Alors qu’Hadopi se demande comment elle va vivre, survivre, et peut-être prospérer, un mystérieux manuel est apparu sur les ondes numériques. Rédigé en un simili vieux français bien de chez nous, ce « Traité de l’art juste de fabriquer des adresses hypées » dormait depuis des lustres dans les caves voutées de FDN, premier FAI associatif français.
« L’idée de départ, nous souligne Benjamin Bayart, est une connerie : la Quadrature du Net, c’est 5 gus dans un garage qui forgent des IP. Vous vous doutez bien que derrière, c’est la FDN qui fournit la recette pour forger ces adresses ». Et voilà comment est né ce projet doux dingue dont on trouve là une version électronique, bourrée d’incantations, de rituels et autres billevesées. Un petit régal où sont évoqués la Très Constante Probité, Vinton-le-Grand, et où on recommande que « Doivent toujours estre écartés de l’atelier les ouvriers plus fous, niays, resveux et rassotés, et tout particulièrement ceux, connus des anciens comme Albanus-horribilis qui ont travaillé dans les ateliers de phyltres et de décoctions embousées aux échanges adjoux et réguliers ».
The Internets de son côté, retrace l’historique de l’expression des Gus dans un garage. Apparue la première fois en mars 2009 dans une dépêche AFP, la formule avait été signée par le cabinet de Christine Albanel : la Quadrature du net ? « Ce sont cinq gus dans un garage qui font des mails à la chaîne » estimait la Rue de Valois excédée par les mailings d’informations adressés aux députés en plein débat Hadopi.
Dans nos colonnes, Jérémie Zimmermann, de la Quadrature, réagissait : « C'est peut-être un juste retour des choses : l'arrivée dans le débat des "gus dans les garages" après des années de "lobbyistes dans les cabinets ministériels" ».
Quelques heures après, nous repérions - surpris – la suppression de la formule dans cette dépêche vite réécrite. L’AFP nous contactait pour invoquer un problème de longueur de texte. Mais l'expression était désormais consacrée et comme le pointe The Internets, la Rue de Valois maintenait toujours le cap qualifiant ainsi la Quadrature : « Il s’agit juste d’un groupe de pression qui s’est emparé de cette cause de manière illégitime et qui fabrique des adresses IP pour envoyer des mails !» La forge à IP était née.
Le Traité de l’Art Juste de Fabriquer des Adresses Hypées a été tiré à 160 exemplaires, dont 20 numérotés à la main. Certains seront offerts aux donateurs de la Quadrature du Net lors des RMLL (rencontre mondiale du logiciel libre) organisés cette semaine à Bordeaux.
« L’idée de départ, nous souligne Benjamin Bayart, est une connerie : la Quadrature du Net, c’est 5 gus dans un garage qui forgent des IP. Vous vous doutez bien que derrière, c’est la FDN qui fournit la recette pour forger ces adresses ». Et voilà comment est né ce projet doux dingue dont on trouve là une version électronique, bourrée d’incantations, de rituels et autres billevesées. Un petit régal où sont évoqués la Très Constante Probité, Vinton-le-Grand, et où on recommande que « Doivent toujours estre écartés de l’atelier les ouvriers plus fous, niays, resveux et rassotés, et tout particulièrement ceux, connus des anciens comme Albanus-horribilis qui ont travaillé dans les ateliers de phyltres et de décoctions embousées aux échanges adjoux et réguliers ».
The Internets de son côté, retrace l’historique de l’expression des Gus dans un garage. Apparue la première fois en mars 2009 dans une dépêche AFP, la formule avait été signée par le cabinet de Christine Albanel : la Quadrature du net ? « Ce sont cinq gus dans un garage qui font des mails à la chaîne » estimait la Rue de Valois excédée par les mailings d’informations adressés aux députés en plein débat Hadopi.
Dans nos colonnes, Jérémie Zimmermann, de la Quadrature, réagissait : « C'est peut-être un juste retour des choses : l'arrivée dans le débat des "gus dans les garages" après des années de "lobbyistes dans les cabinets ministériels" ».
Quelques heures après, nous repérions - surpris – la suppression de la formule dans cette dépêche vite réécrite. L’AFP nous contactait pour invoquer un problème de longueur de texte. Mais l'expression était désormais consacrée et comme le pointe The Internets, la Rue de Valois maintenait toujours le cap qualifiant ainsi la Quadrature : « Il s’agit juste d’un groupe de pression qui s’est emparé de cette cause de manière illégitime et qui fabrique des adresses IP pour envoyer des mails !» La forge à IP était née.
Le Traité de l’Art Juste de Fabriquer des Adresses Hypées a été tiré à 160 exemplaires, dont 20 numérotés à la main. Certains seront offerts aux donateurs de la Quadrature du Net lors des RMLL (rencontre mondiale du logiciel libre) organisés cette semaine à Bordeaux.
Marc Rees
le 7 juillet 2010 à 11:18
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