L'Australie veut mettre en place un filtrage du Net obligatoire. La mesure a rencontré une forte opposition, que ce soit sur son principe, que sur sa mise en place et les coûts qu'elle va engendrer.
Du coup quand le Ministre Australien des Communications Stephen Conroy a organisé en début d'année une consultation publique sur le processus prévu pour ajouter des sites à la liste de contenus à filtrer, les retours ont été très critiques. Au point qu'après avoir analysé les contributions, le gouvernement a fini par entendre une partie de ces commentaires. Il a annoncé ce matin repousser la mise en place du projet jusqu'à qu'une autre consultation auprès des autorités fédérales et des gouvernements des états, et a proposé plusieurs mesures pour assurer la transparence et l'indépendance du processus de filtrage. Selon le journal australien Delimiter, cela devrait reporter le projet d'au moins un an.
Les réactions constructives
La liste des réactions des entreprises, particuliers, ONG ou administrations a été mise en ligne par le gouvernement.
Voici par exemple la contribution de Google : « La transparence est particulièrement importante pour un propriétaire de site Internet, vu que beaucoup d'entre eux ne peuvent simplement pas être au courant du contenu posté sur leurs sites avant une période raisonnable après avoir été avertis. Pour les utilisateurs aussi la transparence est importante, sinon il n'a aucun moyen de savoir que le contenu est bloqué ou pourquoi le blocage a été imposé. »
De son côté, l'Electronic Frontiers Australia, une association défendant les droits des internautes australiens, explique qu'elle est opposée au principe du filtrage, mais que s'il faut en arriver là il faut au minimum que « les Australiens puissent être sûrs que le filtrage obligatoire n'est pas utilisé d'une façon contraire aux intérêts d'une société démocratique et ouverte : il faut que les secrets soient limités au maximum. Autant que possible, toute liste secrète d'URL bannies doit être vérifiable par des tierces parties, révisée régulièrement en interne et examinable par une autorité publique indépendante et rendant des comptes aux électeurs. »
Écoutées par le gouvernement
Avant même la nouvelle phase de consultation avec les autorités fédérales et les états, des mesures ont déjà été décidées pour répondre à ces craintes et seront ajoutées, lorsque nécessaires, au texte en développement :
En attendant cette loi, trois FAI Australiens appliquent eux-mêmes "volontairement" le filtrage des URL présents sur une liste de contenus pédophiles établie par l'Australian Communications and Media Authority (ACMA). Les autres pourraient les rejoindre sur l'insistante demande du ministre.
Du coup quand le Ministre Australien des Communications Stephen Conroy a organisé en début d'année une consultation publique sur le processus prévu pour ajouter des sites à la liste de contenus à filtrer, les retours ont été très critiques. Au point qu'après avoir analysé les contributions, le gouvernement a fini par entendre une partie de ces commentaires. Il a annoncé ce matin repousser la mise en place du projet jusqu'à qu'une autre consultation auprès des autorités fédérales et des gouvernements des états, et a proposé plusieurs mesures pour assurer la transparence et l'indépendance du processus de filtrage. Selon le journal australien Delimiter, cela devrait reporter le projet d'au moins un an.Les réactions constructives
La liste des réactions des entreprises, particuliers, ONG ou administrations a été mise en ligne par le gouvernement.
Voici par exemple la contribution de Google : « La transparence est particulièrement importante pour un propriétaire de site Internet, vu que beaucoup d'entre eux ne peuvent simplement pas être au courant du contenu posté sur leurs sites avant une période raisonnable après avoir été avertis. Pour les utilisateurs aussi la transparence est importante, sinon il n'a aucun moyen de savoir que le contenu est bloqué ou pourquoi le blocage a été imposé. »
De son côté, l'Electronic Frontiers Australia, une association défendant les droits des internautes australiens, explique qu'elle est opposée au principe du filtrage, mais que s'il faut en arriver là il faut au minimum que « les Australiens puissent être sûrs que le filtrage obligatoire n'est pas utilisé d'une façon contraire aux intérêts d'une société démocratique et ouverte : il faut que les secrets soient limités au maximum. Autant que possible, toute liste secrète d'URL bannies doit être vérifiable par des tierces parties, révisée régulièrement en interne et examinable par une autorité publique indépendante et rendant des comptes aux électeurs. »
Écoutées par le gouvernement
Avant même la nouvelle phase de consultation avec les autorités fédérales et les états, des mesures ont déjà été décidées pour répondre à ces craintes et seront ajoutées, lorsque nécessaires, au texte en développement :
- Une revue annuelle de la liste de contenus bloqués par un expert indépendant choisit en consultation avec les industriels
- Des voies claires pour faire appel d'une décision de blocage
- Pour être bloqué il faudra que le contenu soit classé par le Classification Review Board (Bureau Vérifiant la Classification qui choisit les classifications des émissions de TV par exemple)
- Les personnes affectées peuvent demander à ce que les décisions soient vérifiées par le Bureau Vérifiant la Classification
- Les pages bloquées seront redirigées vers une page standard expliquant pourquoi elle est indisponible et donnant la marche à suivre pour tenter de faire lever la censure
En attendant cette loi, trois FAI Australiens appliquent eux-mêmes "volontairement" le filtrage des URL présents sur une liste de contenus pédophiles établie par l'Australian Communications and Media Authority (ACMA). Les autres pourraient les rejoindre sur l'insistante demande du ministre.
Jeff,
Le 9 juillet 2010 à 10:42
(11 795
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Il y a 23 commentaires
Un gouvernement qui consulte et prends en compte les avis qu'on lui donne, le rêve.
On peut pas envoyer les notre en stage là bas histoire qu'ils comprennent ce qu'est une démocratie?
On peut pas envoyer les notre en stage là bas histoire qu'ils comprennent ce qu'est une démocratie?
lol.2.dol
Le vendredi 9 juillet 2010 à 10:52:32
#2
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le mercredi 27 décembre 06
-
2779
commentaires
Un gouvernement qui consulte et prends en compte les avis qu'on lui donne, le rêve.
On peut pas envoyer les notre en stage là bas histoire qu'ils comprennent ce qu'est une démocratie?
On peut pas envoyer les notre en stage là bas histoire qu'ils comprennent ce qu'est une démocratie?
Ouais...
Enfin faut dire que le gouvernement n'avait vraiment plus d'autre choix. Ils sont en bataille(mais quand je dis bataille c'est la Guerre) depuis environ 10 mois.
Voir Opération Titstorm en Février.
"Bon on repousse la loi mais en attendant on demande au FAIs de filtrer."
Arthur-FJ
Le vendredi 9 juillet 2010 à 11:22:12
#4
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le samedi 27 décembre 08
-
1786
commentaires
Tous les gouvernements sont inaptes à gérer leur pays et ne pensent qu'à verrouiller l'outil qui leur fait peur, sous tous les prétextes possibles.
Au fait, vous avez vu ça hier ?
Même l'UMP commence à douter d'Hadopi... Je ne sais pas s'il faut rire ou pleurer, mais si des brèches commencent à s'ouvrir, c'est peut-être que ça sent le sapin ?
Article du Figaro : À l'UMP, le front des partisans de l'Hadopi se fissure
Même l'UMP commence à douter d'Hadopi... Je ne sais pas s'il faut rire ou pleurer, mais si des brèches commencent à s'ouvrir, c'est peut-être que ça sent le sapin ?
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