Mise à jour 28/06 KindSight a réfuté tout accord avec Orange. La société nous a expliqué que cette présentation avait été faite lors d'une étude de marché pour placer les personnes sondées dans un cadre réaliste. Il n'y a donc, selon elle, aucun accord entre Orange et l'entreprise américaine.
Première diffusion :
Hier nous indiquions qu’Orange envisage de s’associer avec KindSight pour proposer une solution anti-usurpation d’identité. Nous avons découvert ce service via une animation flash « cobrandée » entre ces deux acteurs qui fut présentée lors d’une enquête commerciale.
La solution est un peu particulière puisqu’elle s’installe chez l’opérateur, non sur la machine du client. En cas de risque détecté, elle transmet alors à l’abonné un SMS ou un mail. Son prix ? Soit 3,95 euros par mois, soit 0. Elle est en effet offerte aux abonnés qui accepteront de voir leurs habitudes de surf analysées, triturées, classées. Pour Orange, c’est alors la certitude de cibler au plus juste et maximiser ses bénéfices engrangés sur ses espaces pubs. Et le tout en mode "opt in" (la cible accepte de se faire "deep packet inspecter").
Le blogueur Bluetouff note de son côté que KindSight, entreprise américaine, est visiblement un spécialiste en Deep Packet Inspection. En témoignent des liens vers des forums spécialisés qui décortiquent les travaux de cette entreprise très intéressée par ce qui se passe dans les tuyaux. L’intéressé cite par ailleurs un PDF de chez Orange qui montre combien l’entreprise s’intéresse au DPI, mouvement anticipé lors de la récente AG de l'entreprise.
En 2007, Orange décrivait ainsi une unité capable de gérer 16 millions de flux simultanés, 500 00 adresses IP et 50 000 nouveaux flux à la seconde. Il y a peu, Orange a par ailleurs passé un contrat avec Openet, spécialiste du DPI. Ce contrat vise à gérer les « fair usage » (ex : ceux qui connectent leur PC portable sur un mobile pour s’en servir de modem quand le contrat l’interdit) ou mettre en place des solutions de contrôles des contenus, pour les parents, mais pas seulement. Ce système en effet « fournit aussi un contrôle pour empêcher l’accès à du contenu ou des services inappropriés ».
Pour en revenir à l’équipe de KindSight, on constate qu’elle compte parmi ses membres Mike Gassewitz, C’est d’ailleurs le PDG de l’entreprise, un ancien d’Alcatel. Justement : il a déposé pour le compte de cette société plusieurs brevets articulés autour de l’inspection profonde des paquets. Ainsi celui-ci qui décrit une méthode pour surveiller le trafic, collecter les informations liées aux comportements des internautes et ensuite prendre en compte ces informations pour fournir du contenu. Une surveillance étendue aux contenus vidéo avec cet autre brevet.
Nous attendons encore un retour d’Orange notamment sur l'agenda de ce service. Une certitude déjà : l’avantage d’une solution déportée chez le FAI est qu’elle limite fortement les maltraitances qu’a par exemple subies le verrou anti-P2P.
Première diffusion :
Hier nous indiquions qu’Orange envisage de s’associer avec KindSight pour proposer une solution anti-usurpation d’identité. Nous avons découvert ce service via une animation flash « cobrandée » entre ces deux acteurs qui fut présentée lors d’une enquête commerciale.
La solution est un peu particulière puisqu’elle s’installe chez l’opérateur, non sur la machine du client. En cas de risque détecté, elle transmet alors à l’abonné un SMS ou un mail. Son prix ? Soit 3,95 euros par mois, soit 0. Elle est en effet offerte aux abonnés qui accepteront de voir leurs habitudes de surf analysées, triturées, classées. Pour Orange, c’est alors la certitude de cibler au plus juste et maximiser ses bénéfices engrangés sur ses espaces pubs. Et le tout en mode "opt in" (la cible accepte de se faire "deep packet inspecter").
Le blogueur Bluetouff note de son côté que KindSight, entreprise américaine, est visiblement un spécialiste en Deep Packet Inspection. En témoignent des liens vers des forums spécialisés qui décortiquent les travaux de cette entreprise très intéressée par ce qui se passe dans les tuyaux. L’intéressé cite par ailleurs un PDF de chez Orange qui montre combien l’entreprise s’intéresse au DPI, mouvement anticipé lors de la récente AG de l'entreprise.
En 2007, Orange décrivait ainsi une unité capable de gérer 16 millions de flux simultanés, 500 00 adresses IP et 50 000 nouveaux flux à la seconde. Il y a peu, Orange a par ailleurs passé un contrat avec Openet, spécialiste du DPI. Ce contrat vise à gérer les « fair usage » (ex : ceux qui connectent leur PC portable sur un mobile pour s’en servir de modem quand le contrat l’interdit) ou mettre en place des solutions de contrôles des contenus, pour les parents, mais pas seulement. Ce système en effet « fournit aussi un contrôle pour empêcher l’accès à du contenu ou des services inappropriés ».
Pour en revenir à l’équipe de KindSight, on constate qu’elle compte parmi ses membres Mike Gassewitz, C’est d’ailleurs le PDG de l’entreprise, un ancien d’Alcatel. Justement : il a déposé pour le compte de cette société plusieurs brevets articulés autour de l’inspection profonde des paquets. Ainsi celui-ci qui décrit une méthode pour surveiller le trafic, collecter les informations liées aux comportements des internautes et ensuite prendre en compte ces informations pour fournir du contenu. Une surveillance étendue aux contenus vidéo avec cet autre brevet.
Nous attendons encore un retour d’Orange notamment sur l'agenda de ce service. Une certitude déjà : l’avantage d’une solution déportée chez le FAI est qu’elle limite fortement les maltraitances qu’a par exemple subies le verrou anti-P2P.
Marc Rees
le 25 juin 2010 à 11:04
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