Étude : les journalistes confrontés à Internet
Internet ? Quel drôle de nom, et pourquoi pas libellule ou papillon ?
Le groupe européen Oriella PR Network a publié une étude internationale intitulée « Étude sur le journalisme numérique 2010 - Comment le monde numérique est en train de changer la façon dont les journalistes et les éditeurs travaillent », basée sur des sondages auprès de 770 journalistes en Europe, aux États-Unis et au Brésil.
Première constatation : les médias traditionnels perdent des lecteurs (pour 41 % des sondés) et des annonceurs (62 %) au profit des médias sur Internet :
Du coup les médias traditionnels sont en train de se tourner vers le Net, ou de disparaitre. Ainsi, 13,4 % des sondés expliquent que leur publication, chaîne de radio ou chaine de télévision, a disparu à cause de ces changements, et 52 % courent le risque de subir le même sort. Seuls 14 % de ces médias traditionnels ont fait le changement intégral, devenant 100 % online.
Mais 44 % des journalistes sont persuadés que le nombre de journaux papier va énormément diminuer dans les années qui viennent. C'est moins que les 59 % de l'année dernière, mais ce résultat est moins affecté par la crise économique. Surtout, la qualité du journalisme pourrait diminuer dans les médias traditionnels à cause du manque de moyens causé par la crise et les changements dus à Internet pour 43 % des sondés.
Les chiffres sont impressionnants, mais globalement meilleurs que l'année dernière, le début de la reprise économique ayant ramené les annonceurs auprès des médias traditionnels.
Une adaptation progressive
Les médias commencent à s'approprier le web, créant de plus en plus de contenus spécifiquement pour leurs sites internet. Parmi les journalistes sondés, déjà 18,5 % travaillent d'ailleurs déjà pour des pure players, et seuls 7,28 % travaillent pour une organisation sans journalistes web :
Et ces médias considèrent de nouveaux moyens de monétiser leurs audiences en ligne :
Au vu de ces intentions, il faudra s'attendre à bientôt voir apparaitre de plus en plus d'abonnements payants et d'articles à acheter à l'unité. Tout ça pourra d'ailleurs être rendu plus simple par le futur Google Newspass, ou par la structure qui va être lancée par les journaux français.
Tous ces changements plaisent finalement aux journalistes, qui sont 34 % à plus apprécier leur travail depuis ces deux dernières années (contre 17 % qui l'apprécient moins). D'autant que la majorité des médias a diversifié ses contenus en ligne : vidéos, blogs de journalistes, communautés... Seul 14 % des médias restent cantonnés à leurs contenus traditionnels.
Du coup, les journalistes commencent à s'habituer à utiliser les nouveaux médias, et sont moins inquiets pour leur avenir. S'ils ne peuvent plus travailler pour les médias traditionnels, de nombreuses opportunités s'ouvriront en ligne. En espérant que la qualité éditoriale restera présente. Mais seuls 21 % des sondés pensent que le développement du net dans leur organisation a diminué la qualité du journalisme :
Première constatation : les médias traditionnels perdent des lecteurs (pour 41 % des sondés) et des annonceurs (62 %) au profit des médias sur Internet :

Du coup les médias traditionnels sont en train de se tourner vers le Net, ou de disparaitre. Ainsi, 13,4 % des sondés expliquent que leur publication, chaîne de radio ou chaine de télévision, a disparu à cause de ces changements, et 52 % courent le risque de subir le même sort. Seuls 14 % de ces médias traditionnels ont fait le changement intégral, devenant 100 % online.
Mais 44 % des journalistes sont persuadés que le nombre de journaux papier va énormément diminuer dans les années qui viennent. C'est moins que les 59 % de l'année dernière, mais ce résultat est moins affecté par la crise économique. Surtout, la qualité du journalisme pourrait diminuer dans les médias traditionnels à cause du manque de moyens causé par la crise et les changements dus à Internet pour 43 % des sondés.
Les chiffres sont impressionnants, mais globalement meilleurs que l'année dernière, le début de la reprise économique ayant ramené les annonceurs auprès des médias traditionnels.
Une adaptation progressive
Les médias commencent à s'approprier le web, créant de plus en plus de contenus spécifiquement pour leurs sites internet. Parmi les journalistes sondés, déjà 18,5 % travaillent d'ailleurs déjà pour des pure players, et seuls 7,28 % travaillent pour une organisation sans journalistes web :

Et ces médias considèrent de nouveaux moyens de monétiser leurs audiences en ligne :

Au vu de ces intentions, il faudra s'attendre à bientôt voir apparaitre de plus en plus d'abonnements payants et d'articles à acheter à l'unité. Tout ça pourra d'ailleurs être rendu plus simple par le futur Google Newspass, ou par la structure qui va être lancée par les journaux français.
Tous ces changements plaisent finalement aux journalistes, qui sont 34 % à plus apprécier leur travail depuis ces deux dernières années (contre 17 % qui l'apprécient moins). D'autant que la majorité des médias a diversifié ses contenus en ligne : vidéos, blogs de journalistes, communautés... Seul 14 % des médias restent cantonnés à leurs contenus traditionnels.
Du coup, les journalistes commencent à s'habituer à utiliser les nouveaux médias, et sont moins inquiets pour leur avenir. S'ils ne peuvent plus travailler pour les médias traditionnels, de nombreuses opportunités s'ouvriront en ligne. En espérant que la qualité éditoriale restera présente. Mais seuls 21 % des sondés pensent que le développement du net dans leur organisation a diminué la qualité du journalisme :

Jeff
le 23 juillet 2010 à 17:56
(20 069
lectures)
Actualités et brèves relatives
- 28 / 06 / 2010 : Une étude américaine analyse l'influence du partage de fichiers
- 25 / 06 / 2010 : Étude : Pourquoi le Wi-Fi vide si vite la batterie des téléphones
- 04 / 06 / 2010 : Étude : 5 % des Français lisent des livres numériques
- 22 / 01 / 2009 : Une étude européenne ne trouve pas les jeux vidéo dangereux
- 21 / 01 / 2009 : Une étude estime que le P2P est un bienfait pour la société
- 13 / 11 / 2008 : Une étude chiffre l'impact économique du piratage en France
- 16 / 06 / 2008 : Une étude lève le voile sur le piratage musical chez les 14-24 ans
- 05 / 03 / 2007 : Étude : les jeux vidéo violents ne forment pas des tueurs





