ou INSCRIVEZ-VOUS Mot de passe oublié ?
Publicité

Christine Albanel : avec Hadopi, « j’ai pas mal souffert »

Olivier et Didier étaient heureusement là

Dans une interview à BFM Radio aujourd’hui, Christine Albanel a révélé quelques dessous autour de la genèse d’Hadopi, son rôle de ministre et son entrée en fonction chez Orange.

hadopi ministère ministre albanel mitterrand
Christine Albanel, portrait au ministère de la Culture

Sensibilisée au droit d'auteur par Denis Olivennes, avant la Rue de Valois

« Sur la protection du droit d’auteur, ça c’est quelque-chose à laquelle j’ai été vraiment sensibilisée. J’avais d’ailleurs eu des discussions avec Denis Olivennes avant même d’entrer rue de Valois ». La future partisane du projet de loi Hadopi avait ainsi été éclairée par le directeur de la FNAC avant sa nomination comme ministre, et avant même la nomination de ce dernier à la tête de la mission chargée d’échafauder le projet de loi en question.

piratage téléchargement illicite denis olivennes m

La crainte de se couper des jeunes

Lors de cet entretien, l’actuelle directrice de la communication d’Orange a félicité chaudement Catherine Tasca, « absolument formidable au Sénat » où « la gauche a été en soutien » de cette loi (plus exactement, beaucoup n'ont pas pris part au vote). Elle a plus de mal avec les députés : « à l’Assemblée, la gauche a été vraiment terriblement agressive » se plaint l’ex-ministre qui se souvient notamment de la séance du rideau, où plusieurs députés opposés au texte étaient apparus à la dernière seconde pour rejeter le premier vote d’Hadopi. Pour « les députés de droite, ce n’était pas très facile pour eux car il y a toujours cette crainte de se couper des jeunes » regrette Albanel. « On a pas mal souffert, j’ai pas mal souffert » concède-t-elle.

"Je me suis sentie bien dans mes fonctions, à ma manière"

Sur sa prise de fonction rue de Valois justement, l’ex ministre indique : « Quand je suis arrivée, je ne correspondais peut être pas à l’idée, au casting, que le président se faisait du ministère de la Culture qui pour lui, peut-être, devait avoir beaucoup plus d’éclat, faire plus faire parler de lui. C’est vrai que de ce point de vue, surtout au début (…) j’ai été trop discrète. Je n’étais pas habituée à être surexposée. À Versailles, vous pouvez être un peu exposé, mais un peu. Là tout à coup, vous êtes surexposée. Et quand vous n’êtes pas un politique de nature, ou que vous n’aimez pas être surexposé, il faut un temps d’adaptation. Après je me suis sentie bien dans mes fonctions, mais à ma manière ».

Deux ou trois contacts avec le privé, dont Didier Lombard

Sur son arrivée à Orange, « on se demande un peu ce que vous faites là » lui demande la journaliste. La ministre avoue qu’après avoir quitté le ministère, elle s’est dit que « peut-être était-il le moment de changer de vie et de vivre une expérience complètement nouvelle, éventuellement dans le privé. Il y avait des postes dans le public qui m’intéressaient, mais j’avais pris deux ou trois contacts dans le privé. D'ailleurs, Didier Lombard m’avait contactée, déjà, à l’époque. De ces contacts, finalement, c’est Orange-France Télécom qui s’est avéré le plus solide ». Et la ministre de détailler non ses compétences, mais les charmes du FAI, seul aujourd’hui à avoir des chaînes de TV, un studio de cinéma, dont elle prendra dans peu de temps la présidence

Quant à son éventuel retour en politique, Mme Communication d’Orange le dit clairement : « tout est ouvert ».
le 3 août 2010 à 18:08 (27 807 lectures)