La rumeur lancée par Kevin Rose, le fondateur de Digg, selon laquelle Google préparerait un nouveau réseau social appelé "Google Me" se vérifie de plus en plus. En particulier, deux révélations de ce début de semaine laissent entrevoir l'orientation que va prendre ce site.
Une étude sur les réseaux sociaux « dans la vraie vie »
Un chercheur en "Expérience Utilisateur" de Google, Paul Adams, a publié le diaporama qu'il a utilisé lors d'une présentation récente. Il s'agit de la présentation des résultats d'une enquête internationale où il explique comment fonctionne un vrai réseau social, dans la vie courante. Et surtout pourquoi certains sites sociaux n'ont pas tout compris.
En particulier, les gens n'ont en général pas un seul groupe d'amis, mais entre quatre et six groupes différents contenant entre deux et six personnes chacun, qui se connaissent souvent assez peu entre groupes. Surtout, il n'est pas forcément très judicieux que ces différents groupes soient connectés entre eux.
Il prend l'exemple de Debbie, dont ils ont étudié le cas. En représentant graphiquement les réseaux de Debbie, on obtient ce graphique :
Parmi ses amis de Los Angeles se trouvent quelques serveurs travaillant dans un bar homosexuel, qui postent des photos de soirées "débridées". Mais quand elle commente ces photos, elles deviennent aussi visibles aux enfants de sa classe de natation. Elle aurait réalisé cet état de fait pendant l'étude, ce qui l'a évidemment beaucoup troublé.
Selon l'analyse de Paul Adams, le problème est que le site considère tous les amis de Debbie comme faisant partie du même réseau, alors qu'en réalité ils sont bien distincts. Dans l'état actuel, les conversations se mélangent, certains se sentent exclus, et l'organisation générale est finalement assez frustrante pour les utilisateurs. De plus, il n'y a pas de distinctions entre amis proches et les simples relations.
Un bon site de réseau social doit donc être conçu pour séparer au mieux possible ces différents groupes, sans avoir à passer par des procédures complexes comme par exemple les Groupes d'Amis sous Facebook.
La présentation arrive aussi à d'autres conclusions, comme le fait que les réseaux sociaux ne sont pas prêts de disparaitre du Net. De même, l'organisation de ces réseaux entre les différents pays est remarquablement similaire, permettant une approche universaliste de la question.
Google a investi entre 100 et 200 millions de dollars dans Zynga
Autre information importante révélée par TechCrunch : Google aurait ces dernier mois créé des relations privilégiées avec la plus grosse plateforme de jeux sociaux sur Internet, Zynga. L'entreprise de Mountain View aurait très discrètement investi entre 100 et 200 millions de dollars dans cette plateforme. Un partenariat stratégique serait également en cours d'élaboration. Selon les sources de TechCrunch, ce partenariat est considéré comme très important par Google, qui a investi directement dans Zynga sans passer par sa filiale d'investissements Google Venture. Pour le site technologique, cette alliance deviendrait la base d'un Google Games, qui pourrait être lancé en fin d'année.
Surtout, les jeux sont devenus une des bases des réseaux sociaux. Une étude récente commandée par le site de jeux en ligne Roiworld montre que parmi les adolescents de 13 à 17 ans, 73 % jouent plus d'une heure par semaine sur des sites sociaux, et que 35 % de ceux qui ont dépensé de l'argent dans un réseau social l'ont utilisé pour des jeux (33 % pour de la musique). Ceux qui jouent sur Facebook y passent en moyenne 7 heures par semaine...
Le jeu social est donc devenu indispensable pour la réussite d'un site de réseau social auprès des adolescents, qui forment encore les plus gros bataillons d'utilisateurs et est une source de revenus très confortable (comme l'a déjà compris Facebook).
Au final, si l'on combine cette étude très poussée des réseaux de la vie réelle, et cet accord avec Zynga, les contours du prochain Google Me commencent à se dessiner. On peut imaginer un site où vos différents groupes d'amis seront bien séparés, et où vous pourrez facilement privilégier vos amis les plus proches. De plus, l'arrivée de ce Google Games sera forcément intégré à Me, ce qui fait penser que, comme Facebook, Buzz et Orkut, la plateforme sera ouverte aux applications tierces, avec un accent sur les jeux en ligne.
Une étude sur les réseaux sociaux « dans la vraie vie »
Un chercheur en "Expérience Utilisateur" de Google, Paul Adams, a publié le diaporama qu'il a utilisé lors d'une présentation récente. Il s'agit de la présentation des résultats d'une enquête internationale où il explique comment fonctionne un vrai réseau social, dans la vie courante. Et surtout pourquoi certains sites sociaux n'ont pas tout compris.
En particulier, les gens n'ont en général pas un seul groupe d'amis, mais entre quatre et six groupes différents contenant entre deux et six personnes chacun, qui se connaissent souvent assez peu entre groupes. Surtout, il n'est pas forcément très judicieux que ces différents groupes soient connectés entre eux.
Il prend l'exemple de Debbie, dont ils ont étudié le cas. En représentant graphiquement les réseaux de Debbie, on obtient ce graphique :

Parmi ses amis de Los Angeles se trouvent quelques serveurs travaillant dans un bar homosexuel, qui postent des photos de soirées "débridées". Mais quand elle commente ces photos, elles deviennent aussi visibles aux enfants de sa classe de natation. Elle aurait réalisé cet état de fait pendant l'étude, ce qui l'a évidemment beaucoup troublé.
Selon l'analyse de Paul Adams, le problème est que le site considère tous les amis de Debbie comme faisant partie du même réseau, alors qu'en réalité ils sont bien distincts. Dans l'état actuel, les conversations se mélangent, certains se sentent exclus, et l'organisation générale est finalement assez frustrante pour les utilisateurs. De plus, il n'y a pas de distinctions entre amis proches et les simples relations.
Un bon site de réseau social doit donc être conçu pour séparer au mieux possible ces différents groupes, sans avoir à passer par des procédures complexes comme par exemple les Groupes d'Amis sous Facebook.
La présentation arrive aussi à d'autres conclusions, comme le fait que les réseaux sociaux ne sont pas prêts de disparaitre du Net. De même, l'organisation de ces réseaux entre les différents pays est remarquablement similaire, permettant une approche universaliste de la question.
Google a investi entre 100 et 200 millions de dollars dans Zynga
Autre information importante révélée par TechCrunch : Google aurait ces dernier mois créé des relations privilégiées avec la plus grosse plateforme de jeux sociaux sur Internet, Zynga. L'entreprise de Mountain View aurait très discrètement investi entre 100 et 200 millions de dollars dans cette plateforme. Un partenariat stratégique serait également en cours d'élaboration. Selon les sources de TechCrunch, ce partenariat est considéré comme très important par Google, qui a investi directement dans Zynga sans passer par sa filiale d'investissements Google Venture. Pour le site technologique, cette alliance deviendrait la base d'un Google Games, qui pourrait être lancé en fin d'année.
Surtout, les jeux sont devenus une des bases des réseaux sociaux. Une étude récente commandée par le site de jeux en ligne Roiworld montre que parmi les adolescents de 13 à 17 ans, 73 % jouent plus d'une heure par semaine sur des sites sociaux, et que 35 % de ceux qui ont dépensé de l'argent dans un réseau social l'ont utilisé pour des jeux (33 % pour de la musique). Ceux qui jouent sur Facebook y passent en moyenne 7 heures par semaine...
Le jeu social est donc devenu indispensable pour la réussite d'un site de réseau social auprès des adolescents, qui forment encore les plus gros bataillons d'utilisateurs et est une source de revenus très confortable (comme l'a déjà compris Facebook).
Au final, si l'on combine cette étude très poussée des réseaux de la vie réelle, et cet accord avec Zynga, les contours du prochain Google Me commencent à se dessiner. On peut imaginer un site où vos différents groupes d'amis seront bien séparés, et où vous pourrez facilement privilégier vos amis les plus proches. De plus, l'arrivée de ce Google Games sera forcément intégré à Me, ce qui fait penser que, comme Facebook, Buzz et Orkut, la plateforme sera ouverte aux applications tierces, avec un accent sur les jeux en ligne.
Jeff,
Le 13 juillet 2010 à 12:05
(20 509
lectures)
Il y a 47 commentaires
L'aspirateur à données personnelles passe à la vitesse supérieure !
JohnCaffey
Le mardi 13 juillet 2010 à 12:11:04
#2
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le mercredi 30 août 06
-
6600
commentaires
Lapin compris le sous-titre
"sans avoir à passer par des procédures complexes comme par exemple les Groupes d'Amis sous Facebook."
Heu, la gestion des groupes d'amis sur FB se fait très simplement... Je vois pas où ils voient de la complexité là-dedans...
Heu, la gestion des groupes d'amis sur FB se fait très simplement... Je vois pas où ils voient de la complexité là-dedans...
Lapin compris le sous-titre
jeu de mot idiot avec James Bond
192.168.0.1
Le mardi 13 juillet 2010 à 12:18:01
#5
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le mercredi 15 avril 09
-
778
commentaires
[quote:la news]parmi les adolescents de 13 à 17 ans, 73 % jouent plus d'une heure par semaine sur des sites sociaux[/quote]
Weeeaaaak
Edité par patheticcockroach le mardi 13 juillet 2010 à 12:18
Weeeaaaak
Edité par patheticcockroach le mardi 13 juillet 2010 à 12:18
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