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Anti-trust : le Connecticut met la pression sur Amazon et Apple

Les eBooks c'est vraiment chouette

kindle DX graphiteL'Attorney General (procureur général) de l'État du Connecticut, Richard Blumenthal, enquête sur Amazon et Apple et leurs pratiques qu'il juge comme potentiellement anticoncurrentielles sur le marché des eBooks.
 
L'attorney General du Connecticut a envoyé une lettre (ici celle envoyée à Amazon) aux deux géants du commerce de livres électroniques, leur demandant de venir s'expliquer dans son bureau. Ce procureur général est très actif dans le domaine des nouvelles technologies puisque c'est lui qui a rassemblé une coalition de 38 États américains pour enquêter sur Google à l'occasion des données Wi-Fi sniffées par ses Google Cars.

Attorney General Connecticut

Au cœur du problème des livres électroniques, le fait que les deux revendeurs aient inclus dans leurs contrats avec les plus grosses maisons d'éditions, dont Macmillan, Simon & Schuster, Hachette, HarperCollins et Penguin, des clauses dites "de la nation la plus favorisée".

L'origine de ce nom vient du fonctionnement de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) dont les membres sont obligés d'offrir à tous leurs partenaires les mêmes conditions douanières que celles accordées aux pays les plus favorisés.

Le prix unique du livre est de retour, pour vous jouer un mauvais tour


Dans le cas du commerce électronique, cela signifie que les éditeurs sont contraints d'offrir à Amazon et Apple les mêmes réductions qu'ils offriraient à leurs concurrents. Le résultat est bien évidemment que plus personne n'obtient de réduction, et que le système se stabilise à un prix unique du livre à la française, très éloigné des valeurs de concurrence libre défendues aux États-Unis.

Déjà, les équipes du procureur général ont constaté que les prix de plusieurs bestsellers étaient identiques chez Amazon, Apple, Borders et Barnes & Noble, les principaux vendeurs de livres électroniques aux États-Unis.

Et les prix des livres électroniques seraient de 30 % à 50 % plus élevés pour les consommateurs dans ce système qu'avec une concurrence libre, selon un article du New York Times cité par l'Attorney General. Corriger le marché est donc une priorité pour Richard Blumenthal, surtout que selon lui les ventes de eReaders vont exploser pendant les fêtes de fin d'années

Pour ne pas que les américains se fassent plumer à Noël comme une dinde de Thanksgiving, il faut donc que les éditeurs retrouvent la liberté de négocier leurs prix.
le 3 août 2010 à 14:39 (8 471 lectures)