Jean François Copé qui renie du bout des ongles Hadopi… c’est cette petite saynète que racontent Clubic et Le Figaro notamment. Cela s’est passé mercredi à l’Assemblée nationale pour une nouvelle rencontre du groupe UMP Éthique du Numérique.
Le chef de file de l’UMP s’est ainsi confié devant ce groupe de...Jean François Copé qui renie du bout des ongles Hadopi… c’est cette petite saynète que racontent Clubic et Le Figaro notamment. Cela s’est passé mercredi à l’Assemblée nationale pour une nouvelle rencontre du groupe UMP Éthique du Numérique.
Le chef de file de l’UMP s’est ainsi confié devant ce groupe de travail : sur Hadopi, « j'en percevais déjà les faiblesses. Maintenant, j'ai évolué sur cette question, mais il fallait protéger le droit d'auteur. De même, je suis conscient que les technologies sont plus rapides que les politiques. C'est une énorme remise en question quand on voit comment une information se diffuse depuis un site Internet, cela amène une réflexion sur la vérification de l'information par exemple ». Ou comment se désolidariser d’Hadopi tout en giflant Mediapart, le tout en quelques mots. Durant les débats qui suivirent, il reconnaîtra encore un « choix maladroit dans les textes et les propos» et faire un « petit mea culpa. »
Une question d'efficacité
Alors que l’échéance 2012 approche à grands pas, on sentait ce mouvement poindre dans le rapport publié en mai dernier par de nombreux députés du groupe UMP : « Jusqu’à présent, on s’est surtout focalisé sur la « moralisation » des pratiques des utilisateurs, en considérant qu’ils devaient payer l’accès au contenu dématérialisé. L’arsenal de sanctions s’est donc surtout adressé à cette cible. Cela n’est pas le plus efficace ».
Ce même rapport concédait que « le téléchargement illégal devrait devenir marginal non pas grâce à la législation restrictive, mais du fait des progrès technologiques et des évolutions des usages » ou encore qu’ « il faut éviter une logique qui oppose consommateur et éditeur et prendre davantage en ligne de compte le rôle du distributeur, qui est indirectement le grand gagnant d’une minimisation du droit d’auteur ». (Voir cependant la lettre de Franck Riester, autre son de cloche d'un cumulard, membre du groupe de travail, rapporteur d'Hadopi et membre de la Haute autorité.)
Aveuglement
Mais Copé a-t-il droit à l’erreur après des mois d’acharnement thérapeutique sur Hadopi 1 puis Hadopi 2 ? Comment pouvait-il « percevoir les faiblesses » simplement, alors que ce texte avait été démonté par la CNIL, le Conseil d’Etat, l’Arcep, le Parlement européen une fois, deux fois, l’ISOC, l’ASIC, l’AFA et Free (et là, et là encore), des experts en sécurité, l’Assemblée nationale, tout ça à cause d’une majorité défaillante, ou encore devant le Conseil constitutionnel (qui a dénoncé la présomption de culpabilité d’Hadopi 1, présomption que niait le juriste en chef du SNEP…) ?
On remarque surtout de grosses lacunes dans la perception de Copé. Et c’est pour le moins inquiétant pour un personnage politique de premier rang.
C'est désormais la teneur de ce texte qui est en cause
Difficile d’oublier par exemple la lettre qu’il avait envoyée aux parlementaires UMP pour les appeler à voter en bloc HADOPI. Alors que l’opposition parvenait par sa mobilisation à rejeter Hadopi 1 à l’Assemblée nationale, Copé demandait à ses collègues de l’UMP de voter le texte en bloc, sans le lire, le doigt sur le bouton. « Ce n’est désormais plus la teneur de ce texte qui est en cause » posait-il dans ce document.
Copé « percevait déjà les faiblesses de ce texte » mais demandait malgré tout une attitude moutonne aux députés. C’est toujours Copé qui avait fourni une lettre type à l’ensemble des parlementaires UMP pour les aider à répondre aux critiques des citoyens. Une réponse pré formatée pour jeter avec l’eau du bain les critiques des citoyens qui avaient su « percevoir les faiblesses. »
C’est encore Copé qui avait exprimé lors d’un colloque UMP en mars 2009 « L’ambiance mode du moment c’est pour un responsable politique de se faire plaisir en défendant la gratuité totale sur Internet. Internet, gigantesque espace de liberté, dans lequel tout le monde doit pouvoir se servir allègrement sinon c’est une atteinte aux libertés.... Il ne faut pas se tromper dans l'opinion politique, ça passe merveilleusement. »
Le chef de file de l’UMP s’est ainsi confié devant ce groupe de travail : sur Hadopi, « j'en percevais déjà les faiblesses. Maintenant, j'ai évolué sur cette question, mais il fallait protéger le droit d'auteur. De même, je suis conscient que les technologies sont plus rapides que les politiques. C'est une énorme remise en question quand on voit comment une information se diffuse depuis un site Internet, cela amène une réflexion sur la vérification de l'information par exemple ». Ou comment se désolidariser d’Hadopi tout en giflant Mediapart, le tout en quelques mots. Durant les débats qui suivirent, il reconnaîtra encore un « choix maladroit dans les textes et les propos» et faire un « petit mea culpa. »
Copé en 2009, en pleine perception des faiblesses
Une question d'efficacité
Alors que l’échéance 2012 approche à grands pas, on sentait ce mouvement poindre dans le rapport publié en mai dernier par de nombreux députés du groupe UMP : « Jusqu’à présent, on s’est surtout focalisé sur la « moralisation » des pratiques des utilisateurs, en considérant qu’ils devaient payer l’accès au contenu dématérialisé. L’arsenal de sanctions s’est donc surtout adressé à cette cible. Cela n’est pas le plus efficace ».
Ce même rapport concédait que « le téléchargement illégal devrait devenir marginal non pas grâce à la législation restrictive, mais du fait des progrès technologiques et des évolutions des usages » ou encore qu’ « il faut éviter une logique qui oppose consommateur et éditeur et prendre davantage en ligne de compte le rôle du distributeur, qui est indirectement le grand gagnant d’une minimisation du droit d’auteur ». (Voir cependant la lettre de Franck Riester, autre son de cloche d'un cumulard, membre du groupe de travail, rapporteur d'Hadopi et membre de la Haute autorité.)
Aveuglement
Mais Copé a-t-il droit à l’erreur après des mois d’acharnement thérapeutique sur Hadopi 1 puis Hadopi 2 ? Comment pouvait-il « percevoir les faiblesses » simplement, alors que ce texte avait été démonté par la CNIL, le Conseil d’Etat, l’Arcep, le Parlement européen une fois, deux fois, l’ISOC, l’ASIC, l’AFA et Free (et là, et là encore), des experts en sécurité, l’Assemblée nationale, tout ça à cause d’une majorité défaillante, ou encore devant le Conseil constitutionnel (qui a dénoncé la présomption de culpabilité d’Hadopi 1, présomption que niait le juriste en chef du SNEP…) ?
On remarque surtout de grosses lacunes dans la perception de Copé. Et c’est pour le moins inquiétant pour un personnage politique de premier rang.
C'est désormais la teneur de ce texte qui est en cause
Difficile d’oublier par exemple la lettre qu’il avait envoyée aux parlementaires UMP pour les appeler à voter en bloc HADOPI. Alors que l’opposition parvenait par sa mobilisation à rejeter Hadopi 1 à l’Assemblée nationale, Copé demandait à ses collègues de l’UMP de voter le texte en bloc, sans le lire, le doigt sur le bouton. « Ce n’est désormais plus la teneur de ce texte qui est en cause » posait-il dans ce document.
Copé « percevait déjà les faiblesses de ce texte » mais demandait malgré tout une attitude moutonne aux députés. C’est toujours Copé qui avait fourni une lettre type à l’ensemble des parlementaires UMP pour les aider à répondre aux critiques des citoyens. Une réponse pré formatée pour jeter avec l’eau du bain les critiques des citoyens qui avaient su « percevoir les faiblesses. »
C’est encore Copé qui avait exprimé lors d’un colloque UMP en mars 2009 « L’ambiance mode du moment c’est pour un responsable politique de se faire plaisir en défendant la gratuité totale sur Internet. Internet, gigantesque espace de liberté, dans lequel tout le monde doit pouvoir se servir allègrement sinon c’est une atteinte aux libertés.... Il ne faut pas se tromper dans l'opinion politique, ça passe merveilleusement. »
Le 9 juillet 2010 à 09:44
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Il y a 113 commentaires
Vilainkrauko
Le vendredi 9 juillet 2010 à 09:47:46
#1
Inscrit
le mardi 24 février 09
-
4043
commentaires
Je suis pour le communisme
Je suis pour le socialisme
Et pour le capitalisme
Parce que je suis opportuniste
Il y en a qui contestent
Qui revendiquent et qui protestent
Moi je ne fais qu'un seul geste
Je retourne ma veste, je retourne ma veste
Toujours du bon côté
Je n'ai pas peur des profiteurs
Ni même des agitateurs
J'fais confiance aux électeurs
Et j'en profite pour faire mon beurre
...
Copé a fait voter avec les pieds. Copépode si on peut dire, et qui doit réfléchir autant qu’une huitre avec un QI semblable.
On remarque surtout de grosses lacunes dans la perception de Copé. Et c'est pour le moins inquiétant pour un personnage politique de premier rang.
A croire que la longueur des dents est le seul critère pertinent pour la sélection des hommes politiques de dimension nationale.
Excellent cet article ! J'adore.
chdomey
Le vendredi 9 juillet 2010 à 09:57:22
#5
Inscrit
le dimanche 2 novembre 08
-
73
commentaires
Faire voter une loi sans en regarder le contenu, ce n'est jamais bon, mais ça ne sert à rien de regretter tant que la loi n'est pas retirée !
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