindre faux pas d’un politique, une loi Hadopi « dont le naufrage annoncé se déroule précisément comme tous les amis « web-friendly » de la majorité l'avaient prévu dès le départ. »
Conclusion ? « Cette séquence de paroles malheureuses et d'échecs successifs, qu'aucun projet emblématique, ni aucun succès opérationnel, n'est venu contredire, n'a fait que conforter l'image d'une droite française qui, en trois ans de pouvoir, s'est elle-même e-ringardisée et fabriqué de toutes pièces une image antiInternet, autant dire antimodernité, voire anti-jeunes ». Il reste encore deux ans avant 2012 et on se demande bien aujourd’hui comment la majorité va redresser la barre, si elle le peut encore. « Vu le passif, il faudra des mots et des actes forts » constate l'auteur spécialiste en marketing.
On mesure sans peine l’ampleur de la tâche qui attend le groupe sur l’éthique du numérique, composés de députés UMP. Dans les mois qui viennent, il ne sera pas étonnant de voir des députés restés très en retrait lors des longs débats Hadopi, endosser aujourd’hui l’habit de pompier pour tenter d’éteindre ce feu. Copé s’y était essayé, misant sur le droit à l’erreur. En vain.
Arnaud Dassier reconnaît les forces de Sarkozy : une « campagne ambitieuse et dynamique » sur le web, le soutien de Loïc le Meur, le premier président web 2.0… Mais aujourd’hui, patatras : « trois ans plus tard, parmi ses ex-électeurs, il est difficile de trouver un blogueur ou un entrepreneur du Web qui défende publiquement son action. Au mieux, ils gardent un silence distancié, ne montant au créneau que face aux attaques les plus excessives (« Sarkozy n'est pas mon Président », « Anti-Sarkozy day »…). »
Dassier dresse ainsi un bilan pour le moins mauvais de ces trois années, via un inventaire bien morose : un secrétaire d'État à l’économie numérique gadget, la plantage de France.fr, un investissement trop faible dans les nouvelles technologies, des discours anti net qui pullulent au moindre faux pas d’un politique, une loi Hadopi « dont le naufrage annoncé se déroule précisément comme tous les amis « web-friendly » de la majorité l'avaient prévu dès le départ. »
Conclusion ? « Cette séquence de paroles malheureuses et d'échecs successifs, qu'aucun projet emblématique, ni aucun succès opérationnel, n'est venu contredire, n'a fait que conforter l'image d'une droite française qui, en trois ans de pouvoir, s'est elle-même e-ringardisée et fabriqué de toutes pièces une image antiInternet, autant dire antimodernité, voire anti-jeunes ». Il reste encore deux ans avant 2012 et on se demande bien aujourd’hui comment la majorité va redresser la barre, si elle le peut encore. « Vu le passif, il faudra des mots et des actes forts » constate l'auteur spécialiste en marketing.
On mesure sans peine l’ampleur de la tâche qui attend le groupe sur l’éthique du numérique, composés de députés UMP. Dans les mois qui viennent, il ne sera pas étonnant de voir des députés restés très en retrait lors des longs débats Hadopi, endosser aujourd’hui l’habit de pompier pour tenter d’éteindre ce feu. Copé s’y était essayé, misant sur le droit à l’erreur. En vain.
Le 6 août 2010 à 12:07
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Il y a 353 commentaires
steinfield
Le vendredi 6 août 2010 à 12:11:44
#1
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le mercredi 1 juillet 09
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448
commentaires
Malheureusement pour sarko, ce qui l'intéresse dans le numérique, c'est ses amis qui ont des intérêts dedans.
L'intérêt de la France à côté, c'est plutôt mineur. Défendons nos potes avant tout, et essayer de servir la majorité après avec ce qu'il reste.
L'intérêt de la France à côté, c'est plutôt mineur. Défendons nos potes avant tout, et essayer de servir la majorité après avec ce qu'il reste.
Marc, d'accord c'est Dredi, mais sois plus subtil
Sinon, gros +1, mais à voir ce que les autres partis proposeront par rapport à internet, aux nouvelles technologies et à la modernité en général pour 2012...
Bien que la barre pour faire mieux que l'UMP n'est pas placée très haut
Sinon, gros +1, mais à voir ce que les autres partis proposeront par rapport à internet, aux nouvelles technologies et à la modernité en général pour 2012...
Bien que la barre pour faire mieux que l'UMP n'est pas placée très haut
LeJediGris
Le vendredi 6 août 2010 à 12:14:45
#3
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le mardi 15 septembre 09
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505
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C'est vrai que c'est Dredi car qui s'en étonne de ce bilan ?
A force d'écouter de soi-disant experts...
A+
Malheureusement pour sarko, ce qui l'intéresse dans le numérique, c'est ses amis qui ont des intérêts dedans.
L'intérêt de la France à côté, c'est plutôt mineur. Défendons nos potes avant tout, et essayer de servir la majorité après avec ce qu'il reste.
L'intérêt de la France à côté, c'est plutôt mineur. Défendons nos potes avant tout, et essayer de servir la majorité après avec ce qu'il reste.
C'est l'impression que j'ai aussi malgré le fait que je sois Belge et que je pourrais n'en avoir rien à foutre.
Je trouve le bilan sur bien des points extrêmement mitigé.
Il m'a vraiment déçu, c'est clair...
C'est l'impression que j'ai aussi malgré le fait que je sois Belge et que je pourrais n'en avoir rien à foutre.
Je trouve le bilan sur bien des points extrêmement mitigé.
Il m'a vraiment déçu, c'est clair...
Je trouve le bilan sur bien des points extrêmement mitigé.
Il m'a vraiment déçu, c'est clair...
Si t'es Belge, fallait déménager en suisse, là tu touchais le jackpot
Sur le doos de la France, et donc des con-tribuables
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