Fait symptomatique, alors qu’on apprend à regret la mise en liquidation judiciaire de Jiwa, on se souvient que Jean-Marc Plueger, son PDG, nous expliquait en 2008 les difficultés de son nouveau métier.
Deux ans plus tard, le ministère de la Culture a envoyé sa contribution en réponse au livre vert de la Commission européenne sur les industries culturelles sobrement intitulé « Libérer le potentiel des industries culturelles et créatives ». Et page 3 de ce document envoyé hier, que lit-on ?
Et voilà pourquoi les négociations furent complexes, coûteuses en temps, en argent, ce qui expliquait aussi qu’un Belge ou un Suisse ne pouvait profiter du même catalogue qu’un Français, avec parfois des situations ubuesques.« Les producteurs ont des droits par pays. À chaque fois qu’on signe un accord, ils nous disent pour ce morceau vous avez droit à tel pays, tel pays, tel pays. C’est ce qui est compliqué dans ce système. Notre volonté c’est d’étendre Jiwa sur le plus de territoires ».
Deux ans plus tard, le ministère de la Culture a envoyé sa contribution en réponse au livre vert de la Commission européenne sur les industries culturelles sobrement intitulé « Libérer le potentiel des industries culturelles et créatives ». Et page 3 de ce document envoyé hier, que lit-on ?
Comme par exemple la fin du dernier gros indépendant en matière de streaming ?« Les accords contractuels ayant pour objet la numérisation et l’accès aux œuvres doivent être privilégiés afin de permettre aux parties prenantes de déterminer les conditions les mieux adaptées pour servir leurs intérêts. Compte tenu de la variété des situations, un modèle unique de licence muliterritoriale ne constituerait pas une solution appropriée : d'une part, il convient de laisser les acteurs du marché, en particulier les ayants droit et les plates-formes de diffusion, décider librement quel modèle leur paraît le mieux adapté pour servir les intérêts des œuvres européennes ; d'autre part, une telle initiative pourrait avoir des conséquences préjudiciables à la diversité culturelle. »
Le 3 août 2010 à 15:47
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Il y a 66 commentaires
d'une part, il convient de laisser les acteurs du marché, en particulier les ayants droit et les plates-formes de diffusion, décider librement
Tout est dit.
ah ouais, quand même ... ben, y en a qui osent tout ...
décider librement quel modèle leur paraît le mieux adapté pour servir les intérêts des œuvres européennes
Comme si ces rapaces avait une quelconque notion d'intérêt au delà de celui de leur compte en banque
Edité par pafLaXe le mardi 3 août 2010 à 15:53
Et page 3 de ce document envoyé hier, que lit-on ?
on lit de la langue de bois, du noyage de poisson et du bottage en touche
(c'est beau les expressions françaises)
Le Ministère est plus prompt à défendre les royalties des majors et leur modèle archaique que les nouveaux indépendants de l'ère numérique.
Quand est-ce qu'ils comprendront qu'il faut adapter les droits d'auteur et voisins à l'heure d'internet qui ne s'arrête pas aux frontières douanières ?
Quand est-ce qu'ils comprendront qu'il faut adapter les droits d'auteur et voisins à l'heure d'internet qui ne s'arrête pas aux frontières douanières ?
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